‹ Écrits spirituels et historiques (volume 3)Chapitre 61 sur 65 · DE LA VIE DE LA VÉNÉRABLE MÈRE MARIE DE L’INCARNATION · texte numérisé non relu

DE LA VIE DE LA VÉNÉRABLE MÈRE MARIE DE L’INCARNATION

par DOM CLAUDE MARTIN.

approbation de monsieur loisel, docteur

de LA SOCIÉTÉ DE SORBONNE, CHANCELIER DE l’ÉGLISE ET UNIVERSITÉ DE PARIS, CURÉ DE SAINT-JEAN -EN-GRÈVE.

CETTE vie extraordinaire de la Vénérable Mère de 1 Incarnation est un prodige de la grâce que Jésus-Christ a fait paraître dans notre siècle, en faveur des âmes qu’il appelle a la perfection de l'Évangile, qu’il destine au service du prochain e qui trouveront dans ses progrès et dans ses succès des exemples sans nombre de pureté et de zèle, de renoncement et de résignation de patience et de pénitence, d'action et de contemplation. L’auteur du livre est irréprochable, quoique sa louange se trouve en sa bouche et dans sa plume. C’est un fils qui fait 1 eloge de sa mère corporelle et spirituelle, d’extraction et de religion, qui ne lui a pas seulement donné le lait de ses mamelles, avec ses soins et ses vœux, durant son enfance ; mais depuis sa vocation et dans tous ses âges s’est plu, par ses lettres très frequentes de verser dans son cœur les sentiments que Dieu lui inspirait pour sa gloire, et n’ayant point d'autres biens à lu, laisser que les spirituels l’a rendu légataire universel de ses communications Sms pour y participer comme son fils et ^ en juger

comme son père. Aussi a-t-il été uniquement capable d y réussir, non seulement par les lumières qu’il a eues dans tous ses

ANNEXES

emplois, mais par les peines qu’il a prises d’observer toutes les circonstances d’une histoire si singulière et d’une mission si éloignée, n’ayant perdu aucun fragment des écrits de cette fidèle interprète de son état et de sa conduite, l’onction du Saint- Esprit l’ayant toujours enseignée, et lui ayant fourni des paroles pour ses pensées et des pensées pour ses paroles que le monde ne connaît pas et ne produit pas. Le travail a été grand ; il n’en sera ni moins considérable, ni moins profitable. Il conserve à la foi catholique, apostolique et romaine, toutes les marques de son respect ; il ne quitte pas les maximes générales pour des expériences particulières ; il rapporte les causes et les effets de tant de divers événements avec autant de fidélité que de circonspection; il contient des éclaircissements comme des rayons qui se répandent dès leur source, et se joignent utilement au corps de l’ouvrage qui mérite en toutes ses parties d’être lu, relu et pratiqué, et j y souscris. Ce 6 d’Août 1676.

Loisel.

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