‹ Edgar Poe, sa vie et son uvreChapitre 313 sur 429 · e>û^^Blo7: Usher, I, 133; Wilson, II · texte numérisé non relu

e>û^^Blo7: Usher, I, 133; Wilson, II

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tait, si ce ncst de nom, le maître de ses propr(;s actions '. » G est ainsi que toute son enfance, comme plus tard sa vie entière, a (juelque chose d'exceptionnel et « d'outré » : pleine d'impressions profondes, de rêveries intenses, d'enthousiastes ardeurs, d'âpres luttes intérieures, de sourdes rivalités haineuses, elle apparaît dès l'école « comme un pèle-mèle de sensations, comme un monde fertile en incidents, comme un univers d'émotions multiples et de surexcitations passionnées et enivrantes- ». L'étudiant surpasse bientôt l'écolier : avide de sensations fortes, « ce joyeux compagnon » se livre pendant des années à de misérables dérèglements (]ui défient tout(^ loi et éludent toute surveillance; il es( tout à la fois joueur et buveur. Ruiné par ses extravagances, il ne craint pas de corriger par la ruse le mauvais hasard des cartes et ainsi il forfait à l'honneur-^ Entièrement adonné à l'alcool et au vin, il sent sous cette exaspérante influence sa surexcitabihté héréditaire devenir de plus en plus impatiente de contrôle '. Ce n'est pas tout : aux boissons enivrantes il ajoute de bonne heure l'usage immodéré de l'opium et de la morphine et, en devenant rapidement l'esclave incorrigible, « il apprend à passer de cette exaltation effrénée de la personnalité, qui caractérise l'abus de ces drogues à ce coupable affaissement de l'àme, à cette chute doulour(;us(^ dans les banalités quotidiennes, à cett'e sensation de glace au c(X'ur, à ce déprimant dégoût, à cette irrémédiable dissolution de la pensée qu'aucun aiguillon de l'imagination ne peut ramener vers le sublime^ )). Le voilà donc déséquilibré : son incohérente personne, dont le fond est une extrême sensibilité

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