‹ Écrivains et hommes de lettres (volume 5)Chapitre 20 sur 22 · MADRIGAL · texte numérisé non relu

MADRIGAL

Je vois les yeux dlris, ces astres animés,

Qui jetaient de si vives flammeS;

Et qui semblaient être formés Pour troubler le repos des plus tranquilles âmes.

Ils pleuraient leur propre malheur,

Pressés d'une extrême douleur,

Et couverts d'un triste nuage :

Je pardonne au destin cet accident fatal ;

Quoiqu'ils souffrent beaucoup de mal,

Ils en ont fait encore davantage.

« Vous savez bien, mademoiselle, que ce n'est pas là une médisance, et que mon madrigal est historique. II fallait bien lui donner un nom, puisque vous avez donné au second le nom de prophétique, peut-être parce qu'il finit par une prophétie.

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