‹ Edgar Poe, sa vie et son uvreChapitre 195 sur 429 · Works of Edgar A. Poe, (Vol. I · texte numérisé non relu

Works of Edgar A. Poe, (Vol. I

10. Depuis que ces lignes furent écrites, a paru une nouvelle biographie de Poe par le colonel John A, Joyce, plus alerte, il est vrai, que documentée.

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miques les plus passionnées et par les investigations les plus minutieuses, nous n'avons la prétention d'ajouter aucun document nouveau, bien que la plupart de ces faits soient, jusqu'à ce jour, demeurés à peu près inconnus en France. Nous nous sommes seulement efforcés de donner aux contradictions multiples d'une existence et dune personne si chaotiques une interprétation qui n'est, croyons-nous, pas moins scientifique que généreuse. Il nous a, en effet, semblé que la pathologie mentale, par suite de ses récents progrès, était désormais capable de résoudre l'un de ces délicats problèmes de psychologie littéraire. En présence d'un être et d'une oeuvre qui crient si haut la folie, aucune autre méthode ne nous a semblé suffisante, à moins que le critique littéraire ne soit à jamais réduit au seul rôle de narrateur qui répète sans comprendre. Deux fois, du reste, la solution a été cherchée en ce sens. Dès 1875, en un intéressant article de Harper's Magazine ^ un écrivain américain, F. G. Fairlield, sappuyant sur la tlièse du ])'' Leblois, a cru trouver dans répilei)sie larvée l'explication de tout le problème^; mais il faut avouer que, si vagues que soient les symptômes de ce mal, nous n'en trouvons pas trace dans la vie de Poe et que se contenter d'en démontrer l'existence par les seules œuvres de Poe, c'est s'exposer à de graves méprises^. Plus récemment, Arvède Barine, en trois brillants articles, débordants de verve généreuse, a cru trouver dans la seule dipsomanie la clef de l'énigme. Or cette dipsomanie,

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