TABLES
SUITE ABRÉGÉE EN FORME DE TABLE DE LA VIE MYSTIQUE DE MARIE DE L’INCARNATION D’APRÈS LES ÉCRITS SPIRITUELS DE TOURS ET DE QUÉBEC
Nota. — Nous avons adopté pour base de cette table la Relation de 1654 et sa division par États d’oraison. Les chiffres renvoient aux volumes et aux pages. Les chiffres entre parenthèses renvoient aux Relations d’oraison (Vol. II).
I. — Dieu prévient l’âme de Marie de l’Incarnation dès l’enfance, pour en faire le temple de ses miséricordieuses faveurs. A sept ans, Notre-Seigneur lui apparaît en songe et lui demande son cœur. Elle se donne spontanément à lui, II, 160-161, 175. — Effets de cette première visite de Dieu, II, 161-162 ; I, 181. — Sa dévotion enfantine à la sainte Vierge, II, 164-165.
La direction du Saint-Esprit, II, 175-176 ! sentiments qu’il lui inspire de la gravité de l’imperfection et de la nécessité de s’en confesser, II, 162, 166, 176 ; il lui communique le don d’oraison, II, 161-162, 164, et le goût de la retraite, II, 164, 178. — Son fréquent recours aux sacrements ; elle y puise un nouvel attrait à 1 oraison, II, 165-167. — De son désir ardent d’entendre la parole de Dieu, II, 168-169 ; fruits admirables de cette parole dans son âme, II, 169-170. — Premiers indices de son zèle apostolique, II, 166, 169, 180. — Ses hauts sentiments pour les cérémonies de l’Église. Que ces saints mystères augmentent sa foi et la lient d’une manière extraordinaire à Notre-Seigneur, II, 170-172, 180. — Action de grâces à Dieu pour l’avoir fait naître de parents chrétiens et dans l’Église catholique, II, 165, 171. — Sa dévotion aux psaumes, II, 167.
Le premier appel à la vie religieuse, II, 481-482. Dieu permet qu’elle soit engagée dans le mariage contre son inclination, II, 163, 176 ; ses croix et sa vie exemplaire dans cet état, II, 164, I7°>
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Î77'I79- — Elle demeure veuve après deux ans de mariage ; sa joie intérieure, II, 172, 483. — Elle surmonte les épreuves de son veuvage, II, 172-173. — Comment elle a retardé plus d’un an l’effusion des grâces du Saint-Esprit, II, 162-163.
II. — Dans un ravissement extatique. Notre-Seigneur lave son âme dans son précieux Sang de toutes ses impuretés, II, 181-182,
193. — Impression très vive de la laideur du péché et sentiments ardents de contrition, II, 182-183. — Elle se confesse de toutes les fautes et imperfections de sa vie, II, 183-185. — La conversion mystique ; la nouvelle créature, II, 483-484. — Ses premières pénitences, II, 185.
! L’impression du précieux Sang lui demeure gravée dans l’âme. II, 186. — Sa dévotion à la Passion et aux Plaies de Jésus, II, 189, 197. — L’Esprit-Saint la gouverne en toutes choses, lui découvre ses moindres imperfections dont il la fait se confesser, II, 186, 193-
194, et l’instruit intérieurement sur l’oraison et la mortification, II, 186, 188. — Elle se retire dans la solitude, II, 186-187, 196. — Gémissements inénarrables de l’Esprit-Saint dans son cœur, II, 187 ; comment elle se livre à ses inspirations, II, 187, 196. — Sa vie mortifiée dans son état de veuve, II, 188, 199.
Elle sort de sa retraite pour se réduire à une servitude volontaire, II, 189. — Notre-Seigneur lui confère un nouveau don d’oraison qui la lie à tous ses mystères depuis son enfance jusqu’à sa mort, II, 190, 197. — Son oraison de simple regard et d ’envisagement intérieur, II, 191 ; du grand dommage qui lui arrive d’avoir laissé cette oraison pour la méditation méthodique, II, 191, 197-198. — Elle renonce au mariage, II, 186-187, 195, 198, 483, et fait vœu de perpétuelle chasteté, II, 192. — Dieu lui donne dans un religieux Feuillant un directeur qui la fait revenir à sa première manière d’oraison, n, 193.
III. — Notre-Seigneur se révèle à elle sous le nom d’Amour, I, 151-152. — Les impressions et les excès de l’amour dans son oraison passive, II, 200. — Toute son âme est dans une tendance continuelle à la possession de l’esprit de Jésus-Christ, II, 201 ; ce qu’est cet esprit, II, 203-204. — Comment l’âme voudrait anéantir sa partie inférieure pour l’obtenir, II, 201-202. — Que la vue continuelle des abaissements du Fils de Dieu lui fait rechercher en toutes choses l’abjection, II, 202-203, 486-487 ; I, 149-151, 237-238.
IV. — Avec le don d’oraison, II, 190, Notre-Seigneur favorise l’âme de sa présence continuelle ; colloque incessant avec le Bien- Aimé, II, 205 (56). — Que cette présence est toute, non dans l’imagination, mais dans l’entendement, II, 205. — Dieu retire
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aux sens toutes les consolations qu’ils recevaient jusque-là de la contemplation de l’Humanité de Jésus-Christ, II, 205-206 ; il veut par là porter l’âme à un état qu’elle ignore encore, II, 206-209 ; I, I57 I58 I comment pour la préparer à cet état il lui imprime le sentiment de sa pureté infinie, II, 207 ; I, 152-157 ; effroi de l’âme à la vue de sa disproportion avec la Majesté divine, II, 207. — Que l’Esprit-Saint est un censeur inexorable et qu’il épure l’âme par des voies impitoyables, II, 209. — Comment l’âme doit s’abandonner à son action sous la conduite d’un sage directeur, II, 207-208, 216.
Que la purification des sens fait participer l’âme aux vertus de Jésus-Christ, surtout à son humilité et à sa charité pour le prochain, II, 209. — L’âme dans sa tendance à Dieu s’élève à lui par la voie des créatures et par la connaissance infuse de leur nature, II, 209-210, 216-217. — Elle comprend que les ornements spirituels nécessaires à l’entrée dans l’état auquel elle aspire lui manquent, II, 210 ; austérités, II, 211-212, 484-485 ; I, 171-176, et mépris d’elle-même, II, 213 ; I, 187-190, où l’Esprit-Saint la porte pour les acquérir. — De son affection sincère pour tous ceux qui lui donnent des sujets de croix, II, 209, 213.
Les grandes affaires où elle est engagée ne diminuent rien de ses pénitences et de ses actions de charité, II, 213. — Révélation de l’état sublime auquel Dieu l’appelle, I, 158-161. — Soupirs impatients de l’âme après le mariage spirituel, II, 214 ; mais Dieu lui révèle que cet état est un don de sa pure libéralité, II, 214. — Ardeurs langoureuses, angoisses et jubilations de l’amour qui tend à la jouissance ; comment il s’empare de l’âme et la réduit à l’état de passivité ; description de cet état, II, 214-215 ; I, 159-161, 240. — Que l’âme dans ses occupations les plus absorbantes est toujours liée au Verbe Incarné, II, 216 ; I, 161-163.
V. — Nouvel appel à l’état religieux. Devoirs qui retiennent l’âme dans le monde, II, 218. — Pour la faire prendre patience, Dieu lui découvre les trésors infinis cachés dans les conseils évangéliques, II, 218-220. — Elle fait vœu de pauvreté et d’obéissance d’une manière très difficile à observer, II, 220-222 ; I, 163-166. — En récompense de ce sacrifice, Dieu lui communique le don de la paix qu’elle n’a jamais perdue depuis, I, 166-170.
L’amoureuse activité de l’âme sous la motion du Saint-Esprit, II, 222. — Qu’elle ne trouve de soulagement à son amour angoisseux que dans la pratique de la communion quotidienne, II, 222 ; I, 170-171, 243-244 ; sa foi vive dans la présence réelle, II, 222 ; I, 171 ; elle puise dans ce sacrement de nouvelles forces pour ses pénitences, II, 222.
Tentations et épreuves ; leur action purificatrice, II, 224-227 ; I, 184-187. — Privautés très grandes où l’âme, transportée par
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une puissance qui la met dans un état passif, s’entretient avec Dieu, II, 227. — Les manifestations du Bien-Aimé à la dérobée, II, 227. — Que la sainte familiarité ne diminue rien du respect, II, 228. — Comment l’âme tempère dans les œuvres de charité les langueurs consumantes de son amour, II, 228 ; I, 176-184. — Comment elle fait tout pour gagner le cœur de Dieu, II, 228 ; comment par une grâce insigne Notre-Seigneur prend son cœur et l’enchâsse dans le sien, II, 228-229 ; I, 191-192 ; l’esclavage d’amour qui en résulte, II, 229 ; I, 384-385.
Comment l’âme ne peut s’arrêter à la contemplation de l’Humanité de Jésus parce qu’elle est aussitôt ravie à sa divinité, II, 496 ; I, 160, et qu’elle ne peut par suite s’arrêter à la contemplation de la Passion, I, 173-174 ; douleur qu’elle en ressent, I, 192. — Que pour la consoler et la rassurer, Dieu lui manifeste dans une lumière éclatante les secrets du mystère de l’Incarnation et de l’Intérieur de Jésus, II, 230, 485 ; I, 193. — Action de grâces au Père et au Fils I, 385-386; joie de l’âme qui voit que son impression est conforme à la doctrine de l’Église, II, 230. — Suite de cette impression dans l’âme, II, 230.
VI. — Les dernières préparations divines à l’union mystique. Ravissement où l’âme est subitement élevée et absorbée en la vision intellectuelle du mystère de la sainte Trinité, II, 233. 247-250; elle voit dans une impression sans forme ni figure, mais plus claire que toute lumière, en un moment et sans intervalle de temps, l’unité de l’Essence, la trinité des Personnes et leurs opérations en ellesmêmes, II, 233-234. — Qu’elle est illuminée en quelque sorte par degrés sur leurs communications aux anges et aux âmes mêmes, II, 234-235. Analogie de l’âme avec l’être de Dieu, II, 236 (57). — Que l’âme, à la vue des grandeurs dont Dieu l’instruit, est toute dans l’admiration, I, 204-205. — Ensuite de cette principale visite, elle entre dans un nouvel état intérieur où elle est continuellement appliquée aux trois Personnes divines. Dieu lui commande de demeurer dans cette impression, II, 237 ; I, 194-195.
Doctrine remarquable sur les lumières surnaturelles, leurs espèces, leur puissance et leur sécurité ; leur perfection satisfait le désir de l’âme et ne lui laisse qu’une insatiabilité à aimer, II, 237-240.
L’âme dans le cellier des vins. Recrudescence de ses désirs du mariage, II, 240-241. Langueur et tendance de l’amour en cet état, II, 486-490. — Jeux crucifiants du Verbe Incarné avec l’âme, II, 241-242, 250. — Que l’âme est toute dans un état passif à souffrir ses impressions, II, 242-243. — Comment elle défaille à l’aspect de la grandeur de la Majesté, II, 242, et que les lumières qu’elle reçoit font en elle autant de générations d’amour, II, 243.
Nouvelles désolations intérieures, I, 195-200. — Dans un ravissement d’amour et de lumière, mais où l’amour engendre la lumière
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(II, 75, 94), Dieu lui donne par voie d’affirmation et de négation, une connaissance très vive de ses attributs, II, 243 ; I, 200-204, 353'355 i elle comprend que le Verbe est lumière, vie et source de vie, pour les âmes nées de Dieu, II, 244. — Comment elle demeure dans l’impression des divins attributs, unité et distinction tout ensemble, II, 244, et comment cette même impression lui est continuée par forme d’acte et d’habitude et lui rend enfin la grandeur de la Majesté accessible en quelque façon, II, 245-246.
VII. — Second ravissement plus sublime que le premier dans le mystère de la sainte Trinité. Son effet principal est dans la volonté, II, 251-252 ; I, 204-205. Que l’âme y contemple surtout la génération éternelle du Verbe, I, 205, 355. — Comment le Verbe embrasant l’âme d’un amour inexplicable l’unit à soi et la prend pour épouse en présence du Père et du Saint-Esprit, II, 252-255 ; I, 205-208.
Que dans le mariage spirituel la tendance prend fin, II, 255. — Description de ce bienheureux état, II, 255-256 ; I, 208-213, 356-357-
— D’une sorte d’extase continuelle où l’âme est incessamment absorbée dans la vue du Verbe divin, II, 257-258 ; I, 213-216. — Plainte de l’âme qui aspire à jouir sans trêve de l’Époux, II, 258.
— Elle fléchit sous la violence des attraits du Bien-Aimé, I, 216-219, et le prie d’en tempérer les effets pour pouvoir vaquer à ses affaires, II, 259 ; I, 217. — Que l’alliance se renouvelle sans cesse et sans cesse se fortifie, I, 219-220. — La sainte jalousie de l’Époux divin lui fait conserver dans une union continuelle un amour toujours actuel, II, 261. — L’âme chante sous la motion du Saint-Esprit un épithalame d’amour, II, 255, 260-263 ; I, 221-223 ; ses passions amoureuses, I, 379-384. — Le martyre d’amour et ses phases, II, 260-265 ; I, 223-232. — Que l’âme, captive de l’Esprit-Saint qui la possède, l’occupe et la meut, ne peut que souffrir la sacrée maîtrise du Verbe, II, 254, 260-262, et aimer d’un amour fixe et infus, II, 262. — Son seul soulagement dans cette passivité est toujours les œuvres de charité, II, 263-264, et la sainte communion, où, jouissant de Jésus, elle jouit de la Divinité et de la Trinité tout ensemble, I, 215, 227-228.
Dieu met un terme aux martyres de l’âme, et l’établit dans son état foncier et permanent. Que l’âme en cet état demeure attachée à la simplicité de Dieu, sans que la vue de ses grandeurs mêmes puisse l’en divertir, I, 234. — Que dans le fond de l’âme où Dieu réside, les orages des tentations ne peuvent parvenir, et que l’âme y jouit de la félicité des Bienheureux, I, 234-235, 360-361. — Dans cet état d’union très simple, l’âme est comme identifiée au Bien-Aimé, vivant avec lui dans des rapports d’esprit à esprit, II, 266, et elle retrouve enfin toute sa liberté d’action pour ses offices, I, 234.
Comment dans tous ses submergements d’amour en Dieu, l’âme
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n’a jamais perdu de vue qu’elle est le néant, et Dieu, l’infinité de l’être, II, 266.
La vocation d’Ursuline de Marie de l’Incarnation, II, 277-272 ;
I, 253-265. — Dieu l’éprouve par de fortes tentations, II, 272-273, et par la perte momentanée de son fils, II, 273-274 ; I, 265-272. — Elle entre enfin aux Ursulines, II, 274-275 ; I, 272-277.
VIII. — Premières douceurs de la vie religieuse ; l’esprit d’enfance spirituelle, II, 279, 291 ; I, 284-288. — D’une grande épreuve de l’âme et du sacrifice qu’elle fait à Dieu, II, 279-282 ; I, 288-293.
— Elle est tranquillement adhérente aux douces impressions du Verbe Incarné qui la fait un même esprit avec lui, II, 283-285 ; elle ne peut qu’aimer et n’a aucune curiosité de connaissances surnaturelles, II, 283-284. — Sa recherche de l’état d’abjection, I, 293-296. — Notre-Seigneur lui renouvelle la faveur de l’enchâssement de son cœur dans le sien, I, 296-298.
Troisième ravissement dans le mystère de la sainte Trinité. Sa splendeur et sa simplicité ; but de cette faveur, II, 286. — Dieu dans l’unité de son être et la trinité de ses Personnes s’unit à l’âme, II, 286-287 ; I, 299 ; anéantissement de l’âme devant la Majesté de Dieu, II, 287 ; I, 299-300.
Dieu communique à l’âme le don de l’intelligence de l’Écriture sainte, II, 288-289, 492 ; I, 301-303, de la parole et de la sagesse,
II, 289, et le don de l’intelligence de la langue latine à la psalmodie, II, 288. — Son esprit d’allégresse et de jubilation, II, 288-290, 300.
Longue période de nuits et de désolations affreuses, II, 292-299 ;
I, 310-333. — Fidélité merveilleuse de l’âme aux observances régulières durant ses tentations, II, 293 ; elle consent à souffrir jusqu’au jour du Jugement, I, 319. — Du soin extrême qu’elle prend d’éviter la moindre imperfection, I, 303-307 ; que durant la tentation elle conserve sa paix foncière, I, 313. — Elle fait profession. Instructions saintes que Notre-Seigneur lui donne pour la conduite de sa vie en cet état, II, 296-297 ; I, 321-324. — Ayant perdu son premier directeur, elle se met sous la direction des Pères Jésuites, II, 295-296 ; I, 315, 326. — Elle écrit par obéissance la première relation de sa vie,
II, 297-299 ; I, 326-327. — Son examen de conscience à la fin de son épreuve, I, 331-332. — Fruit qu’elle retire de ses croix, I, 333-335.
— Qu’il y a place dans l’union transformante pour de nouvelles nuits de l’âme, II, 300-301.
D’une contemplation très haute de la suprême Hiérarchie des Anges, et d’une union extatique avec les Personnes divines qui la termina, I, 368-373 (II, 73).
L’oraison de Marie de l’Incarnation durant ses premières années de vie religieuse, II, 23-121.
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IX. — Elle est chargée de l’instruction des novices et des jeunes professes, II, 306-307 ; dons merveilleux de science et de parole qu’elle reçoit pour cet emploi, II, 307-309 ; comment elle montre dans l’Épouse des Cantiques l’exemplaire de l’Ursuline parfaite, I» 392-404. — Elle ne fait plus de lectures que de l’Écriture sainte, II, 3°3-
Les commencements de sa vocation pour la Mission du Canada. Vision prophétique où cette vocation lui est manifestée, II, 303-306. — Dieu la remplit d’un ardent esprit apostolique, II, 309-310. — Qu’elle n’a plus d’autres passions que les intérêts de Jésus-Christ, l’avènement et l’amplification de son royaume, II, 311. — Sa prière au Père Éternel à cette intention, II, 311-312. — Comment elle s’y voit rebutée, et comment Dieu lui révèle que désormais elle ne doit plus rien lui demander que par le Cœur de Jésus, II, 315 ; sa dévotion et son culte au Sacré-Cœur, II, 320 ; I, 191-193, 226, 245-246.
Dans un ravissement. Dieu lui commande de passer au Canada, II, 315-316 ; comment elle ne vit plus que dans les missions de ce pays, II, 316-317.
X. — Dieu l’épure de ses désirs dans les choses mêmes qu’il lui a commandées, II, 323. — Extase puissante où il lui ravit entièrement sa volonté et s’en rend le maître, II, 323-324, 334-336 ; comment au sortir de cette opération l’âme, dans une sainte indifférence, n’a plus d’autre volonté que celle de Dieu, II, 325.
Pour obéir au commandement de Dieu, elle déclare ses inclinations pour le Canada, II, 325-326. — Dieu la presse d’exécuter sa vocation malgré toutes les oppositions, et menace de l’abandonner si elle tarde, II, 326-328 ; il dispose toutes choses pour venir à l’exécution de ses desseins, II, 317-319, 329'333-
XI. — Elle est avertie de ces préparations providentielles. Joie profonde de son âme, II, 339-347. — Sa famille tente de s’opposer à son départ, II, 347, 361-363. — Notre-Seigneur pendant trois jours lui donne une vue très claire des traverses et des abandonnements qu’elle devra souffrir au Canada, II, 348. — Que la nouvelle Église se fondera dans les croix ; joie des âmes qui sauront porter généreusement la leur, II, 349. — Elle reçoit son obédience pour le Canada, II, 349-350 ; elle quitte Tours pour s’embarquer à Dieppe, II, 350-352. Ses excellentes dispositions au moment de son embarquement, II, 353-354. — Ses souffrances et son abandon à la Providence durant la traversée, II, 355-359-
XII. — Arrivée à Québec, II, 368. — Privations et difficultés du premier établissement, II, 368-374. — Elle fait vœu de se consacrer au salut des Sauvages, II, 373.
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L’âme entre dans l’expérience des tribulations intérieures que Dieu lui avait prédites, II, 374-375- — État étrange d’humiliation où elle se voit dépouillée de tous les dons et grâces de Dieu, II, 376. — D’une tentation épouvantable de désespoir, II, 378, 492-493. — Acte héroïque par lequel elle se condamne à une éternité de peines, pour satisfaire à la Justice divine, pourvu toutefois qu’elle ne perde pas l’amitié de Dieu, II, 378-381, 392-394- — Que l’infinie pureté de Dieu fait subir un purgatoire à l’âme à qui il veut se communiquer, II, 379, 421, et que ce purgatoire l’atteint dans toutes ses parties, II, 379, jusqu’en son fond où est le siège de Dieu, II, 380. — Que Dieu semble même se retirer de ce fond. Horreur de la vacuité effroyable qui s’ensuit, et que c’est là le principe du désespoir dans les âmes avancées, II, 380, 394-395. — La bouche de l’enfer : tentation de s’y précipiter, II, 380. — Que l’âme ne trouve de consolation que dans la vue secrète de Dieu et dans la soumission aux impressions de sa divine Justice, quelles que soient ses rigueurs, II, 380-381. — Que l’âme, dans l’enténèbrement complet de l’esprit, perd même cette vue secrète de Dieu, mais qu’elle demeure toujours soumise à sa Justice, II, 380-381.
Contrition déchirante de l’âme. Humble confession de sa vie, II, 381-386. — Que la véritable cause de ses souffrances était le salut de deux âmes pour lesquelles elle s’était offerte à souffrir le châtiment de leurs fautes, II, 382-383, 395-396, 492~493-
Diminution de la tentation, II, 397. — Douceur inaltérable envers le prochain, II, 397-398, 412-415. — Dieu rétablit l’âme dans sa familiarité intime, II, 398. — Qu’elle ne peut s’expliquer qu’un si grand accès avec la Majesté divine puisse compatir avec la révolte des passions, II, 398-399, 415-416. — Aspirations amoureuses et douloureuses tout ensemble au Verbe Incarné son Époux, II, 399-400.
Comment la pureté de Dieu est un poids intolérable à l’âme non suffisamment purifiée ; les exigences de l’état d’union avec Dieu, les ruses de l’esprit de la nature corrompue pour contrefaire la pureté ; du principe de la révolte des passions, II, 400-404.
Que la lumière qui l’illuminait dans son fond gardait l’âme du scrupule, II, 405. — Elle fait le vœu très sublime et très héroïque de faire et souffrir toujours ce qu’elle connaîtrait être de plus grande perfection et à la plus grande gloire de Dieu, II, 408-409. — Des souffrances et des morts inimaginables par où doit passer l’âme appelée à une vie continuelle de l’esprit, II, 409, et que partant la contemplation n’est pas une oisiveté, II, 409-410. — Que l’âme était toujours passivement unie à Dieu ; comment elle ne pouvait se divertir de cette union et comment son directeur l’éprouve sur cette familiarité si extraordinaire, II, 410-411. — Que dans l’union passive, le retour à la méditation méthodique est impossible, parce qu’elle n’est pas du degré des choses dont Dieu occupe alors l’âme, II, 411. — Que l’âme unie ainsi au Verbe est dans la source de toute
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vérité qui la fait vivre sous ses influences, et qu’elle contemple dans cette union, comme par un simple regard, toutes les vérités des mystères de la foi, II, 411-412.
XIII. — La très sainte Vierge délivre l’âme en un moment de toutes ses peines et tentations, II, 418. — L’âme a toujours été dégagée de toute attache à ses lumières naturelles ou surnaturelles, II, 420, 423-424, 442-444-
De la paix admirable qui succède aux tentations et de la joie de l’âme de voir que le trésor de ses grâces s’est accru durant son épreuve, II, 422 ; son action de grâces à Dieu d’avoir passé par ces états, II, 423. — Que dans ses tentations l’âme tirait toute sa force des maximes de l’Évangile, II, 423-424, à la pratique desquelles elle était portée passivement par le Saint-Esprit, II, 424-425. Effets divers de ces maximes dans l’âme suivant ses états d’oraison et ses croissances spirituelles indéfinies, II, 425.
Que Marie de l’Incarnation est allée de grâce en grâce par un nombre prodigieux de faveurs, II, 427, 445-446 ; que les faveurs qui lui ont été données une fois, lui ont toujours été conservées, I, 202. Que l’âme est parvenue à la perfection de la vertu qui est de la pratiquer non seulement sans peine, mais même avec plaisir ; sa parfaite union à Dieu, II, 428-429.
Agonies de l’âme à la vue de la désolation de l’Église du Canada, et de son active charité pour les pauvres Sauvages persécutés, II, 429-430. — De l’incendie du monastère des Ursulines et de l’amour de complaisance de l’âme pour la volonté de Dieu dans cet accident et ses suites, II, 431-441. — Comment en cette circonstance, la sainte Vierge la favorisa de sa présence continuelle ; caractère de cette présence ; colloques de l’âme avec la Mère de Dieu, II, 44L 449-
L’âme entre dans un nouvel état de victime, II, 450. — Dieu lui communique la perfection contenue dans le Sermon des huit Béatitudes, II, 450-451. — Que l’unité où Dieu a réduit l’âme pour l’établir en un véritable état de victime et consommation continuelle est épouvantable à la nature, II, 45
Discours sur la vraie pauvreté spirituelle et substantielle où 1 âme récapitule toute son expérience mystique, II, 452-466.
Premier degré de la pauvreté spirituelle, ou purgation des sens, IÉ 452-456, 467-468. — Second degré, ou purgation de l’entendement et’ de la mémoire, II, 456-457- A ce propos: de la contemplation active et de la contemplation passive, II, 468-470. Troisième degré, ou purgation de la volonté, II, 457'45^- A ce propos . de la relation de la volonté et de l’entendement, II, 467-469. Combien il est dur à ces deux facultés d’être privées de leur propre agir surtout dans les matières saintes, et que c’est une ignorance grossière de
ABRÉGÉ DES ÉCRITS SPIRITUELS
croire que la passivité soit une oisiveté, mais qu’il y faut au contraire se faire violence, II, 458-459. — Quatrième degré, ou purgation de l’inclination naturelle de l’âme à agir, II, 459, 470. Admirable état de l’âme dans son unité et dans son centre à ce quatrième degré. Que c’est un respir doux et amoureux interminable, un commerce d’esprit à esprit et d’esprit dans l’esprit, II, 459, 470-472, 495-496. — Cinquième degré ou purgation du dernier reste d’impureté dans l’intime de l’âme. Que là se consomme la victime et la perfection de la pauvreté spirituelle, II, 460, 470-472. — Souffrances indicibles des contemplatifs pour parvenir à ce sommet, II, 460 ; fécondité de l’âme qui y a atteint, II, 461.
Point culminant où l’âme est parvenue au moment où s’achève la relation de ses grâces. État de clarté extraordinaire où elle expérimente dans une grande certitude que le Verbe Incarné est son amour objectif, II, 496-497, et qu’intimement unie à lui, elle l’est également au Père et au Saint-Esprit, II, 461-462, 473. — Que c’est une union tout à fait simple et spirituelle à l’Unité et à la Trinité tout ensemble, II, 462. — L’âme expérimente que c’est le Saint- Esprit qui la lie au Père et au Fils et l’établit dans un commerce ineffable avec les Personnes divines, II, 462-463, 473-474. — D’un dernier état de l’âme qui pour son excellence n’a point de nom : 1 âme possédée de Dieu, II, 464, 474-476. — Les effets admirables de cet état, II, 464-466, et en particulier de l’amour de l’Église et de la soumission absolue à ses chefs, II, 466.