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ftbwciQlUKr w maître trop dur, pour être livré à 4«s travaux publics. La crainte de perdre son esclave coptiendrait la sévérité du paaître ; et |a crainte d'un sort plus pénible empêcherait l'esclave d'avoir légèrement ce recours, C'est à peu près dans une semblable vye que le lien indissoluble du mariage a pourtant des ressources, lorsque ppatibilité le rend trop cruel à l'un des conjoints. La liberté du domestique le dégoûte du travail , il cherche le maître ; qui en exige le moins. Le maître lui-même m cherche point à Iqi \ procurer une instruction coûteuse qui tournerait au profit d'un autre ; ; gt oes domestiques, nuls pour l'État, sont d'autant plus malheureux ■ qujiU ne peuvent imaginer qu'une triste fin à leur condition présente. / ^/esclave aura dans son travail l'objet de la liberté et d'un pécule ; la convention particulière et la loi adouciront sa servitude , et son i — imagination sera agréablement flattée d'un avenir plus heureux ; du / moins sera-t-il assuré d'être nourri, lorsque les infirmités ou la vieil- [Jesse le rendront inhabile au service.
Les maîtres craignent le mariage de leurs domestiques, trop peu prévoyants pour le craiudre eux-mêmes. Quel en est le triste fruit? De malheureux enfanta nourris avec peine dans la misère, et souvent destinés à la débauche presque en naissant. Combien de domestiques auraient toujours été fidèles, si l'amour paternel ne les avait entraînés dans le vol! Motif qui, eu excitant la pitié, ne désarme point |a justice.
Tout favoriserait le mariage des esclaves, tout favoriserait leurs enfants. Le maître intéressé se chargerait d'une éducation qui lui deviendrait utile. Feu se défendraient d'une amitié d'habitude pouf ces tendres élèves, fruits de leurs soins. De trois enfants, la loi en affranchirait un au choix du père : de cinq , un autre pq choix du patron, De là le travail , les talents , les mœurs ; de là les bons citoyens.
Les hommes ont d'heureux préjugés d'éducation, que l'évidence jnême des spéculations ne peut détruire* L'esprit philosophique d'une législation générale doit porter indistinctement sur tous les hommes ; IWlis malgré nous , les Européens nous sopt plus chers que les Africains; cela s'étend jusqu'à notre ville , jusqu'à notre rue, dont nous préférons la totalité des habitants, parce que nQus les connaissons, comme s'ils gagnaient à être connus.
Le; législateur particulier se restreint à sa uation, doul l'avantage est de tirer des nations voisines ses esclaves, comme elle en tire souvent des soldats et des habitants pour les colonies ; mais il doit éviter les esclaves nègres , dont le mélange avec les blancs formerait un nouveau sang de mulâtres, dont la difformité serait d'autant plus dan-
grouse, qu'elle aprait une comparaison continuelle avec les blanc*» La question de physique sur leur noirceur laisse en doute si le climat européen ne les changerait pas ; mais le législateur ne hasarde rien sur ces incertitudes abandonnées à la dispute.
La manière dont les esclaves se marieraient entre eux ou avec des libres ; l'état des enfants, le pécule , et tous les détails de cette législation, demanderaient plus d'un volume; nous nous contenterons d'avoir présenté ces idées, dont l'objet parait digne du législateur1.