‹ Écrivains et hommes de lettres (volume 2)Chapitre 24 sur 35 · A MADEMOISELLE DE LA VIGNE · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE DE LA VIGNE

(( Je VOUS envoie les vers latins que je vous ai promis, mademoiselle. Si vous vouliez, vous me les rendriez beaucoup meilleurs qu'ils ne sont ; mais je suis persuadé de ce que peut votre esprit, et je n'ose me rien promettre de votre bonne volonté. Si je vous avais dit ce petit compliment-là, je rougirais et peut-être rougirez-vous aussi, et il nous en coûterait bien des réflexions; mais, comme les billets ne rougissent pas, je crois qu'on ne rougit pas aussi pour les billets.

« FlÉCHIER. })

Il est bien évident qu'à prendre les choses dans leur sens littéral, il n'y a rien qui violente trop la pudeur; mais se bornait-on à s'écrire ces aimables taquineries, et ne parlait-on pas, en baisant la main, de cette bonne volonté? Et ces tendres correspondants, qui s'écrivaient pour ne pas rougir de ce qu'ils auraient eu à se dire, rougissaient-ils pour peu de chose? Quoi qu'il en soit de la conclusion à tirer que nous ne

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lirons pas, voici la réplique de la demoiselle, elle a quelque chose du mouvement discret par lequel Elmire recule sa chaise en repoussant la main qui palpe son étoffe :

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