‹ Edgar Poe, sa vie et son uvreChapitre 194 sur 429 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

circule dans leurs artères avec chacun de leurs globules sanguins ^ ))

L'interprétation bienveillante de Baudelaire, qui fut aussitôt partiellement reprise par un critique anglais, J. Hannay ^, était d'autant plus méritoire que l'écrivain français n'avait guère eu, pour corriger les malveillantes impressions de Griswold que quelques articles de revue comme ceux de Willis et de Daniel. Le bienveillant petit livre de Mrs Whitman ^ ne parut en effet qu'en 1860. Eugène Didier, seize ans plus tard, n'apporta guère de documents nouveaux % et W. Gill, l'année suivante, compromit peut-être les siens par une excessive apologie de Poe «. Ce n'est qu'en 1880 que M. Stoddard donija, bien qu'avec une faible dose de sympathie pour son auteur, une biographie vraiment documentée ^ Il restait à deux écrivains : l'un anglais et l'autre américain, d'entreprendre pour Poe des travaux vraiment considérables. M. Ingram s'y consacra, pendant des années, avec un zèle qui sut, en dépit de toutes les difficultés de l'éloignement, recueillir de nom])rcux documents pleins d'intérêt, et qui s'est prodigué en une admirati-on dont la générosité ne connaît pas de bornes ^ M. Woodberry sut, à son tour, en 1894, à force de reclierches aussi heureuses que consciencieuses, découvrir des portions entières de la vie de Poe ignorées ou méconnues, et accomplir, avec une austérité qui ne flécliit jamais, une biographie** dont la documentation, complétée par un récent mémoire ^, semble désormais définitive ^^.

A la masse énorme des faits ainsi accumulés par les polé-

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