‹ Edgar Poe, sa vie et son uvreChapitre 205 sur 429 · Ibid., X, p. 12P · texte numérisé non relu

Ibid., X, p. 12P

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parait d'elle i. » « Ce saint rêve, ce saint rêve, tandis que tout le monde me blâmait, il m'a ranimé comme un beau rayon qui guide une âme solitaire-. » Si jepia's espérer (ô Dieu, je le puis), cet espoir tombe d'un sanctuaire éternel^. »

Comment donc ne pas être fier d'un tel privilège qui est le « sceau mystique du génie? )) Comment ne pas sentir en soi « un sombre flux insondable d'orgueil infini '^ )), « d'un orgueil qui n'a rien de terrestre^ », « qu'il serait criminel de combattre S) et qui, du reste, « lutte triomphalement contre l'humanité ' »?

« L'âme passionnée qui a connu et profondément senti ce muet langage de sa propre suprématie..., cette âme qui sent son droit inné, le mystique empire et la haute puissance que lui donnent les forces énergiques de l'esprit dès son heure natale... l'âme qui connaît un tel pouvoir trouvera que VOrgiieil est le souverain maître de la volonté*'. »

Et pourtant, il n'est pas sans doideur, ce puissant phénomèue dont l'intensité, absorbant tout l'être vibrant en une sensation unique, anéantit toute personnalité comme en une mort voluptueuse.

« Il est sur terre une agonie qui, bien qu'idéale, est peut-être le pire mal de l'humanité. C'est une félicité, en sa propre réalité trop réelle pour le cœur de celui qui ne vit pas en lui-même, mais qui donne volontiers une portion de son âme à Dieu et au grand tout, pour celui dont l'âme aimante habite avec la r^ature en ses sentiers déserts, parle de ses voies merveilleuses et, en parlant, bénit ses

\. Works, X, 123.

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