‹ Écrivains et hommes de lettres (volume 3)Chapitre 22 sur 22 · MARNIX DE SAINTE- ALDEGONDE · texte numérisé non relu

MARNIX DE SAINTE- ALDEGONDE

En comraençanl cette élude je suis frappé d'un fait étrange, et qu'il est bon d'expliquer. H. Quinet, philosophe, hislorien^ apôtre de 1 avenir, un peu confus dans l'exposition d« ses seules idées, versificateur habile, mais relativement inférieur dans ses poëmes, devient tout à coup un vrai poëte, un trèsgrand poëte, quand il touche à Thistoire. Son cœur, qui n'a formule jusque-là que de vagues fi sonores mélodies, tressaille, vibre, et jette dans un air purifié un cri terrible qui va droit au ciel. Ce n'est plus le symbole légendaire d'Ahasvérus; ce n'est plus le nuage empourpré qui voile les contours et la ligne rigoureuse; c'est la vérité dans toute sa lumière, dans toute sa netteté. 11 semble qu'en remuant les poussières réelles des tombeaux M. Quinet fasse surgir un Lazare vivant et ressuscite dans la splendeur immortelle. Ce n'est plus un professeur, un maître qui assemble et coordonne des théories ; c'est l'humanité qui vit, qui parle, qui pleure, qui montre ses plaies, avoue ses hontes ei chante ses espoirs invincibles. ' H. Quinet, quand il écrit l'histoire, est véritablement inspiré; non pas qu'il s'échauffe avant d'ouvrir les annales et

1 i Vol. Pari», Adolphe Delahayt, éditeur» rue Voàtwrc, M.

biyilizûu by GoOglc

MAiilSIX DE SALNTE-ALDECiO.NDE

qu'il allume au soleil la lorche dont il s'éclaire dans les catacombes ; mais il creuse d'abord le sol, va jusqu'aux dernières couches de morts, et, quand il n'y a plus de cendres a remuer, d'os a fouiller» il s'assied comme Hamlet au bord des tombes» ne raille pas devant le masque railleur, mais pense, mais prie, mais cherche, mais évoque; et peu à peu le liul<l des linceuls le saisit ; il a des insomnies glaciales comme le sommeil deses hôtes, et il sort de ces méditations avec des épouvantes sincères, avec des larmes vraies; il a aspiré le parfum funèbre et ne saurait loubiier. Uuiconque a lu ÏUistoire des réwlutum d itaUe nous comprendra surtout.

Namix de Sainte-Aldegonde, apAtre, tribun, diplomate, écrivain, général, trouva dans son patriotisme et dans sa foi r inébranlable volonté qui tient tète à toutes les haines, à toutes les luttes, et qui sait accepter Texil comme le pain céleste des âmes [nucs. Il lomla la ré[)iiljliqu(^ rif^Tlnutlaise; il fut i ami, le conseil, le compagnon de Guillaume d'Orange, ce grand tacitiume , auquel son surnom porta quelque peu malheur dans Thistoire, et que M. Quinet remet dans son jour véritable et dans l'esiime qui lui est due. En face de ces deux hommes, Philippe II, ce spectre de TEscunal,. ç^jS monstre im* passible, ce Tibère tartufe qui donne k ses Atf^ l'accent d'une coiidaiiinaliuii a luuil, l't ([ui sMiiliolise l'inquisition dans sa plus sinistre perfidie, Philippe li, c'est-à-dire la compression, la force hypocrite, la tyrannie bigote, représente^'étemel ennemi de l'intelligence et de la liberté, armé de toutes »^ armes. Eh bien, iMaïuix de Sainte-Aldegonde n'hesite pas. Il laisse a

Ciuillaume la direction politique, mais il est Time de l'insurrection; il souffle partout l'esprit de vie, et, quand le poignard

bénit d'un fanatique a immolé le 'ïnt hiuiic, le grand citoyrn cx)ntinue seul sa tâche, , finit par avoir raison de ses ennemis et de la résialalice aveugle < de ses propres amis, affranchit la

Hollande, foud(ï une république qui est un avertissement pour 1 luirope, et, son œuvre aclievée, va prendre cette route de l'exil qui est devenue pm^iale^oprâ, 1^

384 ÉCRIVAINS hOmUÙS DE mîïlUS

C'est là une BOble exibience à raconter, et M. Quinel a été à la hauteur de son rôle. On sent que la main qui a écrit ces belles pages a frémi de joie et d'orçueil et brisé plusd'une fois la plume dans un iransport d'uutliousiasme; car Mamix n'est fort, loyal et inlrépide.que parce qu'il est un penseur profond, un écrivain inspiré, et ce héros est une démonstration nouvelle qu'il n'est rien de complet sans la condition suprême de la raison éclairée. L'ardeur martiale, la fougue impétueuse, peuvent se passer de style et de pensée; mais trouvez dans l'Iiisioire un héros véritable, un fondateur illustre qui ne soit pas un lettré! On peut avec l'épée d'Attila ravager d« empires, mais on ne conserve et l'on ne bâtit qu'avec les idées. Alexandre, César, éiaientdes lettrés, le dernier mômeungrnnd écrivain, et le spectacle le plus auguste à révfflr, c'est de voir Charlemagne, ce géant, déroidir ses mains crispées autour de sa longue épée, et plonger son pouce olympien dans une couche de sable pour tracer les premières lettres de l'alphabet. C'est là la joie, la revanche sublime de l'intelligence. On la méconnaît on la raille, on la méprise, on la foule aux pieds en passant, on veut fonder sans elle; ma« elle arrive à son heure, et en rayonnant tout à coup devant les monuments fraîchement élevés, elle les consolide en les séchant, s'ils sont dignes d'elle, elle les pulvérise en les faisant éclater, s'Us ne 1 ont point

prévue. ,

Donc Mamix aurait, dans ses œuvres littéraires, de quoi suffire i la réputaUon d'un grand écrivain ; mais il fut véritablement homme de lettres, en ceci que les mots ne servirent qu'à des pensées, et les pensées (lu'à la cause de la patne et de la liberté. Son hist.Mre est la glorihcation de la raison ; c est la légende, et aussi le martyrologe de l'esprit. Homme multiple, Français f.ar sa mère. Savoyard par son père, (iénevois par sa croyance, tlamand par son enfance, Hollandais par sa patrie, Mamix résume la sévede toutes ces races, et honore

toutes ces parentés. „ « . i^.

Pendant que le duc d'Albc couvrait les Pays-Bas deses M-

IIAHMX m SAI»TE-ALDEGÛNUE

chers, Maraix, réiugië à ileidelberg, écrivait, prêchait la foi de Genève et justifiait son titre de Questeur des gueux! Les

gueux! ce titre-là, quoique revendiqué avec fierté par les insurgés, leur porbit malheur. Ainsi que le remarque justement M. Quinet: t Quand on a pu trouver un mot heureux pour flétrir les opprimés, c*est une chose incroyable que la

facilité que ron trouve jujuc- de la conscience liuiiiaine. Combien de gens se sont dit, en voyant tomber les tètes iVEgfnottti de Home et' de leur rent mille compagnons d'éoha* faud : Après tout, ce sont des (juenxl » Kn France, dans toutes les révolutions, combien de fuis un suhiiijiie t n'a-l-il pas été l'excuse et le prétexte d'une lâcheté de la réaction!

Nous ne pouvons analyser le livre, nous devrions dire le puciue de M. Quiacl. lîe buiU de ces o u\it'5 qu il faut lire et relire, méditer avec foi; c'est le Credo des âmes vaillantesqui espèrent en la raison. Nous avions besoin que Villustre écrivain nous adressât ce vuluiuc du Inml Je son exil. Sou ili\iiiie de 6partacu8y suivant [ Histoire des révolutions dllalie, avait un accent désespéré qui refroidissait le cœor. Eh quoi ! le monde état t*il maudit t La vertu n était-elle (|u'une ironie? Non, Il uii5aviuii5 iaisun de [iiulester; voici M. Quinet qui [tio-

teste lui-même et qui nous donne l'exemple d'un intrépide martyr de la conscience, glorifiant Dieu et l'humanité jusqu'au

bout !

Le récit du "^tf'gô d'Anvei*s asi un eiief-d'œuvre, et Mamix y apparaît avec des proportions épiques. Hélas I nous pensions» en lisant cet épisode, à un autre héros qui, lui aussi, homme d'étude et de réflexion, dut s'improviser général, et soutenir, malgré la famine, la trahison» un siège terrible contre de nom-* breux ennemis; nous pensions k un proscrit aussi éprouvé» aussi simple dans sa cliuie, aussi modeste dans sa gloire, aussi digne d'estiuH} et d'admiration. Manin, l'ancien dictateur de Venise» est le filleul de Mamix de Sainte-Âldegonde. Puisse ToRUvre triomphante de l'ancêtre porter un jour bonheur au réve du peti^fils I

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586 ÉGR1VAII9S ET HOMMËS Diù LËTTR£S

Naniii exilé se ploDge im rëlode ; il amoncelle livres sur ^

livres; nutrefois pamphlétaire incisif, il allaqiiail Rome dans le style de Habeiais, et perçait avec la raillerie la plusgauloise, dans un langage affilé et étincdant de malice» tous les abcès de TEglise papale; maintenant, dans un style simple et sévère, il échange avec d'illustres amis les raisons de douter des hommes présents et d'espérer en Dieu et en i'hamanité ; le missionnaire grandit après sa mission finie, la solitude l'exalte et le fait buhliniede résignation, de tristesse et de simplicité.

Voici le portrait que trace M. Quinet de son héros» et jamais

son pinceau ne fut plus heureux :

« Harnix était de ces hommes qui, pour agir, n'ont nul besoin d'espérer. Toujours prêts, même sans croire au succès, ils vont tête baissée où sont la vérité et la justice. Quand tout est perdu, eux seuls ne connaissent ni découragement ni désenchantement; ils font entrer leur Dieu où d'autres mettent rintrigue. Leur politique, très-terrestre, très-sensée, est pourtant mu plus haut des deux; les hommes sont impuissants à l'abattre. L'onginalité de Marnix, c'est qu'à cette élévation il joignait le sens du monde le plus pratique, le plus délié, et je crois reconnaître Tempreinte de tout cela dans son portrait popularisé par les gravures du temps. Une longue et vigoureuse figure, le front vaste et serein; sous des sourcils profondément arqués, de grands yeux noirs, épanouis, amou* reux de lumière, d'où piulent en même temps Tausléritéet le sourire; des traits forts, des cheveux ondulés et touffus; une bouche prête à parlcar qui se contient sous d'épaisses moustaches; le menton effilé en pointe et perdu dans les plis de sa fraise; en tout, un singulier contraste de qualités hues et robustes; de la fixité et de la grâce, de Taudace et de la mesure, de la résolution et de la discrétion. On peut hésiter entre un humme d'État, un liomme d'Église, un philosophe et un poëte; mais c'est la volonté qui domine. »

Cette page de H. Quinet est une toile de Rembrandt. 0

MÂRI^IX DE SAINTE-ÂLDEGONDE

nous semble que ce portrail est encadré dans une large et épaisse bordure ovale, et qu'il nous sourit dans la pénombre

de son fond harmonieusement obscur, image d une âme indomptable; il regarde avec une pitié un peu fiére les courages indécis* les consciences troublées de nos contemporains.

Tout, (ians cette existence de Marnix, est d'un conseil salutaire, d'une leçon grandiose. Jouir avec modération du triomphe est, sans doute» une vertu difficile; toutefois certains tempéraments y atteignent, quand la prudence n'en fait pas une obligation superstitieuse à certains esprits médiocres; mais combien n'est- il pas plus difficile de rester debout, entier dans sa foi, dans ses illusions, dans ses espérances, quand pourtant on se sent vaincu?

Il n'y a que les opinions complices d iniéréts immortels pour ne pas s'ébranler. L'égoisme est fragile, quelque génie qu'il ait; la personnalité la plus robuste a des heures de détailiance, un moment de recul. Le sacrifice seul est impassible et stoïque; n'attendant rien pour lui-même, il espère toujours pour les autres, parce qu'il sait se résigner. Des gens comme Marnix comptent toujours sur le retour de Tile d'Elbe, môme au plus âpre moment de leur Sainte-Hélène ; et ils sont logiques, car ils n'ont jamais abdiqué.

Je voudrais bien ne pas quitter encore ce philosophe selon rÉvangile» dont l'eniretien fortifie l'esprit et épanouit le cœur. 11 écrivait à un autre grand réformé, Duplessis^Momay : « Je n'attends que les occasions ; de les chercher ambitieuse* ment ne me permet mon naturel, mais je les embrasserai avidement quand elles s'offriront. Touchant votre état, j en ai fort bon espoir, à cause que le voyant désespéré j'espère que Dieu se souviendra de ses miséricordes; mais le nôtre me semble en danger, parce que ses ulcères sont cachés, et comme cicatrisés sous les ampoules de la j^pârité. »

A jDela, Duplessy-Momay répond d*un accent non moins profond et pénétré : « En ces ennuis publics, je ne trouve ponsolation qu'en la conférence des bous, et entre ceux-là je

. m ÉCRIVAINS ht HomiES œ letihks

vous tiens des meilleurs. Avee tek, j'aime mieux soupirer

profondénieni (jue rire offrontément avec les autres, parce que le piu& souveat Dieu se nt de nus ris et nu contraire exauce nos gémissements et nos larmes. En particulier» faites* moi toujours c^i honneur de m'aimer, et croyez que je vous honore uniquement. Faites-moi queh}ueiois pari de vos solitudes, car j'estime vos déserts plus fructueux et plus fertiles que nos plus cultivées habîtatbns. De moi, tenes-moi pour un homme noyé dans les sollicitudes de ce temps, mais qui désire nager» s'il est possible, jusqu'aux solitudes. » Avec son esprit un peu contourné, avec cette afféterie un peu mélaneolique, cette réponse n'est-ellc pas touchante, et les épanchements de ces deui^ sages ne formeraient-ils pas une leçon toute-puissantCi quoique tout humaine?

Nous voudrions multiplier les citations; mais il faut nous hâter; le charme de ces fréffiientations a son vertige; et, si Von doit demander au livre de M. Quinet assez de consolation pour moins sentir la faiblesse, la trivialité, la déchéance d*un grand nombre de penseurs contemporains, il ne faut pas que nos yeux soient assez éblouis par cette lecture pour ne plus voir la réalité. Mamix est une ombre qu'il faut invoquer pieuse* ment, mais qu*il ne faut pas s'attendre à rencontrer. Ou*i| vive en nous et nous conseille; mais ne croyons pas, à force de le désirer et de le chercher dans ces pages colorées, qu'il est ressuscité en chair, et qu'après avoir vu son sourire transfij^uré [)ar la vie immortelle nous allons heurter sa main toute irémissante des lièvres de la vie terrestre. M. Quinet ne songe pas à démontrer qu'il y a toujours et dans tous les temps des philosophes comme Hamix de Sainte-Aldegonde; mais qu'il suffit, [mur rétablir la justice et la conscience en équilibre, que Dieu en fasse entrevoir un de temps en temps, même dans des regrets, à l'humanité fatiguée, mais jamais lassée. Le passé est Télernelle illusion de l'avenir!

Pour riieure crépusculaire que nous traversons au milieu d'écrivains qui nient, de philosophes qui doutent, d'hommes

d'intelligence hébétés par l inijnevu, la vie de Marnix doit être uue lumière qui conduise à la loi stoique, à la fermeté d'opi* nion» à la pureté des actes, au désintéressement du patrio* lisme, et qui guide dans le difficile chemin du devoir.

Cette esquisse d'une histoire de la fondation de la république néerlandaise serait incomplète, si elle ne se terminait par des considérations sur la foi, sur la politique, sur l'art des gueux. Nous ne pouvons nous arrêter qu'à ce dernier point. L'art n'est-il pas d'ailleurs la synthèse suprême des institutions et des croyances?

M. Quinet a écrit sur Rembrandt et sur Rubens quelques pages éloquentes qui resteront comme une appréciation élevée et rigoureuse du génie de ces deux maîtres et des liens mystérieux qui unissent les arts aux faits humains. Citons au hasard : u Rembrandt a rompu avec toute tradition, comme son Église avec toute autorité ; il ne relève que de lui-môme et de son inspiration immédiate. Il lit la nature, comme la Bible, sans commentaires étrangers. Aussi donne-t-il l'impression d'un monde nouveau, d'une création spontanée qui vient d'apparaître sans analogue dans les règnes précédents. Dr État surgit tout armé d'une grève déserte; un art splendide naît do lui-même, sans ébauche, sous le pinceau du peintre. Quand Rembrandt peint les scènes de TAncien et du Nouveau Testament, il peint ce quo ses yeux ont vu. Il a vu le sermon de la montagne à Técart, dans les [iiêches des protestants. Cette ioule qui hurle et qui menace dans \ Ecce homOf ne sont-ce pas les hommes qui viennent de demander la mort de Barneweidt? Ne demanderont-ils pas bientôt celle des de Witt? l'Évangile s'accomplit suus les yeux du peintre; tout est vie, réalité» histoire immédiate, dans cette école nationale. »

Il est impossible de mieux définir le génie tout d'ombre et de lumière de Rembrandt. Les pages consacrées à Rubens ont aussi emprunté la verve, la couleur, l'inspiration du maître. C'est sur ces deux portraits à la touche virile que se referme

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le livre, laissant dans l'imagiiiatioii et dans la raison du lec«

leur un double éclair qui lui rend cette lecture doublement proiiiable au point de vue de ses rêves et de sa conduite.

« L'inspiration de la^vie nationale, dit en terminant M. Quinet, se prolonge encore chez quelques honunes, même après qu'elle s'est éteinte pour la foule, et, comme il y a des héros, il y a aussi des artistes qui survivent d*un jour à la patrie perdue. » HagniBques paroles appliquées à Rembrandt et à liuLens, et qui sont la formule du rôle providentiel réservé à rhomme de génie. Quand un pays méconnaît sa propre gloire et sa mission, quand il s'endort dans sa prospérité ou dans sa honte, il y a toujours à l'écart, exilés, même au milieu de leurs concitoyens, quelques hommes d'élite qui ramassent et cachent dans leur sein la foi, le drapeau dédaigné* Vienne le jour de réveil , et ces hommes rendent à la masse inquiète le mot de ralliement perdu, T espérance oubliée.

Cest la conscience de cette mission qui donne dans 1 histoire une attitude si simple et si calme à la plupart des grands hommes frappés par l'ingratitude; c*est ce sentimmit fier et pourtant dévoué qui détournait de Marnix les blasphèmes et les reproches et qui lui faisait dire : c Regardons notre devoir et fion»*nous à Dieu. »

Celle phrase est la conclusion du livre de M. Quinet, elle en est la morale. Elle doit être, dans ce temps-ci, la conclu* sien de tous les livres et la morale de tout le monde.

Février tS56.

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