ÂNGOULESHE. ENTRAGUES COMTE D'AUVERGNE. S
a voit enlevées. Devenu ainsy duc d'Angoulesme il en prit le nom, et incontinent après il fut envoyé avec M. de Béthune frère du premier duc de Sully et M. de Chasteauneuf depuis garde des sceaux, en ambassade vers l'Empereur Ferdinand III, divers princes d'Allemagne et celuy de Transylvanie pour tascher d'adoucir les affaires déplorées du malheureux Électeur Palatin qui s'estoit fait Roy de Bohôme, et d'en composer quelques autres qui ne purent réussir. Il se trouva ensuilte avec réputation, et le plus souvent à la suitte de Louis XIII, en touttes les guerres qui se firent en divers endroits ; passa ses dernières années assés retiré en sa maison de Grosbois près Paris, et y mourut dans son hostel à soixante dix sept ans et demi, 24 septembre 1650, sans avoir eu d'autre distinction par sa naissance que celle qu'il eut en l'Ordre du Saint-Esprit.
Il eut la douleur de voir son fils aisné devenir fou dès son enfance. 11 portoit le nom de comte de Lauraguais et mourut, en 1668, sans alliance à Montigny-Lancoup où il avoit eslé enfermé cinquante ans.
Et de perdre son troisiesme fils à la fleur de son aage, en 1622, à Pezenas, qui avoit la survivance de sa charge de colonel général dé la cavalerie qui luy avoit esté rendue, et qui ne laissa point de postérité de la fille et petitte fille des mareschaux de la Chastre, qu'il venoit d'espouser. Elle se remaria à François de Crussol duc d'Uzès dont elle fut démariée, et espousa depuis Claude Pot sieur de Rhodes grand maistre des Cérémonies de France, dont elle eut une fille unique. Ainsy le second fils de M. d'Angoulesme luy succéda, qui du vivant de son père portoit le nom de comte d'Alais.
DUCIIËS VERIFIES ESTEINTS.
Chevalier
du SainUEsprit.
Provence.
Louis duc d'Ângoulesme servit avec réputation en la
^*'iior?*ifô3f'"'' pluspart des guerres de son
temps. Chevalier du Saint- Esprit, 1653, après le duc de Longueville et le comte d'Harcourt, et avant les ducs de la Trémoille et d'U- . zès, etc., i^ang encore qui ne se peut définir et la seule distinction qu'il ait eue par naissance. Il eut en 1637 la charge de colonel général de la cavalerie de son père, et bientost après le gouvernement de Provence, où à la fin du règne de Louis XIII il fit le traitté de M. de Monaco (voir page 90 [tome VI], tiltre de Valentinois), et où il eut plusieurs desmeslés avec les Provençaux pendant la minorité de Louis XIY.
Il perdit trois fils dans Tenfance et ne laissa qu'une fille unique mère du dernier duc de Guise, longtemps follcj et morte enfermée. Voir le tiltre de Guise [tome V]. Il ne survescut son
Henriette fille aisnce de Philbert de la Guiche chevalier du Saint-Esprit, grand maistre de l'artillerie, gouverneur de Lyon, Lyonnois, Forez etBeaujoUois, et d'Antoinette de Daillon.
Mariée en premières nopces 1619 à Charles Goyon fils du fils du mareschal de Mattignon et de la Longueville, tué en duel sans postérité en 1625 par M. de Boutteville père du mareschal de Luxembourg.
Remariée 8 février 1629.
Morte à Paris, 22 may 1682, à quatre vingt quatre ans.
Elle estoit sœur de la seconde femme du premier mareschal de Schomberg, mère de la duchesse de Montbaxon, grand 'mère de MM* de Guemené, de Montauban et de l'archevesque duc de Rheims d'aujourd*huy.
père que trois ans et mourut