En 1843, to Ilellen avait pris la forme
To the glory that was Grecce And the grandeur that was Rome.
Dans le Dreamland de 1844, nous avons :
Lakes that endlessly outspread . Their lone waters. lone and dead.
Their slill waters, still and chilly
With the snows of (he lolling lilly.
By the lakes that thus outspread
Their lone waters. lone and dead
Their sad waters, sad and chilly
With the snows of the lolling lilly.
The Sleeper de 1831 n'avait que :
en 4845 qu'elles manifestent, par leur fréquence comme par leur complexité, une habitude mentale consciente et raisonnée. C'est sans doute sous l'inHuence de HoodS de Miss Barrett- et
Ail beauty slecps...
The lady sleeps; tlie dead ail sleep
The lady sleeps; oh! may her sleep.
Tandis que la Dormeuse de 1843 a :
Ail beauty sleeps...
The lady sleeps. Oh! may her sleep, Which is enduring, so be deep !
My love, she sleeps. Oh, may her sleep. As it is lasting, so be deep.
1. Poe cite dans sa réplique à Outis (VI, 139). un passage de Th. llood où reviennent ces repetends :
We watched her breathing through Ihc night,
lier breathing soft and low...
So silently we seemed to speak,
So slowly moved about...
Our very hopes belied our fears ;
Our fears our hopes belied ; We thought her dying when she siept,
And sleeping shen she dicd.
Et, ailleurs, un autre de Miss Barrett (VI, 307]. Which divine impulsion cleaves In dim movements to the leaves Dropt and lifted, dropt and lifted In the sunh'ght greenly lifted, la ilie sunlight and the moonlight (ireenly sif'Led through the trees.
Ever wave the Eden trees, In the nightlight and the moonligkL With a ruffling of green branches Shaded of[ to résonances. {Draina of Exile.)
Les italiques sont de Poe. Il ajoute à propos de ce passage : « Les pensées iippartiennent ici à la plus haute poésie, mais n'auraient pu trouver une ■expression adéquate, sans le secours de ces répétitions, de ces formes inusitées, en un mot de ces étrangetés (quaintnesses) qu'on a trop longtemps cru bon de blâmer au hasard sous le seul nom d'affectation 1 II n'y a point de poète qui ne se sente transporté par ces deux passages, mais. nous croyons qu'il y en a peu qui ne trouvent difficile de concilier Timpossiblité de s'abstenir d'admirer avec la conviction trop hâtive que, toute réflexion faite, il n'y a rien à admirer. » Il est remarquable que Poe revient mainte et mainte fois à propos de Tennyson (VIII, 209), comme à propos de lui-même, sur la nécessité de ces étrangetés dans lesquelles il voit un élément de beauté, selon la formule de Bacon : point de beauté sans étrangeté.