‹ Edgar Poe, sa vie et son uvreChapitre 307 sur 429 · Ibid., VI · texte numérisé non relu

Ibid., VI

ii. Peler Snook, VII, 102.

Malheureusement cette détestable imitation. Poêla voit partout, et sa haine n'est pas lente à la qualifier d'un mot dur; il l'appelle, à tort et à travers, plagiat. Nous avons, dans ses Pinakidia, remarqué cette prédisposition chez Poe dès sa jeunesse ; nous la retrouvons dans toutes les périodes de sa vie. Aldrich pille Hood*, Brown pille Hirst-, Hirst pille Poe^ Qui, du reste, ne dérobe pas quelque chose au pauvre poète méconnu? Ward copie son Al Aaraaf' , Lord, qui emprunte à tout le monde, prend aussi à son Al Aaraaf. et à son Corbeau, et à sa Lénore et à son Palais liante'^. Et ce ne sont pas les moindres qui se permettent ces libertés : Hawthorne imite son William Wilson^; Longfellow lui-même, le fameux poète morahste, Longfellow qui s'est déjà approprié une ballade de MotherwelF et qui, dans sa Messe pour V Année mourante s'est servi de la Mort de la Vieille Année de Tennyson^ Longfellow qui a déjà dérobé à la Gitanilla de Cervantes tout le sujet de son Étudiant espagnol^, le grand Longfellow ne se gêne pas pour lui dérober à lui, le pauvre Poe, des scènes du Politien^^ et sa conception du Palais Ilanté^K Si seulement ces prétendus larcins avaient la moindre vraisemblance ; mais non, on a beau regarder de près, examiner les faits, comparer les textes, on ne peut, en dépit de la meilleure volonté du monde découvrir la moindre ressemblance sérieuse. Tout cela n'est que pure imagination, et l'on se demande, en présence d'une telle aberration ^^,

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