QuesUonê d'enseignement
mort prochaine. La France est plus forte qu'on ne le dit et qu'elle ne le croit elle-naêrne. Elle est très divîsocet les partis y mènentgrand bruit. Ceuxqui vivent dans ce tapage s'indignent et s'alarment» « Ils ne savent pas que les crises révolutionnaires profondes durent longtemps, et qu'un siècle ne suffitpas pour qu'unpays, après avoir rompu avec tous ies pouvoirs qui réglaient sa vie, trouve des conditions nouvelles d'existence*. » Certes, les cirfconstances sont graves, la situation est grosse de difficultés. Mais le seul sentiment qu'elle comporte, c'est une mélancolie virile. Il n'y a pas lieu de désespérer de l'avenir, mais il faut l'aftendro avec résolution, et il faut plus encore le préparer par un grand effort d'activité personnelle. Solidarité, confiance dans les destinées du pays, effort en commun en vue de l'avenir, c'est de quoi se compose le patriotisme. Or, on ne voit pas pourquoi les orateurs de réunions publiques, ies ministres en tournée, les candidats aux élections et tous les bateleurs auraient le privilège exclusif d'en parler. L'historien qui saitau prix decombien de luttes et de combien de sacrifices et par quelles séries de transformations et de progrès laborieux s'est faite la patrie a plus de droits qu'aucun autre pour la recommander aux âmes françaises.