LA RELIGION DE L'ÉGYPTB. V
l'nvMon des peuples pastetirs. Dès lors TEgypte existe,
et son existence s'identifie avec celle du ileuve qui la traverse.
: Le génie égyptien a été dévoilé de nos jours, en même temps que celui de Tlnde etde la Ferse. Quoique Ton n'ait
pas retrouvé les liymnes des prêtres, lespoënies d'Isis, la muette Afûque se traduit par une a Bible de pierre. )> Ses livres sacrés sont ses obélisques, ses pyramides, ses nécropoles, ses hypogées, ses lemples, tous «revêtus de lettres de granit. » Au fond de l'un de ces temples, p]dgar Quinet pénètre, à la suite de CliampoUion le jeune et de MiiUer. Quj êrouve-t-il ?
« Des colosses assis, aux teHes do lion, (Tcpervier, de Lélier ; rh et là (les m )mies de quadniiièdes, d'oisoanx, de serpents. Ce sanctuaire, fîi bien cache, qu'est-ce donc, sinon l'autel où la nature elle-même ébauche, conserve, fobrii^ étemeliemeat les type^ de ioute ci*éatioii juiimale ? §
Kt, signalant en quoi diffère TÉgypte de l'Asie, il la montre cherchant principalement la révélation dans le ' mirade de la vicorganique. Son preiniar oulte est le culte de ranimai, et n'estn^e pas le vrai* rii de l'Afrique, « la première sanction du Code noir? » Mais le sacerdoce civilisateur peu à peu l'élève jusqu'à un idéal, caché au vulgaire et dont le spbùix est l'image.
Sans reaammencer la comparaison entre la Genèse hébraïque et la Genèse égy[)Uenne, M. Quinet en signale surtout la principale.4iilérence. lei, chaque journée de la création répond à. une incarnation particnlière, et "il y a autant de dynasties diverses que l'on a compté d'époques dans la construction de l'univers. D'abord apparaît l'être iirrévélé^ insondable, Jupiter Aoiinon^ le bélier ectulenr du dd ; puis- sa ténébreuse épouse, Alhor, la âame de Nn» biCf qui allaite le dieu enfant, incanié sous la forme du