VII. — A Dom Raymond de St-Bernard
L pp. 15-16, Lettre spirituelle IX. — V fragment pp. 307-308. — R IX. — Texte
de V complété par L.
Mon très cher et très Révérend Père,
Un désir comme le mien ne peut longtemps garder le silence ; il se réitère sans cesse, et j’ai toujours de nouvelles choses à dire. Il n’y a heure, à laquelle je ne ressente de nouveaux attraits qui me font ardemment aimer ces pauvres âmes. Si l’oraison a du pouvoir sur Dieu, j’ose me promettre leur conversion, et que le Cœur de mon divin Époux se fléchira, car je le caresserai tant qu’il ne me pourra refuser. L’ardeur que je ressens en mon âme me porte à vouloir souffrir des choses très grandes, que Votre Révérence ne croirait pas volontiers de ma charité qu’elle sait être très petite, mais Celui qui allume dans mon cœur ce feu qui me consomme, est assez fort pour tirer sa gloire de la plus faible et plus