‹ Écrits spirituels et historiquesChapitre 156 sur 239 · Ier Livre des Rois, n · texte numérisé non relu

Ier Livre des Rois, n

DE MARIE DE L’INCARNATION 267

bienfaits, tant spirituels que temporels14. Nous avons grandement été édifiées de la lecture du livre de votre bienheureuse enfant, en laquelle il paraît que la grâce avait pris place15. Nous avons des filles sauvagesses qui parlent français ; nous (le) leur donnerons à lire pour leur utilité, et à une de son âge les habits et autres choses pour son usage, qui est aussi une fille, quoique jeune, qui est grandement avancée ; elle a communié à Pâques avec des ressentiments 16 tout extraordinaires. J’ose la vous recommander et toutes ses compagnes, mes Sœurs et moi qui en ai plus de nécessité que toutes, ce que je puis assurer à Votre Révérence, comme de me dire en toute humilité, Madame ma très Révérende Mère, votre très humble fille et très obéissante servante en Jésus-Christ.

Sœur Marie de l’Incarnation,

Religieuse] U[rsuline] Ind[igne].

De Québec, au monastère des Ursulines, le 30 août 1642.

Suscrifttion : A ma très Révérende Mère, Ma Révérende Mère Catherine-Agnès de St-Paul, très digne Abbesse de Notre-Dame de Port-Royal, à Paris17.

14. Allusion à l’aumône de Port-Royal transmise, comme l’année précédente, par les Ursulines du Faubourg Saint-Jacques.

15. Peut-être la notice biographique de la jeune demoiselle Marie-Charlotte de Constans d’Armentières, entrée comme pensionnaire à Port-Royal à n ans et morte à 14, en 1633. Dès son entrée, la Mère Angélique lui avait donné le petit habit, — le petit habit de Marguerite Perrier et de Claude Baudran, dans les deux tableaux de Philippe de Champaigne. — Marie -Charlotte vécut trois ans à Port-Royal, rendant cher à toutes les religieuses et à ses compagnes du pensionnat le nom de Sœur Marie de St- Augustin, sous lequel on la désignait (Nécrologe de Port-Royal, pp. 144-145). L’abbé Besoigne dans son Histoire de l’Abbaye de Port- Royal (Tome I, pp. 141-145), donne un abrégé de sa vie d’après « le tableau que les Religieuses ont fait de cette petite sainte ». Ne serait-ce pas cette relation, qui fut sans doute imprimée, que la Mère Agnès aurait envoyée à Québec ?

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