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Voir, Appendice n" I, le tableau généalogique

8 DUCHÉS VÉRIFIÉS ESTEINTS.

après, en 1526, avec Henry II Roy de Navarre dont elle eut Jeanne héritière de Navarre qui fui mère d'Henry IV. Henry 11 roy de Navarre l'estoit au droit de sa mère Catherine de Foix Grailly, reine héritière de Navarre, comme on le voit au tiltre de Nemours GraUly-FoiXy que Jean d*Albret espousa vers 1484 et avec laquelle il se brouiUa bientost après, avec de grandes suiltes de désordres d'Estat qui ne furent pas plus tost apaisés, que Ferdinand le Catholique, cet ambitieux Roy d'Aragon, enleva la Navarre en pleine paix, et s'y prétendit fondé par une bulle du Pape qui excommunioit le Roy de Navarre pour avoir secouru la France dans les guerres d'Italie, et la sceut conserver mal. gré les efforts de la France et du Roy de Navarre. Luy et sa femme en moururent bientost après de déplaisir, Jean en juin 1516, et Catherine huit mois après. Henry leur fils succéda à leur tiltre cl inutilement à leur droit. Il avoit pourtant reconquis la Navarre en 1 520, mais il la reperdit pour toujours par Timprudente conduitte du sieur de l'Esparre, frère des mareschaux de Foix et de Lescun, qui se laissa engager à une bataille qu*il perdit et où il receut tant de coups sur son casque qu'il en devint aveugle. Henry vescut depuis avec ses estais d'en deçà les Pyrénées, et mourut en Réarn en 1555, et ne laissa que Jeanne sa fille unique, reine titulaire de Navarre, mère de nostre Henry IV, qui mourut, 9 juin 1572, aux nopces funestes de son fils pour prélude àe la Sainl-Barthélemy. Pour Margueritle sa mère, le Roy François P', son frère, la fit duchesse de Berry. Leur amitié est célèbre par sa tendresse et sa continuelle durée, par le courageux voyage qu'elle fit pour le visiter à Madrid dans sa prison, et par la hauteur et l'adresse avec laquelle elle s'y conduisit, et qui eurent tant de part à sa délivrance. Elle aimoit fort les lettres et les

sçavants qui la firent pencher à la nouveauté, et qui ren» dirent Jeanne sa fille le plus ferme appuy des huguenots. Marguerilte fut célébrée pour son esprit, sa vertu, son sçavoiret l'agrément de sa conversation et de ses mœurs, par tous les poètes et les sçavants de son temps. Ses ouvrages et ses vers, quoyque médiocres, ne le furent pas moins. Elle mourut universellement regrettée pour sa piété et sa bonté, car elle persévéra dans le sein de TÉglise, à 58 ans, en Bigorre, 21 décembre 1549, sans s*estre jamais pu consoler de la mort du Roy son frère.

Il ne reste plus qu'un mot à dire de Jeanne, sœur de Charles comte d'Angoulesme, père de François P" et de celte reine de Navarre. Jeanne fut avant 1511 femme de Coêtivy sieur de Taillebourg dont il obtint l'érection en comté, et estoit fils du frère de Prégent de Coêtivy amiral de France en 1459, à la place d'André de Laval sieur de Loheac qui fut en mesme temps fait mareschalde France. Cet amiral fut tué, 1450, devant Cherbourg, fort regretté pour son courage et sa capacité et fidélité. Il avoit élevé à Taillebourg Marie bastarde de Charles YII et de la belle Agnès Sorel à qui la France est si redevable pour avoir forcé par un mot picquant Charles VII à sortir de létargie. L*amiral, qui n'avoit point d'enfans, maria cette bastarde à son frère en 1478, dont un fils unique qui parut beaucoup en son temps, et qui espousa cette Jeanne d'Orléans que François P% fils de son frère, fit duchesse de Valois après qu'il fut parvenu à la Couronne, mais pour elle privativement à sa postérité qu'on voit dans la généalogie cy

dessus. Madame la Régente sa belle sœur, qui la trouvoit fort inégalement mariée pour ne pas dire mésalliée, ne l'appeloit jamais que ma sœur la bastarde, et en faisoit fort peu de cas. Elle ne l'appeloit pas autrement depuis

iO DUCHÉS VÉRIFIÉS ESTEINTS.

qu'elle fut duchesse de Valois. Elle estoit morte en 1520, et l'amiral de Montauban succéda à l'amiral de Coêtivy en cette charge. Le reste de la généalogie de la descendance légitime de Louis duc d'Orléans, frère de Charles VI, est maintenant suffisamment expliqué pour en voir le rapport de liaison et de temps avec sa postérité bastarde, qui a esté un tel prodige de fortune dans touttes ses générations, qu'il n'y a pas jusqu'à des arrières bastards d'un cadet de Longueville qui ont cru en ces derniers temps où tout est souffert, devoir s'élever et pouvoir persuader à force d'audace qu'ils sont en effet quelque chose de fort au dessus de l'ordinaire ; ils ont pris hardiment la couronne que les princes du sang ont à la fin abandonnée pour celle de fils de France, choqués de la voir porter aux enfans des deux frères de nos deux derniers Rois. Ces bastards de bastards jettent tant qu'ils peuvent des semences de prétentions à faire valoir en temps et lieu, et dans l'ignorance et la confusion générale trouvent des complaisans et des respectueux. C'est ce qui, pour l'extresme rareté de la chose à tous égards et de touttes parts, a engagé à mettre leur bastardise en suittede celle des Longueville, desquels l'extinction effective a précédé de tant d'années cette ambition des arrières petits fils, si peu préveue par leurs pères qui se tenoient fort heureux de ce que sous Tabry de la grandeur des Longueville on leur passoit une noblesse qu'on vouloit bien ne leur pas disputer. C'est icy où le bon Père Anselme, continuateur de M. du Fourny, donne à bien vil prix la qualité de dame d'honneur de la Reine Louise et du vivant d'Henry III à la femme de ce bastard d'un cadet de Longueville. La duchesse de Montmorency, femme de ce grand connestable Anne et sœur du comte de Tende grand maistre de France,

LONGUEVILLE. FRANÇOIS DIT D'ORLÉANS. il

Testoit d'Ëlizabeth d'Austriche, femme de Charles IX frère et prédécesseur d*Henry III; et la duchesse de Montmorency, sa belle fille, dernière femme du connestable Henry, la fut jusqu'à la mort de Marie de Médicis, femme du Roy Henry IV successeur d*Henry III. Si Ton compare la naissance de ces dames par elles mesmes, le nom de Montmorency avec le bastard d'un bastard pas mesme de Roy, et la dignité de duc et pair surtout alors, et l'espée de connestable avec Testât de gentilhomme ordinaire de la chambre du Roy, dès lors si avili, et de lieutenant de la compagnie de gensdarmes de M. de Longueville, on ne pensera jamais que la mesme charge de dame d'honneur de la Reine ait esté ballottée de l'une à l'autre. Mais que sera ce de se souvenir de la princesse de Condé Roye, dame d'honneur (le Catherine de Médicis? Il faut donc avouer une erreur de fait et de nom monstrueuse, et avoir honte d'oser jeter cette poudre aux yeux de la postérité. Venons maintenant à cette généalogie pour sa curiosité. On y verra quelques alliances dans les derniers temps, mais d'emplois et encore moins de distinctions et d'honneurs, dans aucuns. Le marquis de Rothelin, mary d'une Rohan, fils, frère et père de ducs de Longueville sans l'avoir esté, eut de Françoise Blosset sa maistresse un bastard qui fut nommé François et qui fut frère bastard de ce Léonor duc de Longueville qui obtint tant de brevets de rang. Il en eut les baronnies de Varenguebec et de Neaufle en 1563, et, l'année de sa mort, la lieutenance de ses gensdarmes. 11 fut chevalier de Saint-Michel, Ordre devenu lors collier de touttes bestes, comme dit Montagne, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roy, employ lors non moins avili, et gouverneur de Verneuil, poste qui n'estoit pas plus relevé, 1588. Il n'est mention de luy nulle part,

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malgré Téclat de MM. de Longueville, et son mariage fut de lamesme obscurité. Il espousa, 1582, la fille de Tristan du Val, maistre des comptes, que le Père Anselme fait dame d'honneur de la Reine l'année suivante. Il donne aussy à ce bastard le nom de François d'Orléans marquis de Rothelin, sans en rapporter aucune preuve, et qui n'est différent de celuy du père dont il fut bastard que par le nom de baptesme. Si le nom d'Orléans dans les bastards d'Orléans fut un grand et très nouvel abus, quel nom donner à l'abus qu'en fit ce bastard de bastard et sa postée rite qui le portent encore aujourd'huy? Ce bastard mourut en 1600, et laissa un fils mort sans alliance lieutenant général d'artillerie, une fille mariée au sieur de Coêtquen, et son aisné Henry de Rothelin, aussy peu distingué que son père, dont il eut le gouvernement de Verneuil, et eut encore celuy de Rheims. 11 mourut peu connu, en 1651, gendre du sieur de la Ville aux Clercs Loménie secrétaire d'Estat, et eut un fils aisné qui mourut avant luy, et aussy le fils qu'il laissa de la fille du sieur Bauquemare, président aux requestes du palais à Paris ; il laissa encore un colonel d'un régiment de cavalerie allemande, et plusieurs autres morts sans postérité, dont un vieil abbé de Rothelin, et un autre fils qui fut gouverneur de Rheims et qui ne fit pas parler de luy plus que ses père et grand père, quoyque par bastardise frère, cousins germains et issus 4e germain de MM. de Longueville. Ce dernier gouverneur de Rheims fit une grande alliance, car il espousa une le Bouteiller de Sentis en 1655, qui estoit vefve du marquis de Nangis Brichanteau, dont il ne laissa qu'un fils unique dit le marquis de Rothelin, et mourut remarié, 1671, à une Conflans qui estoit aussy vefve et dont il n'eut point d'enfans.

Le marquis de Rothelin, son fils du premier lit et unique, fut donc l'aiTière petit fils du bastard. Il espousa, 1675, une fille de Philippe de Montant duc à brevet de Na vailles, mareschal de FrancCi chevalier du Saint-Esprit, etc., et de Suzanne de Baudean, célèbres par la cause de leur disgrâce, dont il est parlé tiltre de Montausier^ et devint ainsy beau frère des deux autres filles de ce mareschal, dont Tune fut troisième femme du dernier duc d'Elbœuf et mère de la dernière duchesse de Mantoue, Tauire marquise de Pompadour. M. de Rothelin n*eut de sa vie de prétention qu'en bonnes fortunes auprès des dames, et fut tué au combat de Leuse, premier guidon des gensdarmes, 1691, fort aimé et estimé. Sa femme est morte en 1698. Leurs enfans essayent à prendre un autre vol.

Philippe marquis de Rothelin, colonel d'infanterie, mieux fait encore que son père, et homme de beaucoup d'esprit et fort orné, de voyes sourdes et détournées, et d'une vaste ambition que la grande fortune de M. Chauvelin, garde des sceaux, auroit pu réaliser s'il eust pu luy mesme la voir naistre ; mais il mourut de la petitte vérole en mesme temps que Chauvelin, adjudant général ; et l'aisné, fort semblable à luy et son ami intime, cinq ou six jours avant Louis XIY, sans avoir esté marié.

Le chevalier depuis marquis de Rothelin qui, avec la mesme volonté que son frère, n'a pas les mesmes grâces, et qui a perdu une cuisse dans Aire, 1710, où il sestoit jette volontaire. Il n'a point eu d'enfans d'une fille de sa sœur et du comte de Claire Martel. Son autre sœur a espousé le sieur de Rriquemault, nom célèbre dans les guerres des Huguenots. Enfin :

L'abbé de Rothelin, plein d'esprit, de sçavoir, d'agréments, de volonté et de tout ce qu'il faut pour une grande

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fortune qu'il n*a pu encore trouver, sinon dans le temple du goust.

Hais en voilà assez sur ces messieurs là. Retournons à ceux qui leur ont donné le mesme genre d'estre qu'eux mesmes avoient receu.

Louis duc d'Orléans, fils et frère des Rois Charles V et Charles YI, amoureux de Mariette, fille de Jacques d'Enghien seigneur d'Havrec et de Fagneulles et de Marie de Roucy , et femme d'Aubert le Flamenc seigneur de Cany son chambellan, en eut un bastard en 1402 qui fut Jean ce fameux comte de Dunois. Cinq ans après sa naissance, le duc d'Orléans fut assassiné, et luy fut destiné à l'Église qu'il quitta pour la profession des armes quelques années après. Les révolutions de Cour et d'Estat, qui ne firent qu'un du parti d'Orléans et de celuy du Dauphin, depuis Charles VU, contre celuy de la Reine, du duc de Bourgogne et des Anglois, attachèrent le bastard d'Orléans au Dauphin qui n'avoit que quelques mois plus que luy, qui le fit un de ses chambellans, et qui se trouvant Régent en 1421 et 1422, luy fit don deplusieures terres, qui dans les suittes fut beaucoup augmenté. Les principales qu'il eut en don furent les comtés de Gien et de Longueville, du Roy ; et de son frère celles de Chasteaudun et de Dunois et le comté de Périgord. Ce bastard, également grand et heureux, est si connu par ses exploits dans l'histoire qu'on ne s'estendra point sur ses grands faits militaires qui éclatèrent du temps de la fameuse Pucelle, avec laquelle il fut toujours fort uni, et qui achevèrent après ce qu'elle avoit mis en si victorieux chemin par une suilte de merveilles. Le bonheur des conjonctures ne fut pas moins complet pour relever le mérite de ce bastard qui porta le nom de comte de Dunois, et qui pour nom propre usurpa

celuy d'Orléans qui a passé à sa postérité, dont le bonheur ne fut pas moins surprenant par celuy encore des conjonctures. Le comte de Dunois recueillit par elles le fruit prodigieux du malheur de l'Estat sans y rien mesler du sien que de vertueux en tout genre. Il se trouvoit frère du duc d'Orléans, père de Louis XII; du comte d'Angoulesme, grand père de François I" ; et de la femme de Richard de Bretagne comte d'Estampes, quatriesme fils de Jean Y duc de Bretagne, frère du duc Jean VI, et père du duc François Il qui fut père d'Anne duchesse héritière de Bretagne femme de Charles YIU et de Louis XII, et mère de la femme de François 1" et grand'mère d'Henry IL C'est ce qui donna au comte de Dunois et prépara à sa postérité cette proximité si estroite avec cette suitle de Rois que les singulières alliances de cette postérité resserrèrent de nouveau, à mesure qu'elles s'éloignoient, et qu'elles estendirent au second degré jusqu'aux Bourbons lorsque ceuxcy montèrent sur le trosne. La fortune unit le parti d'Orléans à celuy du Dauphin depuis Charles VU de manière à n'en plus faire qu'un, et de manière encore parfailtement solide et durable contre celuy de Bourgogne et desAnglois. Le duc d'Orléans et le comte d'Angoulesme, si longtemps retenus en Angletlerre, passant de l'amitié à l'estime, puis au besoin du comte de Dunois, le comblèrent de terres et de protection; et Charles Vil, leur cousin germain et chef de leur parti, se laissa aller très volontiers à la mesme faveur pour leur frère basiard par les mcsmes raisons, que ses grands et heureux services rendirent bientost après plus grandes et plus personnelles, après une très légère éclypse de faveur, vers 1424. Ce fut alors qu'ayant déjà eu en don beaucoup de terres de Charles VII et comme Régent et comme Roy, et obtenu dans les lettres de don du 4 novembre 1421, à

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Bourges, le traitement de cousin, il espousa la tille aisnée du célèbre Jean Louvet, président en la Chambre des comptes et aides de Provence, favori principal de Charles VII, qui disposoit de touttcs ses affaires de finances et de beaucoup d'autres, qui fut présent au meurtre du duc Jean de Bourgogne, 1419, sur le pont de Montereau, qui y eut tant de part que la paix dont le Roy avoit tant de besoin avec le duc son fils, Philippe le Bon, ne se put faire qu'en éloignant pour toujours ce président de tout employ et de la présence de Charles VII. Le bonheur du comte de Dunois fut tel que ce mariage de faveur luy ayant infiniment servi, il se trouva dissous par la mort de sa femme sans enfans lors de cette paix en 1435, et par conséquent en estât de profiter de la réconciliation du duc de Bourgogne avec le Roy et avec la Maison d'Orléans qui avoit précédé l'autre, et avoit tiré ces princes d'Angletterre où ils avoient esté retenus tant d'années. Le comte de Dunois n'ayant point d'enfans de ce mariage jusque par là si heureux pour luy, il se trouva en estât et en liberté tout à la fois de faire une haute alliance qui fonda son illustre postérité. Il ne tarda pas à la faire. Il espousa eu 1439 Marie d'Harcourt qui par l'événement devint une des plus puissantes héritières. Voicy comment cela arriva. Elle estoit fille de Jacques III d'Harcourt et de Margueritte fille unique et héritière de Guillaume vicomte de Melun comte de Tancarville, etc., et n'avoit point de sœur et un seul frère unique. Le père fut tué, 1428. Le frère n'eut point d'enfans d'une Amboise, sa première femme; mourut 1489, et ne laissa que deux filles de sa seconde femme Yolande de Laval. L'aisnée, fiancée au comte du Perche, fils de Jean II duc d'Alençon, mourut avant le mariage. La cadette, puissante héritière, espousa à Angers, 1471, René II duc

LONGUEYILLE. FRANÇOIS DIT D'ORLÉANS. il

de Lorraine et de Bar qui dégousté d'elle parce qu'elle estoit laide et fort contrefaitte, la quitta pour espouser, 1485, Philberte de Gueldres ou d'Egmont, dont entre autres enfans il eut Claude comte de Guise qui s'establit en France. Il obtint depuis, 1488, une confirmation du Pape de tout ce qui s'estoit fait, comme estant sa première femme incapable d'avoir des enfans. Cette première femme mourut la mesme année, 8 novembre 1488, la dernière de cette branche d'Harcourt parce que la comtesse de Dunois, sœur de son père, estoit morte en 1464; et par son testament donna tous ses biens à François I comte de Dunois et de Longueville, son cousin germain et fils de cette tante et du célèbre bastard.

On a déjà dit qu'on passoit touttes ses grandes et heureuses actions comme trop vastes et en mesme temps trop connues ; mais il faut dire un mot de ses distinctions. Il se trouva au sacre de Charles YII et à son entrée dans Paris, et au traittë fait, 15 décembre 1446, entre Charles VU et Henry YI Roy d'Angletterre, où il est qualifié « oncle du Roy et très haut et très puissant prince. » Cette qualité d'oncle du Roy est fort singulière. Il ne luy estoit rien par sa femme, ny par celle du Roy, ny par les mères. Comme bastard il ne devoit pas estre apparenté en tel acte, et par bastardise mesme il n 'estoit point oncle du Roy, mais son cousin germain, enfans des deux frères. Cela ne se peut donc entendre, si ce n'est que voulant luy faire l'honneur de l'apparenter, il ne le voulut pas faire au degré qu'il estoit, à cause de la bastardise. Car se contenter du Cousin^ ce nom estoit donné par rang à beaucoup de gens sans parenté, et on voulut aparemment un terme de parenté qui en marquast une effective. Pour le tiltre de prince, tous les ducs d'Angletterre le prennent sansl'estre

Tll 2

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ny le prétendre, à tiltre seul de leur Dignité, et Font tou* jours pris en tous actes publics et particuliers. Il est aparent qu'ils l'ont fait sur l'exemple de ceux qui les ont précédés en temps dans les premières dignités d'Angletterre, outre qu'il pouvoit bien y avoir dès lors des ducs en Angletterre, puisque le duc de Nortfolck, qui est Howard et non du sang des Rois, fut fait duc par le Boy Richard III lé 28 janvier 1485, duquel la postérité subsiste encore dans la mesme Dignité et est le premier duc d'Angletterre.

Le comte de Dunois fut grand chambellan, 1443, au lieu de Georges de la Trémoille si puissant sous Charles Vil et enfin disgracié. Fut ambassadeur en Angletterre, 1448. Sa sœur, la comtesse d'Estampes, luy fit l'honneur malgré la bastardise de luy faire donner son consentement au mariage de son fils unique François II duc de Bretagne avec la fille aisnée et héritière de François I duc de Bretagne, 1455, dont n'ayant point de postérité et l'ayant perdue, il se remaria, 1471, à MarguerittedeGrailly-Foix, dont il eut la duchesse héritière Anne de Bretagne, espouse de deux de nos Rois. Nostre comte de Dunois eut la conduitte des obsèques de Charles VU, assista au sacre de Louis XI, prit en son nom possession de Gennes, et fut son lieutenant général à Savonne, 1462; mais tombé en disgrâce, il s'engagea avec ceux qui sous le nom consacré à cette guerre du Bien Public, la firent à Louis XI, 1465. Après le traitté de Confions qui sépara cette Ligue, le comte de Dunois rentra non seulement en grâce, mais dans la confience de Louis XI qui l'establit chef et président des notables assemblés à Paris pour la police et la réformation du Royaume. Deux ans après il parut comme grand chambellan aux Estats Généraux à Tours, où il ne se fit quoy que ce soit à son égard ny pour rang, ny beaucoup moins

pour la succession à la Couronne, quoyque cette idée, entièrement fausse et qui n'a pas l'ombre de fondement, se soit depuis glissée dans le monde et ait fait impression sur les esprits. Enfin il obtint de Louis XI un délay d'un an pour un aveu et dénombrement à luy rendre de quelques terres ; et dans l'enregistrement qui s'en fit à la Rochelle, 21 janvier 1467, il est qualifié noble et puissant prince Monseigneur le comte de Dunois, ce qui n'est pas merveilleux en telle jurisdiction après avoir eu la mesme qualité vingt ans auparavent dans l'instrument de la paix d^Angletterre. Il mourut comblé de biens et de gloire, d'honneurs et de grandeurs, à Lay près Paris, jeudi 24 novembre 1468, à 66 ans, venant de mettre le sceau à l'estonnante fortune de sa Maison par le prodigieux mariage de son fils unique, lient aussy deux filles; mais il eut du déplaisir de l'aisnée, qui se fit enlever par un bastard de Bourbon. Le comte et la comtesse de Dunois firent casser le mariage. Elle espousa depuis Louis de la Haye seigneur de Beaumont, fils du seigneur de Passavant, dont elle eut un iîls chargé de bénéfices, et une fille qui espousa le duc de Nemours- Armagnac, puis un bastard d'Armagnac dont elle eut le cardinal d'Armagnac, et continua pendant ce second mariage à se qualifier duchesse de Nemours. Mais cela est estranger à nostre fait, sinon en tant que le cardinal d'Armagnac qui figura en son temps, estoit cousin germain des deux premiers ducs de Longueville. L'autre fille du comte de Dunois espousa, 1468, Jean de Sarrebruche comte de Roucy, et mourut vefve sans enfans, 1501.

François I comte de Longueville, puis de Dunois, etc., après la mort de son père, fit Tannée précédant cette mort ce mariage prodigieux. Il espousa à Montargis, 2 juillet 1466, Agnès fille puisnée de Louis duc de Savoye

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et d'Anne de Chypre. Elle estoit sœur du bienheureux Amé IX et de Philippe ducs de [Savoye ; de Louis, par sa femme Roy de Chypre ; des comtes de Genève et de Romont ; des archevesques de Tarentaise et d'Ausch ; de la Reine femme de Louis XI et mère de Charles VIII ; de la duchesse de Milan Sforzze ; de la femme dernière du connestablede Saint-Paul Luxembourg; et encore de la femme du comte de Saint-Paul, fils aisné du connestable, à qui Louis XI ne laissa pas de faire couper la teste en place de Grève à Paris, 19 décembre 1475.11 avoit 57 ans, et la Reine, sa femme et sa belle fille, touttes trois sœurs vivantes ainsy que la comtesse de Dunois, leur sœur. Elle estoit aussy propre tante paternelle de Philbert I, Charles II, Philbert II, Charles III, ducs de Savoye ; d'un autre comte de Genève ; du premier duc de Nemours qui espousa sa petitte fille ; de Louise comtesse d'Angoulesme, mère du Roy François I" ; de la Reine femme de Ferdinand d'Aragon, Roy de Naples et de Sicile ; de Tespouse de Julien de Médicis duc de Nemours, frère du Pape Léon X ; et par bastardise, de la première femme sans enfans du père de Julien et de ce mesme Pape ; de la dame de Monaco-Grimaldi et du comte de Tende, gouverneur de Provence, grand maistre de France, etc. Tout cela s'en verra mieux d'un coup d'œil cy après dans la généalogie de Savoye, tiltre de iVmotir«. Ce comte de Longueville, si énormément apparenté, fut gouverneur de Normandie et encore de Dauphiné. Se

trouva au sacre de Charles YIII, 1484, qui, 1485, le fit grand chambellan. Antoine de Chasteauneuf, sieur du Lau, grand bouteillier, avoit esté grand chambellan après le fameux comte de Dunois. Il estoit le plus grand favori de Louis XI, mais il tomba en disgrâce et l'office de grand chambellan, après une vacance, fut donné à René n duc

de Lorraine, père de M. de Guise, qui s'establit en France. Hais elle fut bientost après ostée au duc de Lorraine ligué contre le Roy, et donnée au comte de Dunois. Il s'unit presque aussytost après avec le duc d'Orléans, depuis Louis Xlly contre Madame de Beaujeu sœur du Roy, pour la Régence et le gouvernement de l'Estat et eut ses biens confisqués. Il moyenna cependant le mariage de Charles YIII avec Anne duchesse héritière de Bretagne, de laquelle il estoit si proche, et revint ainsy en France et mourut d'apoplexie à Chasteaudun, quinze jours avant ces royales nopces, 25 novembre 1491, à 42 ans, et sa femme à Paris en la maison abbatiale de Sainte-Geneviève, 15 mars 1508, environ 25 ans après la Reine sa sœur, et mariée quinze ans après elle et cinq ans depuis qu'elle fut Reine. Us laissèrent trois fils et une fille qui espousa, 1494, André seigneur deChauvigny, etc., dont elle n'eut point d'enfans, et mourut en 1499. Les fils furent : les deux aisnés successivement ducs de Longueville, et le troisiesme né posthume mourut cardinal.

Il fut élevé par les soins du duc d'Orléans, depuis Louis XII, et c'est une chose estonnante que l'amitié et la suittè constante et continuelle d'amitié dont tous les Rois, à commencer à Charles YII, se sont picqués, et surtout ceux de la Maison d'Orléans, comme à Tenvi pour touttes les générations de Longueville. Louis Xn, quatre ans après son avènement à la Couronne, le fit élire archevesque de Tolose qu'il n'avoit que dix ans ; il fut sacré à près de 26 ans, 26 avril 1517, et tost après eut l'évesché d'Orléans, sans quitter son archevesché, et l'abbaye du Bec. Clément YU Médicis le fit cardinal, 21 février 1533; mais il mourut à Tarascon, le 24 septembre suivant, en chemin de Marseille pour y saluer le Pape et y assister aux

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nopces de Catherine de Médicis avec le duc d'Orléans, depuis Henry II par la mort du Dauphin son frère, dont le poison roula entre Catherine et Charles Y qui y gaignoit moins qu'elle. Ce cardinal avoit des mœurs, un esprit orné, et passoit pour sçavant. Il n'avoit que 42 ans. Il fit l'évesque à Tolose et y restablit la discipline qui y estoit fort relaschée. Il s'attira pourtant un appel comme d'abus de sa ville à des statuts synodaux qu'il publia et que le Parlement condamna, ce qui peut estre ne nuisit pas à sa promotion. On le blasme de n'avoir pas eu tout le soin qu'il auroit deu de préserver son troupeau du luthéranisme. Venons maintenant aux deux ducs de Longueville ses frères aisnés.

d'armée;

Guyenne.

Mort 1512.

François II et premier duc

Grand cbambel- *■

lan ; général dc LougucviUe, grand chambellan, gouverneur de Guyenne, mort 1512, que Louis XII combla par cetle prédilection si marquée pour cette race sortie de la sienne par bastardise et déjà si grandement illustre. Il luy rendit, dès qu'il en eut l'occasion, la charge de grand chambellan que son père avoit eue et luy donna le gouvernementale Guyenne. M. de Longueville, tout jeune encore, avoit suivi

Espousa 6 avril 1505, à Blois, Françoise, fille aisnée de René duc d'Alençon et de Margueritte de Lorraine, et sœur de Charles dernier duc d'Alençon et de sa branche , beau frère de François I.

Il faut expliquer cette famille.

René estoit petit fils de Jean I, en faveur de qui Alençon fut érigé en duchépairie par Charles VI, 1414.

Il estoit gendre de Jean V duc de Bretagne; tint le

Charles YUI à la conqueste du Royaume de Naples. Il suivit aussy Louis XII en Italie en 1502; et trois ans après, Louis XII qui avoit pris tout le soin de Téduca* tion du cardinal son frère et qui leur servoit à tous de père, profita de son ancienne liaison avec la marquise d'Alençon et de l'attachement continuel de cette Maison pour la sienne, pour faire ce grand mariage que celuy de sa mère facilita encore par son exemple; et par condition tacite le fit duc un mois après la célébration. Le mesme Roy luy donna le commandement de son avant garde à la bataille d'Aignadel en 1509, et en 1512 le commandement de l'armée de Guyenne pour le recouvrement du Royaume de Navarre en faveur du Roy Jean d'AIbret. Mais il mourut à Chasteaudun l'hyver suivant, 22 février, à 50 ans, au milieu d'une si belle carrière. La charge de grand cham-

parti d'Orléans contre Bourgogne et eut grand'part à leur réconciliation. Il fut tué à la bataille d'Azincourt, 25 octobre 1415, commandant l'armée, après y avoir tué le duc d'Torck et abattu d'un coup de hache partie de la couronne du Rov d'Angletterre.

Jean II duc d'Alençon, son fils, et père de René, servit de duc de Bourgogne au sacre de Charles YII, pour lequel il combattit tou^r jours les Anglois, et en ce sacre il eut l'honneur de le faire chevalier. Il pei*sévéra jusqu'en 1440, qu'il fut soupçonné d'avoir esté l'aur teur de la mésintelligence du Roy et du Dauphin depuis Louis XI, et accusé ensuitte d'intelligence avec les Anglois et de beaucoup de pratiques dans le Royaume.

Pour quoy arresté et condamné à mort par Char-r les VII à Yendosme, en lit de justice, les pairs présents et jugeant, et plusieurs des plus grands seigneurs du

DUCHÉS VÉRIFIÉS ESTEIMTS.

bellan avoit eu trois possesseurs entre son père et luy.Le marquis d'Hochberg, le mareschal de Crëvecœur, 20 février 1492, et Louis de Luxembourg comte de Ligny prince d'Altemure duc de Yenouse, etc., qui se distingua par ses emplois, ses services, à la faveur de Louis XII, et qui mourut à Lyon, 3 décembre 1503. Il estoit second fils du connestable de St-Paul qui eut le col coupé, comme on a veu cy dessus, et de Marie de Savoye, sa seconde femme, sœur de la Reine femme de Louis XI, mère de Char* les YIU, et sœur aussy de la comtesse de Dunois, mère du duc de Longueville.

Louis de Luxembourg mourut sans postérité.

Le marquis d'flochberg, qui ne garda guères qu'un an la charge de grand chambellan qu'il eut à la mort du père du premier duc de Longueville , fut beau père du second duc de Longueville, frère et héri-

Royaume appelés. Ce fut un mardi 10 octobre 1458 ; mais le Roy commua la peine de mort en prison perpétuelle au chasteau de Loches. Louis XI parvenu à la Couronne, juillet 1461, l'en tira, 11 octobre suivant, et le restablit en entier. Mais estant retombé dans le mesme crime , il fut arresté et jugé comme la première fois, en 1472, et traitlé de mesme, mais sa prison fut au Louvre.

Louis XI l'en laissa sortir deux ans après ; mais il mourut aussy tost à Paris. Il avoit espousé la fille de Jean lY comte d'Armagnac, qui mourut de douleur à la seconde prison de son mary.

Il en eut une fille, morte sans postérité de Guy XIY comte de Laval , grand Maistre de France, et :

René qui servit Louis XI à la guerre du Bien Public, fit par là restablir sa Maison et en obtint des grâces qui picquèrent tellement le frère du Roy, si lié avec les

lier du premier. Il leur estoit aussy fort proche, puisqu'il estoit gendre, 1480 , du bienheureux Âmé IX, duc de Savoye, mort deux ans avant ce mariage, lequel estoit frère aisnë de Philippe II duc de Savoye, de la Reine femme de Louis XI, de la comtesse de Dunois mère de ces deux premiers ducs de Longueville, etc. Ainsy la marquise d'Hochberg estoit belle mère et cousine germaine du duc de Longueville son gendre, elle et les deux premiers ducs de Longueville estant enfans du frère et de la sœur.

Ce marquis d'Hochberg estoit de la Maison de fiaden, une des plus anciennes d'Allemagne. Mais sans en rechercher l'origine ny la suitte, on se contentera de dire qu'on convient que Berthold, duc de Zeringhen, laissa deux fils : l'aisné, duc de Zeringhen, dont la branche et- les biens sont à la fin fondus en d'autres

auteurs de la guerre du Bien Public, qu'il parvint à le rendre suspect d'intelligence avec l'un des principaux, qui estoit le duc de Bretagne, et de propos injurieux contre le Roy qui le fitarrester, 1481. Il fut mis à Chinon, puis à Yincennes, interrogé et condamné par des commissaires à demander pardon au Roy qui estant mort deux ans après, la minorité de Charles Vni le délivra, le déclara innocent et lerestablit. Aussy ne prit il aucune part entre M"" de Beaujeù et le duc d'Orléans depuis Louis XII, auquel touttesfois il estoit enclin, et mourut paisible à Alençon , 1^' novembre

Sa femme estoit sœur du duc René U de Lorraine, père de M. de Guise, qui s'establit en France. Estant vefve, elle se fit religieuse du tiers ordre de Sainte- Claire dans le couvent qu'elle avoit fondé à Argentan, et y mourut, 1" novembre

DUCHÉS VÉRIFIÉS ESTEINTS.

parenté firent ce grand mariage pour un cadet lors marquis de Rothelin, en se mariant du vivant d'un frère qu'on ne pouvoit présumer qui luy laisseroit et si tost tout Théritage. Us se trouvèrent ensemble à la bataille d'Aignadel. Il eut la compagnie des cent gentilshommes de la maison du Roy et le gouvernement de Provence, puis fut grand chambellan à la mort de son frère. Il commandoit en Pi-

chastel, fille et unique héritière de Philippe marquis d'Hochberg et de Marie de Savoye, cousine germaine de la mère du Roy François I*'. Tout ce qui regarde cette héritière et sa parenté avec son mary ayant esté cy dessus expliqué, il suffit d'y ajouster que son père fut mareschal de Rourgogne et grand séneschal de Provence. Cette héritière mourut à Espoisses en Bourgogne, 21 septembre 1543.

cardie, 1513, fut pris à la journée des Espérons et conduit à Londres. Il luy en cousta cent mil escus de rançon. Il se trouva à la bataille de Marignan contre les Suisses, 1515, et mourut P' aoust 1516 à Baugency.

Grand chambei- Claudc duc de LongucviUe fut grand chambellan après lan. Mort 1524. ^^^ ^^^^ Capitaine de soixante lances en 1521, et lieutenant général à la conduitte de quelques trouppes en Italie, où il fut tué au siège de Pavie, 9 novembre 1524, à dixsept ans, sans alliance.

La première duchesse de Nemours-Savoye,

François marquis de Rothelin servit François P' dans touttes les guerres de son aage, et mourut, 25 octobre 1548, à trente cinq ans.

n eut un bastard tige des sieurs de Rothelin.

Jacqueline de Rohan-Gié, fille puisnée de Charles fils aisné du mareschal de Gyé et de Jeanne de Saint-Séyerin »

etsœurcadettedelapremière comtesse de Saint-Aignan Beauvillier et de François de Rohan sieur de Gyé, lieutenant au gouvernement de Bretagne etambassadeur à Rome, 1548 ; mort avant 1564, sans postérité masculine. Pierre, son frère, fut bisayeul du célèbre duc de Rohan et du sieur de Soubise, en qui tous deux cette descendance du mareschal de Gyé finit pour les masles.

Jacqueline fut mariée à Lyon, 1536 ; mourut huguenote, 1586. De ce mariage, Léonor cy après, et Françoise, mariée à Vendosme, 8 novembre 1565, à Louis de Bourbon prince de Condé, tué à la bataille de Jarnac, chef des Huguenots, 13 mars 1569. De sa première femme, Élizabeth de Roye, morte à Condé en Brie, 33 juillet 1564, est venue la branche encore subsistante de Condé; et de cette seconde femme vint Charles comte de Soissons, dont le fils unique finit la branche, tué sans alliance à la bataille de Sedan, 6 juillet 1641.

Françoise, sa grand'mère, mourut à Paris, 11 juin 1601, à cinquante trois ans, estant née posthume.

DUCHÉS VÉRIFIÉS ESTEINTS.

Grand chambellan.

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