IS PAGE
^e te Suis, «t vert Uteuré La plus' chaude du jour, çuand 1« del est en féa, Nous viendrons, n'est-ce pas! bous dérober ua peu Dans cette verte et discrète demeure.
LA MEUNIÈRE
Bon I et les histoires !
LE PAGE
Veux-tu Reposer dans mes brasî Réponds.
LA. MEUNIÈRE
Je n'ai que faire.
Celui qui dans ses bras prend la belle meunière .
Est à llnstant même conmi.
J'aurais l'âme toute froi^ée
D'enfariner ainsi de blanc ' '
Votre habit magnifique et de couleur foncée.
Vivre etitre égaux, c'est là qu'est le bien seulement. Je veux jusqu'à la mort garder cette pensée.
J'aime le garçon du moulin , Et celui-là n'a rien à perdre sur mon sein.
L'eau reçoit toutes les confidences du meunier ; il lui conte ses peines, ses désirs, ses regrets, tout, jusqu'à ses illusions, que la nappe liinpide promène en sa transparence, comme cette ombre vaporeuse des saules et des peupliers du bord. C*est, entre le meunier et le ruisseau du moulin, un échange perpétuel de plaintes amoureuses, un petit duo plein de mélancolie et de tendresse, une de ces cantilènes mélodieuses «omme Bellini les aime.
LE JEUNE GàBS.
Où vàs-tu, clair petit ruisseau, si gaiement? Tu cours d*u»6 liiimeur si joyense et n leste, en bas; que cherebes-tu si vite dans le vaUoa? Écoute nn peu et me le dis.