FIN DES RÉFLEXIONS POLITIQUES SUR LES FINANCES ET LE COMMERCE
TABLE DES MATIERES
Notice historique sur la vie et les travaux de Dutot 839
Avertissement de Fauteur 845
Plan et occasion de l'ouvrage. — Le gouvernement actuel loué et louable. . . 846
CHAPITRE I. — DE QUELQUES MAXIMES RÉPANDUES DANS l'eSSAI POLITIQUE SUR LE COMMERCE , DEPUIS LE XII® CHAPITRE JUSQU A LA FIN DU XX®.
Article I. — Si, toutes choses égales, c'est le débiteur plutôt que le créancier qui doit être favorisé 850
Article II. — Si ce fut la Diminution des monnaies qui causa le soulèvement des peuples sous Philippe le Bel. — Il ne faut jamais deux prix diflFérents à une même espèce 852
Article III. — Si, dans la situation présente (1735), ce sont nos monnaies qui attirent celles de Lorraine, ou celles de Lorraine qui attirent les nôtres 858
Article IV. — Si ce fut V Augmentation des monnaies qui, en 1709, fut le salut de l'Ktat * 858
Article V. — Si la Diminution des monnaies fut cause des banqueroutes arrivées en 1714 et dans les années suivantes. — État des finances à la mort de Louis XIV. 861
Article VI. — S'il est vrai que V Augmentation portée par la refonte et par la réforme du mois de décembre 1715, soutint les finances en 1716 et 1717. — Principe important, et qu'on ne doit point perdre de vue 873
Article VII. — Répliques aux réponses que l'Auteur de V Essai politique oppose
à ce qu'on objecte contre Y Affaiblissement des monnaies 879
Première application. — Les espèces et les denrées haussant de 20 pour 100. 880 Seconde application. — L'argent haussant de 20 pour 100, et les denrées de
10; casque l'Auteur croit avantageux 882
Troisième application. — Les espèces haussant de 20 pour 100, et les denrées ne haussant point. — Principe important. — Sentiment de M. Law. . . 883
Article VIII. — De la Proportion dans les monnaies, et de ses principes, dont il est dangereux de s'écarter. — De la proportion dans le titre. — Principes. — Proportion entre l'or et l'argent. — La haute proportion rend l'or cher. — La proportion basse rend l'argent cher 891
Article IX. — Dans lequel on parle de quelques fautes légères qui se trouvent au xxe chapitre de V Essai politique, et l'on dit, par occasion, deux mots sur le transport de l'argent, 901
Article X. — Dans lequel on répond à une oijjection qui oblige de parler de quelques opérations du Système des finances de M. Law. — Origine et utilité du crédit public dans un État. — Ce que l'on entend par richesses réelles. — Ce qu'on entend par celles de confiance. — D'où dépendent la force et la puissance d'un l'État. — Avantages des billets sur les espèces. — Le crédit demande beaucoup de liberté. — Principes du crédit public. — Le roi dit la cause de la chute du crédit. — Observations sur l'arrêt du 5 mars 1720. — Raison que l'on croit qui a déterminé à conserver l'action et à sacrifier le billet. — L'achat et la conversion des actions en billets de banque a causé à la Compagnie des Indes une perte de 1,470 millions. — Il était aisé de conserver le crédit du billet. — Espèces qui étaient en France en février 1720. — Hausser l'espèce sans hausser le billet, c'était faire gagner l'espèce aux dépens du billet. — Espèces portées à la banque en 1720. — Diminuer l'espèce sans diminuer le billet, c'était faire perdre l'espèce et faire gagner le billet. — On ne pouvait toucher à l'argent sans toucher an billet, qui le repré-
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sentait. — Ce qu'était la masse des billets à la masse des espèces au mois de mai 1720. — Seuls et uniques remèdes à cette disproportion. — Ce qui a porté le crédit, si loin. — Raisons que l'on avait de le diminuer. — Ce qui serait arrivé, si l'arrêt du 21 mai 1720 eût eu son exécution. — Mauvais effets produits par l'arrêt du 21 mai. — La véritable cause de ces malheurs déclarée par le roi, — L'arrêt du 5 mars a porté le coup mortel au crédit. — Situation de la Compagnie des Indes en mai 1720. — Elle avait de quoi répartir 200 livres à 400,000 actions. — Ce qui serait arrivé à l'action si on l'eût abandonnée. — L'arrêt du 21 mai tourne tout le monde contre M. Law. — Le Parlement demande la révocation de cet arrêt. — Cette révocation est l'époque de la destruction du Système. — La réduction du billet étant refusée, il fallait hausser la valeur numéraire de l'espèce. — On éteint 400,000 actions, et on rétablit les rentes. — Deux partis en France occupés à se nuire. — Les constitutions à charge à l'État. — On nomme des commissaires à la banque et à la Compagnie. — On défend de porter des diamants, etc. — Établissement du compte en banque. — Montant des billets scellés et distribués le 30 juillet 1720. — Haussement des monnaies du 30 juillet 1720. — L'arrêt du 21 mai était un visa. — Le visa de 1721 était une opération fausse. — Le Système aurait été avantageux, s'il n'eût été forcé.— Le Système comparé à'un bel édifice. — M. Law voulait simplilier les revenus du roi, etc. — L'arrêt du 21 mai nous était avantageux. — Le Système n'a péri que par le défaut de confiance. — Calcul de la valeur des effets publics avant et après le visa de 1721 OOi
CHAPITRE II. — DANS LEQUEL ON EXAMINE SI l'aUGMENTATION DE LA VALEUR NU.MÉRAmE DES MONNAIES A ÉTÉ RÉELLEMENT AVANTAGEUSE AUX ROIS ET AUX PEUPLES.
Article l. — Si cette Augmentation numéraire a produit le même progrès et la même augmentation dans les fermes des terres et dans toutes sortes de denrées. 940
Article II. — Comparaison des revenus de Louis XII avec ceux de Louis XY. — Preuve du précédent calcul 942
Article III. — Comparaison des revenus de François I^r avec ceux de Louis XY. 949
Article IY. — Comparaison des revenus de Henri II et de François II avec ceux de Louis XY 952
Article Y. — Comparaison du revenu de Henri III avec celui de Louis XY. — Preuve de la bonté de mes calculs, et que mes suppositions ne sont pas trop fortes. — Comparaison des revenus de 1683 avec ceux de 1715. — Ce qui résulte de tous ces faits. — Tous les hommes dépensent et achètent. — Les paysans et les laboureurs tirent leurs moyens de payer du commerce. — Quoique Louis XY soit moins riche que les rois ses prédécesseurs, il ne s'ensuit pas qu'il tire moins de ses sujets: au contraire, il en tire réellement davantage 953
Article YI, contenant une addition à ce chapitre. — L'augmentation des impositions ne fait point retrouver au roi ce que lui font perdre les mutations des monnaies.— L'Augmentation des monnaies diminue les revenus. — Revenus de 1683 et de 1730. — Ceux de 1730 plus faibles que ceux de 1683, quoique le numéraire soit plus grand 963
CHAPITRE III. — DANS LEQUEL IL EST TRAITÉ DU CHANGE, DE QUELQUES-UNES DES CAUSES QUI FONT VARIER LE PRIX DES RIENS DE TOUTE NATURE ; DU SYSTÈME DE M. LAW, DU COMMERCE ET DE LA NAVIGATION EN GÉNÉRAL, AINSI QUE DES ODSTACLES QUI RETARDENT LEURS PROGRÈS.
Articles I a YI. — Principes du change et du commerce. — Ce que c'est que le pair. — Deux sortes de monnaies sont l'âme du commerce, l'une réelle et l'autre idéale. — Elles nous fournissent deux sortes de parités, ou de rapports à considérer : le pair réel et le pair politique. — Ce qu'on entend par la balance du commerce. — Quel change nous est avantageux, et quel est celui qui nous est contraire. — Moyen sûr et prompt de connaître l'état du commerce 967
1008. DlîTOT.
Article VII. — De quelques-unes des causes qui font varier le prix des biens do toute nature. — Du Système de M. Law. — Du commerce et de la navigation en général, ainsi que des obstacles qui relardent leur progrès. — La France a des avantages pour le commerce que les autres États n'ont point. — La noblesse ne fait point le commerce. — Services du noble et du négociant. — Sentiment du duc de Sully. — Le commerce en gros et maritime n'a rien que d'honorable. — Témoignages de l'antiquité en faveur de ce commerce. — Les empereurs romains le favorisaient. — Le commerce maritime honorable chez les anciens. — La France, aussi bien (jue l'empire romain, a des villes maritimes et commerçantes. — Les forces maritimes nécessaires à la puissance des Étals. — Établissement de la banque générale et de la Compagnie des Indes. — Actions d'Occident et des Indes.
— Situation du crédit au 4 octobre 1719, — Progrès du Système. — Situation du crédit à la fin de novembre 1719. — Ses effets. — Situation du roi et de la Compagnie des Indes. — La situation du rentier n'était pas favorable. — Montant des effels publics à la fin de chaque mois. — Réponse à ceux qui proposaient la destruction de la Compagnie des Indes. — La navigation est l'àme du commerce, et le moyen d'augmenter la puissance du roi. — Ce que coûtait la marine en 1681.
— Autre calcul fondé sur le prix d'un vaisseau de 60 canons, qui coûte 600,000 livres tout armé. — Qui est le maître de la mer est le maître de tout. — Nécessité où est la France d'avoir une puissante marine. — Dénombrement de nos hommes de mer. — Le premier honneur est dû au pavillon français. — Dans les premiers temps, les nobles et les roturiers commerçaient également. — C'est la navigation et le commerce qui font la puissance de l'Angleterre, delà Hollande, de Gênes, etc.
— Nécessité où est la France d'avoir un port au milieu de la Manche, et en quel
lieu 971
FIN DE LA TABLE