‹ Edgar Poe, sa vie et son uvreChapitre 301 sur 429 · Mlas BarreLl, VI, 312, 313, 31i · texte numérisé non relu

Mlas BarreLl, VI, 312, 313, 31i

POE CRITIQUI'] 487

11 remarque fort justement que, faute de spondées, Ihcxamètre tel que veut déjà l'employer Longfellow s'adaptera toujours assez mal à la langue anglaise ^ Il n'en reconnaît pas moins à son rival une plus grande variété de rythmes, quoique une moindre perfection que chez Bryant-. Il montre, à propos de ce dernier, en une analyse détaillée tout ce quil y a de raffinement musical dans une belle strophe spensérienne des.l^es', et cette attention méticuleuse est un suggestif exemple de hx minutie que Poe devait lui-même apportera l'exécution de ses propres poésies. Il reproche avec raison à Lowell de manquer trop souvent d'oreille'' et à Emerson d'en manquer presque toujours. Telle était du reste sa sensibilité musicale que, si les raffinements de Tennyson lui arrachent des larmes ^ les cacophonies des poétereaux américains lui arrachent des cris de fureur. « Vous avez, dit-il au prétendu Maccus, un système de versification extraordinaire^. » Serait-il de votre invention? Je nai jamais vu personne faire une consommalion de consonnes pareille à la vôtre ; voulez-vous donc vous passer de voyelles ? Vous, M. Lord, continue-t-il, vous ne savez pas distinguer les dactyles des ^'spondées ni les pentamètres des alexandrins; vous mettez de ceux-ci partout; comptez donc sur vos doigts". Quant à M. Ghanning, il ferait mieux d'avoir des idées moins transcendantes et des vers moins boiteux ^ Rien de plus pittoresque que la versification de M. Mathews ; ses alexandrins estropiés ont l'air de jouer à cloche-pied ^ »

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