FIN
L'auteur de ï Histoire de la Terreur a comj^, dujcant de longues années, parmi les membres du conseil municipal de Paris et du conseil d'État; il a siégé à la Chambre des députés sous la monarchie de Juillet, à l'Assemblée constituante et à l'Assemblée législative sous la République; il ne s'est retiré des affaires publiques qu'au 2 décembre 1851.
Dans son livre, M. Mortimer-Ternaux reste fidèle aux convictions de toute sa vie. Ce livre est, en effet, la condamnation de la Terreur et des Terroristes au nom môme de la liberté. Il nous paraît donc de nature à satisfaire un très -grand nombre de lecteurs, et ceux mêmes que l'historien ne réussirait pas à rallier à ses opinions, toujours franches, toujours loyales, trouveront en lui un contradicteur avec lequel il faudra sérieusement compter.
Esprit patient et investigateur, M. Mortimer-Ternaux n'a perdu aucune des solides qualités dont il a fait preuve dans nos assemblées délibérantes. Ses assertions historiques peuvent défier le plus scrupuleux contrôle. Il n'affirme rien sans preuve, et chacun de ses jugements est appuyé d'un document incontestable.
L'Histoire de la Terreur abonde en pièces inédites^ en révélations piquantes, en rapprochements inattendus, en détails d'intérieur jusqu'alors laissés dans l'ombre. Le nombre des pièces inédites données dans chaque volume varie de 100 à 200 : jamais peut-être moisson plus riche n'a été offerte à la curiosité publique.
Si, par l'esprit dans lequel elle est conçue; si, par la méthode scientifique qui a présidé à son exécution, cette
Histoire de la Terreur présente toutes les garanties désirables aux hommes d'étude, elle n'offrira pas moins d'attrait aux lecteurs qui cherchent avant tout dans un livre l'intérêt dramatique.
La Révolution française, a-t-on dit, ressemble aux drames de Shakspeare, où le ridicule se mêle au sublime, le comique au terrible : nulle part ailleurs que dans l'ouvrage de M. Mortimer-Ternaux elle n'a été plus exactement représentée sous cette double face; nulle part ailleurs les mouvements populaires n'ont été décrits avec plus d'exactitude, avec autant d'animation.
On peut le dire sans crainte d'être accusé d'exagération, cet ouvrage éclaire d'un jour nouveau l'histoire si célèbre, et cependant si peu connue, de la période terroriste de 1792 à 1794, et, par conséquent, devient le complément obligé de toutes les autres histoires de la Révolution française.
Le premier volume de V Histoire de la Terreur, par M. Mortimer-Ternaux, est en vente.
Il contient notamment :
La Journée du 20 juin 1792, premier triomphe de l'esprit républicain;
La Fayette à Paris, dernière tentative avortée du parti constitutionnel pour sauver la monarchie.
Ce volume se termine par des Notes, éclaircissements et documents complètement inédits, parmi lesquels il
faut signaler, comme de la plus haute importance historique :
Le Retour de VarenneSj raconté par Pétion ;
Des pièces nouvelles sur le 20 juin et ses suites ;
La Correspondance de La Fayette avec Latovr-Maubourg;
Des Lettres de Lamoignon de Malesherbes, Rœderer, Santerre, Ànacharsis Clootz, Jourdan Coupe-tête^ etc.