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Schéma 8. — Affinités des ultravirus des ectodermoses neurotropes.
(Levaditi, Harvier et Nicolau) ; le virus poliomyélitique ne provoque pas de kératite chez le lapin (Voy. page 248).
e) Nous ajouterons que, pour certains de ces ultravirus, Vaffi-nité pour Pectoderme naso^pharyngé et buccal ne laisse aucun doute. Le virus de la poliomyélite et celui du groupe encéphalitique ont été décelés dans les sécrétions du nez et de la gorge, ainsi que dans la salive, où ils semblent rattachés aux cellules épithéliales (Levaditi, Harvier et Nicolau). Il est possible qu'il en soit de même du virus rabique, qui pourrait fort bien être un parasite des cellules épithéliales de la bouche, plus qu'un germe excrété par les glandes salivaires.
258 EGT0DERM08BS NKUHOTHOPES
Le schéma 8 (page 267) montre c<»s diverses affinités des ultravirus neurolropes.
Conclusions. — Ces données prouvent que |es ultri^vinis ï^eurotropes, lotçilenient différents, n\^\s appartenant- au nf^^i^e groupe, jouissent d'une propriété commune, à savoir : leur affinité pour l'épithélium des feuillets embryonnaires cc^Qderffîique^ (cornée, pe^u pu système nerveux et ses expansions). îl y a donc lieu de 4^8igner les pffections qu'ijs provoquent par \ù ternie EctoderT moses (i) et, puisque chez tous, nous retrouvons une affinité plus on n^oins marquée (facultative ou obligatoire) pour le névraxe, ces ^fîections sont des « Ectodermoses xeurotropes ».
La peau (épiderme) et la moelle épinière se trouvent aux deux extrêmes de l'échelle des affinités des ultravirus neurotropes. Il semble que plus un virus acquiert d affinité pour Tectoderme proprement dit, moins il est apte à s'attaquer au système nerveux cent^l, et inversement. A ce point de vue, la vaccine est, à l'origine, le moins nenrotrope des virus étudiés, tandis que le germe de la ppliomyélite est le plus rigoureusement acclimaté au névraxe, le plus exclusivement neurotrope. L'encéphalite et la rage font transition. Qn voit, d'ailleurs, que le viius de l'herpès qui, parmi les diverses variétés degermes appartenant au groupe encéphalitique,est celui qui prodnit les lésions cutanées les plus accusées, offre également l'affinité la plus inconstante pour le cerveau.
On saisit facilement l'analogie entre ce neurotropisme et celui du Tï^epo^ema pallidum, Levauiti et Marie (2 ont montré que, plys le tréppnèiTie tend à se localiser sur l'axe cérébro-spinal, pour y provoquer la paralysie générale et le tabès, moins il est apte à s'attaquer à l'épiderme cutané et muqueux. L'opposition, dominée par les feuillets embryonnaires, qui sépare les deux variétés dermotrope et neurotrope de tréponème, existe également entre la variété herpétique et encéphulitique du germe filtrant de la maladie de Y. EcoNOMo.
(i) Pfiir opposition avec les niésodevmoses^ maladies infectieuses provoquées par la plupart des microbe» visibles cl cuUivables. H s'asiftl là d'une loi générale (LçvAOïTt, C. H. (le CAv-. des Sciearas 1921, l. CLXXUI, p. 370).
(2) Levaditi et MAwiii, A^nnalçs de riaslii^I Pasteur y 1919, t. X^ip^j(I^ p. 7^1^