‹ Edgar Poe, sa vie et son uvreChapitre 177 sur 429 · Poe à I^dw. Valentine, 20 novembre 1848; Ingram · texte numérisé non relu

Poe à I^dw. Valentine, 20 novembre 1848; Ingram

2. m. Patterson à Poe. 21 aoat 1819; Cill, '232. Patterson lui disait toulefui.s on sa letlrc du 21 août que la chose n'était plus possible que pour lo mois de juillet suivant.

partir pour liiclimoiid afin de m'en occuper et il est possible que !e premier numéro paraisse en janvier prochain ^ »

Avant de quitter la Nouvelle-Angleterre, Poe voulut toutefois faire une dernière visite à sa chère Annie : elle dut avoir lieu en mai ; mais, à son retour à Fordham, le perpétuel besoin d'argent le retint de jour eu jour jusque vers la fin de juin -. Il se trouvait alors assez intimement lié avec une femme de lettres de New- York, Mrs Lewis, qu'il connaissait depuis 1845 et dont il avait dès 1847 chaleureusement loué les vers dans le Southern Literary Messenger. Elle a, ainsi que son mari, conservé quelques impressions intéressantes sur les derniers jours de Poe à New- York. Il était alors, parait-il, profondément déprimé. « Lui et sa chère Muddie, dit M. Lewis, venaient souvent nous voir et, sur mon insistance, passaient fréquemment plusieurs jours chez moi. »

« La veille de son départ pour Richmond, ajoute Mrs Lewis, M. Poe vint dîner et passa la nuit. 11 semblait fort triste et il se retira (le bonne heure. En me quittant le lendemain matin, il prit ma main dans la sienne, et, me regardant dans les yeux, me dit : « Chère Stella, ma bien chère amie, vous me comprenez et vous m'appréciez vraiment : j'ai le pressentiment que je ne vous reverrai jamais. Je dois partir aujourd'hui pour Uichmond. Si jamais je reviens, écrivez ma vie. Vous pouvez me rendre justice et vous le ferez. — Je le ferai, » lui dis-je, et nous nous séparâmes pour ne plus jamais nous revoir'*. » « Avant de quitter la maison, ajoute Mrs Clemm, il avait arrangé tous ses papiers, et m'avait dit ce qu'il fallait en faire, s'il mourait. Au moment des adieux sur le paquebot, quoiqu'il fût si abattu, il sefforça encore de m'égayer. « Pour la grâce de Dieu, ma chère mère, dit-il, ne craignez rien pour votre Eddie! Pensez comme je serai sage tant que je serai loin de vous, et que je reviendrai pour vous aimer et vous consoler ". »

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