‹ Écrits spirituels et historiques (volume 3)Chapitre 26 sur 65 · Cf. Plus haut. Introduction générale, p · texte numérisé non relu

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meurer, le forçait dès la fin de 1631, croyons-nous, sinon même quelques mois plus tôt, à remettre à d’autres mains la conduite spirituelle de sa pénitente. Le directeur qui le remplaça, Feuillant lui aussi, Dom Louis de Saint-Bernard, peut-être, était assez inexpérimenté, bizarre avec cela, et sans délicatesse. Ses étranges façons, dans la terrible tentation que traversait Marie, causèrent à la Vénérable Mère un surcroît insupportable d’affliction. Mais les Jésuites entraient alors à Tours. Depuis 1632, ils y avaient une résidence et cherchaient à y ouvrir un collège. Le P. Georges de la Haye, Recteur du collège d’Orléans, venait de s’y faire connaître par 1 Avent qu’il avait prêché cette même année 1632 à la Cathédrale, où il devait aussi donner le Carême suivant. Il eut, dans ce temps-là, occasion de faire aux Ursulines quelques exhortations. La supérieure, la Mère Françoise de Saint-Bernard, proposa à Marie d avoir un entretien avec ce religieux. Marie accepta. De son côté, le P. de la Haye s’y prêta avec beaucoup de chanté. « Cet excellent homme, écrit Dom Claude Martin, désirant lui tendre la main pour la tirer de l’abîme d’amertume où elle était plongée, quittait ses grandes occupations pour l’aller visiter et lui donnait tout le temps qu’elle désirait pour s’expliquer1. » Ces conversations ne lui suffirent pas. Voyant la qualité exceptionnelle de l’âme qui s’ouvrait à lui, « il voulut encore qu elle mît par écrit toutes les grâces qu’elle avait reçues de Dieu depuis son enfance, et l’usage qu’elle en avait fait, afin de porter un jugement plus assuré sur (son) état2. » Ce qu’elle fit aussitôt.

C’est ce compte-rendu que Dom Claude Martin a appelé la Première Relation de sa vénérable Mère. Marie le commença, le Vendredi Saint, 1633, et elle en écrivit d’un trait une grande partie. « Sans faire d’autre examen, nous confie-t-elle, (mes péchés) me furent mis tout d’un coup devant les yeux, comme aussi toutes les grâces que j’avais reçues de Dieu, et avec la permission de ma supérieure, j’écrivis les uns et les autres à l’heure même 3. » Mais le mémoire devait s’étendre à près de trente ans, et ne fut pas nécessairement composé le même jour. Marie,

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