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Écrits et pamphlets de Rivarol

Les opuscules de ^varol réunis dans ce volume sont au nombre de cinq, écrits politiques, pajnphlets littéi^aires ou semi-littéraires. Les premiers font beaucoup dlionneur à la perspicacité de l'écrivain l'ojyaliste ; les autres montrent davantage son talent. Tous étaieiit dispersés, oubliés, même inconnus, ou à peu près. Ils forment une suite nécessaire aux Œuvres coinplhtcs., publiées en 1808, et au livre des Pensées inédites, de 18 36.

Ri paroi a cette fortinie d'avoir produit quelques 77iorceaux parfaits dans la mesure de l'attention que la postérité peut donner à un écrivain du second ordre; ses chef s-d' œuvres ne denia?ident, chacun, pas plus d'un quart d'heure de lecture. Grand avantage! si l'on considère que les générations, en se succédant, se trouvent de plus en plus intéressantes, et ne se préoccupent guère que de se le prouver. Il n'a pas tenu à lui d'en profiter tout à fait.

La faute en est aux éditeurs de ses œuvres choisies, plus insuffisants les uns que les autres, depuis 1808 jusqu'à nos jours ; mais fious savons qu'un nouveau Rivarol de choix se prépare, qui ne laissera rien ou que peu de chose à désirer.

Nous 710US féliciterons pour notre part d'avoir aidé à cette réparation un peu tardive, en remettant ici en lumière au moins quelques pages vraiment attiques, d'une façon exquise et d'un goût i^are : nous voulons dire la Lettre sur la capture de M. Tabbé Maury à Péronne, qui peut se placer sans désavantage ent?^e la Conversation du Mare-

chai d'HocquincoLirt et du Père Canaye, de Sainl- Évremont, et le plus châtié des pamphlets de Paul-Louis Courier.

Il f a bieji du dilettantisme littéraire dans notre préoccupation de la gloire de ce Rivaj^ol, conseiller in extremis de la royauté ; il n'j a même que cela.

(I Oui, tout est destiné à l'Oubli, à ce tj-ran muet et cruel qui suit la Gloire de près, et dévore à ses yeux ses amants et ses favoris. Que dis-je? La Gloire elle-même n'étant que du bruit, c'est-à-dire de l'air agité, elle flotte comme l'atmosphère autour du globe, et son cours cliaiige et souffle sans cesse, promenant les noms et les renommées, et finissant par les disperser.

RiVAiioL, Pensées inédiles.

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