‹ Edgar-A. PoëChapitre 28 sur 51 · A LA SCIENCE · texte numérisé non relu

A LA SCIENCE

SONNET

0 Science ! tu es la vraie fille du Vieux Temps, toi dont le regard indiscret transforme toutes choses. Pourquoi fais-tu ainsi ta proie du cœur du poète, ô vautour, dont les ailes sont les mornes réalités ? Comment poiurait-il t' aimer ? Comment t'estimerait-il sage, toi qui n'as point voulu le laisser errer dans ses rêves en quête de trésors au sein des cieux constellés, encore qu'il y soit monté d'une aile intrépide ? N'as-tu pas arraché Diane à son char, et réduit les Hamadryades de la forêt à gè chercher un abri dans quelque étoile plus heiu-euse ? N'as-tu pas enlevé la Naïade à son flot, l'Elfe à la pelouse verdoyante, et à moi, ne m'as-tu pas ravi mon rêve estival sous les tamariniers ?

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