‹ Écrivains et hommes de lettresChapitre 1 sur 15 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

On se souvient qu'après l'attentat du 14 janvier 1858, M. Billault. ministre de l'intérieur, sollicita un décret de suppression contre le journal Y Assemblée nationale et contre la Revue de Paris. Deux propriétés furent anéanties; il le fallait sans doute. Je ne me permets aucune plainte inutile : je ne vengerai pas des morts sur une tombe. Je veux seulement rappeler dans quels termes cette mesure rigoureuse fut demandée, et je ne doute pas que le grand orateur, dont l'empire porte encore le deuil, neùt regretté ses anatlièmes, en retrouvant devant lui, à la chambre, parmi les élus du suffrage universel, quelquesuns des membres importants de V Assemblée nationale et de la Revue de Paris, qu'on n'a pas supprimés.

C'était d'eux qu'il disait :

« Il est une mesure que nos lois pernjettent aujour- « d'hui : c'est de ne plus tolérer que certains journaux « soient entre les mains de quelques meneurs peu nom- « breux. mais infatigables, les instruments quotidiens du « travail démagogique, les organes presque officiels de « toutes leurs excitations directes ou indirectes. Il ne faut '( pas non plus que . d'un autre côté . attaquant sans relâ- « che, sous des formes habilement déguisées, la nouvelle (f dynastie et la constitution que s'est donnée le pays, on <( s'obstine à montrer en espérance, comme des réalités <( encore possibles et prochaines, des prétentions tombées f( désormais sans retour dans le néant du passé.

« Tant que la libre Angleterre a eu a redouter pour

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