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Un peintre s'étant montré à la fenêtre, ils lui demandèrent la permission de visiter la maison. Elle contenait autant de chambres que le cottage d'Almorah ; mais les pièces de chaque étage, au lieu d'être distribuées à droite et à gauche du corridor, étaient placées du même côté, et s'éclairaient, l'une sur la route, l'autre sur un jardin.
Ils demandèrent ensuite le nom du propriétaire, qui était un certain John Mac-Mahon, entrepreneur, demeurant rue Vauvert. Le peintre ne put leur indiquer
le numéro, mais affirma qu'ils reconnaîtraient sans peine le logis de Mac-Mahon, à cause d'un gros arbre qui était planté devant.
— Où allons-nous maintenant ? dit Eddy.
— Eh bien ! repartit Paddy, chez Mac- Mahon.
Ils n'eurent point de peine à trouver la rue Vauvert, une interminable rue en pente raide, qui fait de grands circuits. Ils ne songèrent plus au gros arbre qui marquait la demeure de John Mac-Mahon, mais, supposant que cet homme devait être fort riche pour posséder un aussi charmant cottage, ils s'arrêtèrent sans hésiter devant une propriété magnifique, et sonnèrent à la porte du jardin.
John Mac-Mahon ne demeurait pas ici, et même on ne le connaissait pas. On ne le connaissait pas davantage dans la maison voisine ; mais la servante qui leur ouvrit cette fois, leur montrant à quelques pas une vieille femme qui poussait une voiture chargée de linge, leur dit : « Peut-être la blanchisseuse du quartier le connaîtra. » En effet. Et ils apprirent par cette vieille que le propriétaire demeurait au numéro 20.
Ce n'était pas une magnifique villa, mais une boutique fort peu spacieuse et encombrée d'un comptoir où s'entassaient
des couronnes de perles, des couronnes de fleurs artificielles avec des inscriptions :
IN LOVIXG MEMORY
Ou bien :