I.IvS MELANGES l)K M. VKUILI.OT
immonde, un gros de prétendus écrivains ou penseurs orgueilleux et sols, suant la peur ou le sophisme, Ificlies instigateurs, ou lâches complices do toutes ces atrocités, voilà l'ennemi. « La plume de l'écrivain des Libres Poisears reparaît dans cet aimable passage. Voilà comment un homme qui se prétend sérieux juge la Convention! voilà la justice qu'on peut attendre de ces fils de Loriquet! Et il se flatte de n(^ plus insulter! Mais qu'est-ce qu'il lait donc? Est-ce qu'il discute, par hasard? est-ce qu'il écrit l'histoire? Ne perd-on pas son temps avec cet infatigable excitateur à la haine et aux représailles violentes? Nous qui ne parlons qu'avec respect de ces (jredins de la Convention, nous qui les voyons s'immoler tout entiers, même avec leur honneur, à la grandeur de la patrie et à la liberté, qu'avons-nous à répondre à cet homme, à ce prolétaire qui crache sur ses libérateurs? nous qui nous sentons le désir de la gloire de la France, l'amour de la justice et de l'humanité, et qui plaignons et honorons ces grands athlètes de la Révolution, pouvons-nous engager un débat avec ce Marat qui les dénonce et les traite purement et simplement d'assassins? 11 y a pourtant dans ce chapitre un dilemme que nous trouvons exact et auquel nous applaudissons, mais qui nous semble un défi maladroit de la part des ultramontains. « Le monde, dit M. Veuillot, sera socialiste ou sera chrétien; il ne sera pas libéral. » Nous acceptons l'allernalive : j'aime mieux un socialiste, quel ((u'il soit, qu'un chrétien comme vous!
L'hydrophobie de la liberté rend l\. Veuillot sacrilège envers toutes les gloires; attaquant les légitimistes qui font pourtant de leur mieux pour être catholiques et ennemis du progrès, il les accuse d'avoir eu des velléités de libéralismo. i( Combien, leur crie-t-il avec dédain, un Lescure vous vaudrait mieux que dix Chateaubriand! » Comment est-il possible de s'entendre jamais avec un pareil homme! nous pensons, nous, qu'un seul Chateaubriand vaut mieux que dix Lescure! L'épée, si hère, si forte (|u"elle soit, se brise contre
une épée. Une plume s'y taille tout au plus et lui échappe. De Chateaubriand ou de Napoléon, qui a vaincu? Napoléon! direz-vous; moi, j'affirme que c'est l'écrivain endormi sur son rocher natal.
Dans un passage intitulé : la Liberté de la presse, et daté de 1852, le rédacteur de F L'wù'ers avoue, avec une naïveté qui pourr-ait passer pour du cynisme, (|u'il n'osait répondre à ses ennemis tant que ceux-ci pouvaient répliquer; mais que, depuis qu'ils sont forcés au silence, ou à une extrême réserve, il est bien plus à l'aise; écoutez-le : « Nous nous déclarons hautement cent ïo'is pins libres aujourd'hui que nous ne l'étions alors. Nous attestons en notre âme et conscience, et comme des témoins fidèles, que ces gens-là étaient sans foi, qu'ils ne pouvaient involontairement se tromper à ce point, qu'ils mentaient de dessein formé, ou qu'ils n'étaient que des maniaques furieux. » Quel dommage qu'on ne puisse en croire M. Veuillot sur parole, malgré le soin qu'il prend de se canoniser à chaque page! Il a été calomnié, assure-t-il, mais « la calomnie ne durera jamais lon(jtemps, et les calomniateurs liniront par avoir le chagrin de nous respecter. » Nous croyons très-sincèrement, pour notre part, que nous avons pris toutes les précautions possibles pour ne pas calomnier M. Veuillot. C'est ce qui nous empêchera sans doute d'avoir jamais le chagrin de le respecter.
Enjambons quelques chapitres sur l'empire, M. Veuillot les a mis par précaution, et pour qu'on y touche. Soyons donc logiques et conséquents avec nous-mêmes en n'y touchant pas. Dans un filandreux morceau sur ri']glise et la monarchie, nous apprenons que \& vertueux Malesherbcs corrigeait « les épreuves d'une ('dition clandestine (h; VEmite, condamné au feu par le l'arlemenl. m Nous savions cela. Mais ce que nous ignorions, c'est <|ue, par ce fait, Malcsherbes le rertueux {ce mol est souligmi dans le livie de M. Veuillot) cessait de mériter l'esiiinc des lionuêtcs gens. Flalleur di'licalemenl rélros- |i('clif, M, Wiiillol, iKiii-M'ulcim'iit ii'iiil liiiiiuiiage à Napoléon
LES MÉI-AINGES DE M. VKUILLOT 303
du rétablissement de l'Église catholique, mais assure de plus que le clergé, sous la Restauration, se souvenait avec reconnaissance des bienfaits de l'Empire. « Lorsque la puissance de Dieu (les Cosaques et la coalition) abaissait le maître du monde, lorsque sa miséricorde daignait le punir (il se serait bien passé de cette faveur spéciale), il affermissait son plus noble ouvrage, ces autels à l'ombre desquels plus û'un vieux prêtre, se souvenant de l'exil et de la captivité, afrié tout bus pour que la paix visitât l'âme de l'exilé et du captif qui avait été l'empereur Napoléon. » Franchement, il nous semble que le zèle ministériel de M. Veuillot devient hyperbolique et dépasse le but. Vouloir nous persuader que, sous la Restauration, les vieux prêtres, c'est-à-dire les prêtres autrefois réfractaires, vendéens ou autres, songeaient à prier pour un autre souverain que pour sa majesté bourbonnienne, c'est supposer que nous ignorons l'histoire. Napoléon vamcu n'était plus que l'ogre de Corse ; et le clergé n'avait pas assez d'encens pour le trône de saint Louis et les fleurs de lis. Je sais bien qu'il entrait dans le plan de M. Veuillot de persuader que son parti n'est jamais ingrat; qu'on peut se fier à lui; qu'il donne des bénédictions en retour d'avantages réels; mais le piège est visible, et par conséquent inutile. C'est d'ailleurs, entre nous, un médiocre profit à offrir pour un traité que la perspective de prières commémoratives en cas de décès ou de chute. Les vivants choisissent des alliés et n'ont que faire de pleureurs. Mais la Restauration, qui le croirait? se conduisit mal envers les ultramontains. M. Veuillot l'affirme ; les congrégations, l'influence cléricale, tout cela ne signifie rien. « La protection, dit l'insatiable sectaire, était principalement de parade et de faveur. Cela consistait en discours, en cérémonies, en offrandes. Cette vraie protection, qui consiste à donner à l'Eglise toute la liberté de son action et à restreindre autant que possible contre elle les attaques, les injures, les entreprises de la liberté politique, TÉglise ne l'eut point. » Nous demandons ce qu'il faut donner à ce parti pour qu'il soit content ; et nous ne
pourrions, en conscience, lui rien souhaiter de mieux que la Restauration'.... que nous ne souhaitons pas.
Le courage nous manque pour aller jusqu'au hout de ce fatras pesant qui répète à satiété les mêmes dénonciations; qui ne discute rien, ni avec personne, et dont il ne se dégage (|u'un sentiment, la furenr de n'être point pris en assez haute considération par des âmes honnêtes comme celle de I.acordaire, par des personnages importants comme MM. de Montalembert et de Falloux. Dans son humilité, dans son écrasement volontaire et béat, M. Veuillot trahit l'orgueil le plus intraitable; il sait bien qu'en se courbant sous l'Église il se relève devant vingt-cinq pn-lats. Aussi ne cherchez pas dans ses livres, dans ce volume, d'autre but que celui d'une personnalité farouche,, quel'animadversion publiciue embarrasse. Ce catholique in'. sait pas, ne veut pas défendre le catholicisme. Intolérant comme tous les esprits qui ignorent la méditation et r('tudc, il n'a ni générosité ni sérénité. Le calme chrétien, cet idéal tant vanté, lui fait défaut. Aigri contre tout le monde et contre lui-même, il ne respecte rien ; au fond, il hait l'ordre social et voudrait tout détruire au profit de son Kglise; c'est un communiste de sacristie, jaloux de l'ordre civil, de la force politique ; je ne sais si ceux dont il affecte d'être l'allié lui donnent la main; mais je ne crois pas qu'il suit jamais utile a d'autres qu'à ses ennemis. Hcsté seul à la tête d'un parti, appuyé par l'indulgence de Home cl par la sMHpatliie futaie des évoques, il est le plus grand péril et le |iliis grand .scandali; du catlidlicisuie, MM. de Montaleuibert et de Falldux ('laieiit r\\ mauviiisi^ [)osition pour l'allaquer; liniiiiiies |(oliii(|ues , fiisiduistcs versatiles, ils n'a\;iien( pas
le droit de lui reprocher des opinions qu'ils ont parlfigécs on suscitées ; mais ils sentaient bien le danger, en le dénonçant. Vtw malheur, aucun homme dans ce parti n'a le droit de lui jeter la pierre. C'est une des fatalités du sophisme que de périr dans l'injure, dans le blasphème. Quand même je n'aurais pas d'autre argument contre M. Veuillot, celui-là seul serait invincible et prouverait tout ce que j'avance: sa colère, son sarcasme ! L'erreur est tyranni(|ue. La vérité, qui se sent éternelle, est patiente, juste, miséricordieuse.
Il se peut que M. Veuillot ait toutes les vertus de l'homme privé; il se les décerne-, je les lui accorde, d'autant plus vo-, lontiers qu'il en a besoin. Mais j'affirme que comme journaliste, comme homme public, comme sectaire, il manque fies qualités les plus vulgaires. Il se peut qu'il aime sa famille; qu'il soit bon père, bon fils, bon frère, bon ami ; je l'admets et ne veux pas en faire l'expérience ; mais il n'est ni polémiste loyal ni impartial historien.
Il a bien le droit, et il en abuse, de se servir de l'ironie, de l'esprit ; quand on retournerait une fois par hasard cette arme-là contre nous, où serait le mal? Mais il n'a pas ledroit, et il en use, de diffamer, de calomnier, de dénoncer. Au surplus, nous sommes persuadé qu'il ne sauvera ni sa cause ni sa vanité. Soit qu'il affecte le ton gourmé et qu'il renonce à l'injure, soit qu'il en revienne à ses gaillardises des Libres Penseurs, il n'a une apparence de force, aujourd'hui, que parce qu'il a à côté de lui une apparence de coterie; le joiir où il sera seul, il ne sera plus. Cet homme n'a pour lui aucune chance, parce qu'il n'a contre nous aucune idée. Nous n'en parlerons donc plus qu'aux heures de gaieté, et nous ne ferons plus à nos adversaires l'injure de perdre le temps à les négliger pour nous arrêter à lui. La lecture des Mélanges ôte toute ardeur de polémique ; quand un écrivain autrefois odieux, devient simplement ennuyeux, il ne faut plus que le laisser faire ; il consomme sa ruine. M. Veuillot est un traître pour la société; pour son parti, c'est un ennemi ; pour nous, ce n'esl
plus qu'un grotesque. Ce livre des Libres Penseurs, ridicule et méchant, immoral et calomniateur, mériterait d'être brûlé si les libres penseurs étaient de ceux qui allument des bûchers. Quant au livre des Mélanges, il mériterait tout au plus d'alimenter le l'eu pour brûler l'autre.
1' iiovemlîic 1856.
S'il n'y a pas de société aimable qu'on ne soit obligé de quitter; il n'y a pas non plus de comédie qui ne finisse à la longue par fatiguer le rire. C'est à cette lassitude de la bonne humeur qu'il faut attribuer le silence absolu au milieu duquel se produisent les deux nouveaux volumes de M. Yeuillot. L'Univers est obligé de faire lui-même de longues réclames pour les œuvres de son rédacteur en chef. La foi mollit dans les âmes et l'édition ne se vend pas. Le goût se perd; ou plutôt il se retrouve, selon le point de vue auquel on se met pour trancher la question. On est rassasié d'injures, de scandales, de fausse componction ; et c'est en vain que M. Yeuillot entasse volumes sur volumes pour justifier ses colères, et pour prouver sa loyauté que ses anciens amis mettent en doute; la cause est entendue depuis longtemps par le public; on n'écoute plus; on n'a pas le temps de s'arrêter à ces commérages de sacristie.
Soit entêtement de critique, ou, ce qui est plus probable, soit intérêt pour M. Yeuillot, nous avons voulu échapper à l'indin'érence, au (h'dain universels. Nous avons lu consciencieusement ces deux énormes livres, comme si la conscience devait y trouver quelf|ue chose. Nous avons cherché dans l'entassement de tous les iirticlos, de toute la polémique de
' Mélanues. t. II .•( 111
VVnivers, quelque étude dont nous pussions tirer parti. 11 nous semblait difficile qu'un polémiste de cette verve, de cette violence d'expression, n'eût pas quelques belles et bonnes pages à fournir comme clément à notre gaieté ou à nos passions politiques. Mais, en dépit de notre bienveillance exagérée pour M. Veuillot, nous sommes obligé d'avouer notre déception. 11 ne se trouve rien, absolument rien, dans ces deux volumes, qui mérite la peine d'éveiller le rire ou la colère. Tout ce grand feu est éteint; toute cette indignation paraît froide; et jamais on ne sent mieux l'isolement du parti ultramontain dans la société du dix-neuvième siècle qu'en feuilletant toutes ces pages, qui autrefois paraissaient brûlantes, et qui gèlent les doigts. On n'y trouve plus rien qui corresponde à l'esprit public. Tout cela paraît usé, démoli si complètement, qu'on n'éprouve même plus un plaisir rétrospectif à le lire, tant la mémoire elle-même se refuse à rentrer dans ce milieu inutile et malsain.
Quel intérêt ont pour nous maintenant la lettre à M. Villemain, sur la liberté d'enseignement, les querelles avec les Débats el l'Université, les élections de 1846, le Sonderbund? Tous ces articles d'un journal ne forment pas les chapitres d'un livre. Éloignés du moment qui les vit naître, de la circonstance qui leur donnait de l'à-propos, on les trouve vides, quand ils ne sont pas grossiers. 11 faut autre chose que de la passion et de la haine pour vivifier une œuvre; il faut une foi féconde, des idées, de la science. M. Veuillot n'a rien de tout cela. Use bat les tlancs pour être ému, et, si l'on s'amuse quelquefois de ses convulsions, on n'en est pas touché. Mais, quand ces épilepsies apparaissent à distance, dans un lointain qui les isole pour jamais de nous, elles semblent bien plus ridicules et bien plus chétives encore.
Je crois donc que cette publication des Mélanges de M. Veuillot est de tout point un mauvais calcul. L'écrivain a voulu se justifier aux yeux de ses anciens alliés qui Tattaquaienl et le dénonçaient; mais ennuyer n'est pas convaincre ; et l'entasse-
308 ÉCr.l\ALNS KT MOMiMES DE LETTRES
ment des articles, surtout avec l'indifférence du public, attestera le dépit du réilacteur en chef de \'lJ)2iver,<i, mais ne répondra jamais de sa candeur.
Pourtant l'édition ne manquait pas d'une certaine habileté. Le piège était, au point de vue commercial, assez subtd. On avait mis dans le premier volume, contrairement à l'ordre logique et à la chronologie, les derniers articles de polémique, ceux qui avaient servi tout récemment contre MM. de Montalembert et de Falloux. On espérait ainsi allécher les lecteurs. Dans le second volume même, une préface d'une violence comique avait pour but de soutenir l'appétit. Mais la viande est bien creuse! Le breuvage bien amer! Il paraît que les besoins de la justification de M. Yeuillot nécessiteront encore trois autres volumes! Que ce bon M. Veuillot est difficile à justifier ! Mais le public n\n rien fait, lui, pour être soumis à cette rude é[)reuve! Si l'écrivain de Wnivei's n'attend son salut que de ses lecteurs, il est perdu; et mieux vaut pour lui puiser de la résignation dans la foi que de continuer une lutte insensée contre l'inattention universelle.
C'est dommage ! S'il y avait un écrivain véritable, un philosophe à idées, un chrétien à charité et à effusion, derrière cet (''nergumène, certaines pages qui paraissent emphatiques et grotesques atteindraient à une sorte d'éloquence.
Écoutez plutôt : « L'Etjlise, dit M. Veuillot, m'a donné la liiniinr et la paix ! » — Quelle lumière, hélas! Et surtout (|U(,'lle pai.\ ! — a Je lui dois ma raison et mon cœur. » — Je crois, moi, rpie l'Kglise est payée et i|ue M. Veuillot ne lui doit rien. — « Cest par elle que je sais, que j'admire, que j'aimi-, que je vis. » — Il est impossible d(! faire plus de tort à l'Kglise, si l'on juge du foyei' d'admiration, d'amoui', de vie, par la flamme (|ui s'en éclia[i[)e. — .( Lorsqu'on l'attaque, fui les mouvements d'un fils qui voit frapper sa mère. J'essaye d'arrHer la main f.arricide, j'esswe de l.\ meur- Ttiii!. H — Je crnis rpie la dernière tentation est plus fréquente ijue la première. < Certes, je n'ai le nuttheur de. haïr
LES MÉLANGES DE M. \EL'11,I.0T ÔUt»
aucun homme. » — Voilà M. de Falluuxbien rassuré; il niiiduira pas son ancien ami en pëclié mortel. — « Mais l'œuvre à laquelle beaucoup dlwmmes se condamnent et dont je vois tous les jours des effets irréparables, je la hais. Je la hais d'unepassion que rien n'épuise, que rien n endort, qui, malgré moi, quoi que je fasse, éclate en âpres (jémisse))i(nts / » - - A la bonne heure! nous retrouvons là notre Veuillot, le vrai, le seul, celui qui éclate en âpres gémissements. Gémissements est un mot bien faible, malgré r('|iitliètc âpres. Il est vrai que nous ne sommes pas au bout et que le bis de TEglise complète plus loin sa pensée évangélique. « Qu elles ni écrasent sous leurs débris (i^'écne-t-W en parlant des idoles de la libre pensée), pourvu quelles croulent ! Que je meure impuissant aux pieds de leurs autels, pourvu que j'en atteste la stupidité et r infamie i » — Cette fois, je tiens mon liomme. l'auvre M. Veuillot! Espérons qu'il ne mourra pas, puisqu'il n'a encore attesté la stupidité ni 1 infamie de personne. Mais, s'il vit, qu'il laisse vivre les autres; et qu'il n'expose pas ceux qu'il épargne à mourir d'ennui en le lisant. C'est peut-être assez de Mélanges comme cela. M. Veuillot fera bien de s'en tenir à trois volumes. On nous menace de trois autres. Ceux-là, nous les lui laisserons tout entiers sur la conscience, et il verra ce qu'ils pèsent!
15 juin 1857.
FLECHIER