FORMULAIRE EN TACITE
POUR SERVIR AU DÉNOMBREMENT DU PEUPLE d'UNE PAROISSE.
Paroisse de la Rochemelun.
! M. deLaCroix, seigneur de ce lieu.
M. Nicolas Pliilberl, curé
Me Thomas Sanlier, vicaire
Me Jean Linfirme , avocat et juge
du lieu
Me Jean le Seur, procureur fiscal.
Me Jacques Dubois, notaire
Guillaume le Soin, maître d'école.
Jean du Fer, laboureur
Pierre Marlier, laboureur
Siméon Contre, laboureur
Henri le Fouet, charron
Jacques Denis, vigneron
Thomas Serpillon, vigneron
I André Duchemin, charpentier...
La veuve Toussaint Quevy, pôch'.
Jean Dubourg, batelier...
Jacques Ruel , maréchal
Etienne Liard , taillandier
Simon Croissant, bûcherorf
Jeanne la Creuse, fileuse
George Quesnel, tixier.
j Jean du Four, boulanger
Mineurs de Guillaume la Houe,vig.
Vincent du Fossé, manœuvre
Nicole Guillelle, vieille lille, fileuse.
Gilbert de Lestang , boucher
Jean Bali ve , cerclier
Jacques Pérot, maçon
Jean Faustier, boulanger
Paule Frelay, fileuse de laine
Simon Quentin, manoeuvre
Guillaume Roux , couvreur
Noël Fagot , bûcheron
KdmeduSault, manouvrier
Jacques Cristal, maçon. . . .
i Total des tamilles.
Il n'y a qu'à continuer cette Table dans le même ordre jusqu'à la fin de la paroisse, et au bas des colonnes mettre le total de ce qui s'y trouvera. Que s'il s'y rencontre des abbayes, ou familles ecclésiastiques autres que les curés des lieux, il n'y aura qu'à les écrire ensuite séparément, observant toujours la distinction des sexes, suivant l'ordre de la Table.
On doit soigneusement remarquer :
I. Qu'en faisant les dénombrements, il faut prendre garde à ne pas compter deux fois les valets et servantes (faute qui peut facilement arriver), en comptant sur le rapport des pères et mères qui, accusant le nombre de leurs enfants, peuvent, par oubli ou autrement, ne pas spécifier s'ils demeurent tous avec eux ou non, et s'il n'y en a pas en service dans le lieu dont on fait le dénombrement; lesquels, venant à être comptés comme valets et servantes dans les familles des maisons
où ils servent, il se trouverait qu'on les compterait deux fois pour une, ce qu'il faut éviter, en s'informant soigneusement de ceux qui servent dans les lieux mômes, afin de ne les spécifier que dans les familles où on les trouve.
II. Que la même chose peut arriver, les pères et mères accusant juste le nombre de leurs enfants, et spécifiant ceux qui servent hors de chez eux; comme aussi s'ils ne disent pas s'ils en ont de mariés qui ne demeurent pas avec eux, parce qu'en ce cas on pourrait encore les compter deux fois; et c'est à quoi il faut prendre garde, et les distinguer.
m. Que des dénombrements généraux, on en peut tirer tant d'abrégés qu'on voudra, qui contiendront tantôt une espèce, tantôt l'autre. Par exemple, un abrégé contiendra toutes les maisons nobles du pays; un autre, toutes les maisons ou communautés ecclésiastiques, séculières ou régulières, suivant leurs ordres et leur sexe ; un autre, les gens de justice; un autre, les artisans les plus nécessaires, comme charpentiers, charrons, menuisiers, et ainsi des autres.
IV. Que si on veut savoir combien il y a de garçons et de filles à marier, ou de femmes veuves ou mariées, plus que d'hommes, il sera encore plus aisé de les spécifier, et d'en faire de petits extraits; et ainsi des autres particularités.
V. Que pour mieux s'instruire, il sera bon d'y ajouter une description succincte du pays, contenant son étendue, sa qualité et sa situation, la fertilité et rapport des terres, leur culture; combien de façons on leur donne; quels grains elles rapportent; si on les fait tous les ans, et combien d'arpents il y en a; quel rapport ont leurs mesures les unes avec les autres, et ce que les terres produisent à leurs maîtres ; s'il y en a en friche, ou abandonnées, combien, et pourquoi ; s'il y a des rivières navigables, ou si on peut les rendre telles; si le pays est bossu ou plein, couvert de bois, ou découvert; montagneux, ou uni, ou entrecoupé de fossés, de marais et d'étangs, et quel est le commerce du pays; s'il y a quelques manufactures particulières; s'il y croît quelques grains ou quelques plantes qui ne croissent pas ailleurs ; s'il est suffisamment peuplé, s'il y a abondance de bestiaux, et de quelle espèce ; et enfin , s'il s'y rencontre quelques particularités remarquables, soit du temps passé ou du présent, et les spécifier.
On pourra, par les suites, pousser cette recherche jusqu'à savoir le nombre d'arpents des terres labourables de chaque paroisse, celui des bois, des prés, des déserts, communes, etc.; le nombre des bestiaux de toute espèce ; ce qui se peut facilement expliquer par une seconde Table, dont je donnerai encore ici le modèle. (Voy. la Table ci-contre.)
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