‹ Écrits spirituels et historiquesChapitre 155 sur 239 · Griselle : concessions. Faute de lecture · texte numérisé non relu

Griselle : concessions. Faute de lecture

6. Gazier met le point après Algonquins et ne fait qu’une seule phrase de tout, le début du paragraphe. Cette interprétation est certainement inexacte.

7. Gazier : en traité. Contresens. Il s’agit de la traite des pelleteries.

CORRESPONDANCE

Révérends Pères de la Compagnie et plusieurs chrétiens tant français que de leur nation, en s’en retournant, ■ont fait rencontre des Iroquois qui, s’étant trouvés les plus forts, les ont défaits, en ont tué plusieurs chrétiens, catéchumènes et autres, puis ils ont emmené captifs le pauvre bon Père Jogues8, une de nos séminaristes huronnes 9, ses parents qui la remmenaient étant pleinement instruite, des Français et des Sauvages en nombre10; en sorte que si leur rage accoutumée s’exerce à l’endroit de nos pauvres captifs, ils leur feront souffrir des tourments incomparables. Ils ne feront pas mourir notre pauvre fille, mais ils la marieront en cette barbarie, où son salut sera en grand hasard, pour être destituée de toute aide. C’est une très bonne chrétienne que nous avons eue deux ans. Elle sait lire et écrire ; elle retournait en son pays pour aider celles de son sexe à la foi et aux mœurs. Possible Dieu se servira il 11 d’elle pour les filles iroquoises. Cela nous étant inconnu, nous attendons les événements du dessein de la Majesté divine sur toutes ces pauvres victimes, que je vous supplie de lui faire recommander à ce qu’il en tire sa gloire. La Relation vous fera voir cette histoire par le menu12 comme le progrès de l’Église. Vous pouvez juger si notre affliction a été grande pour les choses susdites, et d’autant plus qu’on n’y peut apporter remède, les difficultés de secourir nos gens étant insurmontables. Adorons ensemble les jugements de Celui qui mortifie et vivifie, comme il lui plaît13.

Je rends très humbles grâces à votre Révérence de ses

8. R : le bon frère Jacques. La copie communiquée à l’éditeur était fautive : ce qui ne s’explique pas, la lecture de l’original n’offrant nulle difficulté à cet endroit. Mais R, à la lecture des Relations et surtout des lettres suivantes, aurait dû s’apercevoir de l’erreur et la corriger. Les négligences de cet éditeur ne sont malheureusement pas rares.

g. La petite Thérèse.

io. Sur cet épisode, voir plus loin la lettre.

n. Le t euphonique n’était pas encore entré dans l’usage universel au XVIIe siècle.

12. En réalité la Relation de 1642 n’en devait faire qu’une courte mention, ■faute de renseignements sur les circonstances de la capture et sur le sort du P. Jogues et de ses compagnons (Q 2 ; C XXII, 34).

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