PRE FACE
« la famille qui rè^ne aujourd'hui sur elle les attaques ou « les intrigues des amis d'un prétendant, cette liberté dont « elle est si fière s'est effacée derrière des rigueurs éner- « giques
« Le gouvernement dune grande nation ne doit pas « plus se laisser miner sourdement par les habiletés de la « plume qu'attaquer violemment par les brutalités sauvages « des conspirations.
« Le décret que je vous propose ne fera que justice à « l'égard de ceux qu'il atteint: il sera de plus un avertis- « sèment pour d'autres »
L'avertissement avait-il été réellement compris, ou bien la justice, comme je le crois, s'était-elle adoucie? Mais il est certain que la Revue de Paris et X Assemblée nationale suffirent à désarmer la prudence si terriblement armée de M. le Ministre. Je dois cet hommage à sa mémoire, comme je dois cet honneur aux deux recueils frappés.
Cette réimpression me permet aussi, après avoir atteste ma foi, de confirmer dans tous ses termes la, dédicace à l'ami le meilleur, dont l'affection avait précédé de longtemps l'alliance de la bataille, et a survécu plus forte et plus étroite aux déceptions apparentes de la lutte.
Louis ULBACH.
Paris, 15 novemlire 1863.