‹ Edgar-A. PoëChapitre 29 sur 51 · A HELENE · texte numérisé non relu

A HELENE

Hélène, ta beauté est pour moi comme ces barques nicéennes d'autrefois, qui, sur une mer parfumée, ramenaient doucement le voyageur las, épuisé, vers son rivage natal.

Longtemps habitué à errer sur des mers désespérées, ta cheveline d'hyacinthe, ton classique visage, tes chants de Naïade m'ont transporté au cœur de cette gloire qui fut la Grèce, de cette grandeur qui fut Rome.

Oh ! là-bas, dans l'embrasmre splendide de cette croisée, comme tu me semblés pareille à une statue, debout, ta lampe d'agate à la main ! Ah, Psyché, toi qui m'es venue de ces régions qui sont la Terre Bénie !...

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