‹ Écrits spirituels et historiquesChapitre 235 sur 239 · Marie Favery · texte numérisé non relu

Marie Favery

5. L : afin que vous honoriez M. de Repentigny, — c’est ainsi qu’il se nomme. — La copie manuscrite de la B. N. tait le nom de Repentigny. Mais le contexte est assez explicite pour que l’hésitation soit possible.

6. La Compagnie des Cent Associés jouissait du privilège du monopole du commerce dans la Nouvelle-France, à charge d’y assurer la colonisation et l’évangélisation. Par suite des insuccès répétés des premières années, ces obligations lui étaient devenues très onéreuses, et elle était dans l’impossibilité d’y faire face. Les colons souffraient à tous points de vue de son impuissance. Ils pensèrent à se former en société particulière, et à se faire céder le droit de la traite, moyennant certains engagements et redevances de leur part. C’est pour débattre les conditions de cet accommodement que Repentigny, leur représentant, passait en France. Nous verrons plus loin le résultat de sa mission. D’après le P. Chrestien Le Clercq, Repentigny devait aussi réclamer le retour dans la colonie des Récollets, exclus en 1632 de la Nouvelle-France, dont ils avaient été les premiers missionnaires. Déjà en 1639, deux députés du Canada auraient fait une première tentative en ce sens. Repentigny devait reprendre la négociation abandonnée depuis cette époque (Chrestien Le Clercq, Op. cit., t. I, pp. 478 et 493).

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