‹ Edgar Quinet: sa vie et son œuvreChapitre 23 sur 135 · COURS DU COLLEGE DE FRANCE · texte numérisé non relu

COURS DU COLLEGE DE FRANCE

voûtes sacrées, par de pieux mandements, par des prédications non moins dévotes.

H y allait de Thonneur du libre penseur, ainsi provoqué, de ne point reculer devant ses adversaires et de les suivre jusque sur le champ de bataille. Du reste, le développement naturel de ses études sur l'Europe du Midi Tavait amené précisément au seizième siècle, au début du duel grandiose, qui n*est point encore fini, enlre la vieille foi et la pensée moderne. Reculer tout à coup dans le moyen âge ou s'élancer par delà l'âge contemporain, dans le vide des abstractions, sans doute M. Quinet pouvait le faire; mais c'eût été transiger ; il ne le fit pas. Ses ennemis se déchaînaient sans danger contre lui derrière les murailles de leurs cathédrales catholiques. Il crut, lui aussi, avoir le droit d'opposer la raison à l'injure, la lumière à l'obscnranlisme, la France révolutionnaire à Rome papale, du haut de la chaire du Collège de France, depuis des siècles cathédrale du libre examen. En même temps que son frère d'armes, M. Michelet, il déploya le drapeau de la liberté religieuse et philosophique; il démontra, pièces en mains, la mortelle influence des Jésuites^ sur les peuples méridionaux en particulier, et, en général, sur tous les peuples qui avaient accepté ou accepteraient, de gré ou de force , le poison de leurs doctrines.

Edgar Quinet donna six leçons sur les jésuites, du 10 mai au 14 juin 1843. Ce furent autant de batailles. Dès le premier jour les ennemis de la liberté de discussion étaient accourus en masse pour faire taire la voix vengeresse qui allait s'élever contre eux. Us remplissaient l'am-

' I.^ OEuvreê complètes, t. Il, p. i-12G, conliennent séparément les JésuUet de M. Quinet. Dans les sept éditions précédentes, ainsi que dans le« Inductions anglaises, italiennes, hollandaises, ils avaient toujours été réuni^: aiec. ccui de M. Michelet, qu'ils complètent et qui lef* complètent.

phithcâtre, et, quand le maître apparut, ils ^accueillirent par une tempête de sifflets et de vociférations. Celui-ci ne recula pas. Sentant bien qu'il représentait le droit et la liberté, calme, il resta à sou poste et attendit trois quarts d'heure un silence que sa fière attitude réussit enfin à imposer. Alors il parla. On l'interrompit. Mais bientôt il reprit son discours, et, quand il Tacheya, sa dernière phrase fut couverte de frénétiques applaudissements. La jeunesse libérale, en force, avait contraint les uitramontains à se taire et à se cacher.

Plusieurs des leçons suivantes furent presque aussi orageuses, car rémotion de l'auditoire démocratique éclatait bruyamment dès que les agents des jésuites faisaient quelque sortie; et plus d'une fois, entendant des cris formidables, l'administrateur accourut par les couloirs intérieurs, jusqu'à la chaire du professeur, et, pâle d'effroi, lui conseilla de lever immédiatement la séance ! — <k Je ne sais pas, disait-il, si ce soir il subsistera une pierre du Collège de France I o — Cependant, peu à peu, grâce à la tenue du professeur et à l'énergie des jeunes gens des écoles, les fauteurs de désordres disparurent, et ce fut au milieu du plus religieux silence qu'Edgar Quinet acheva l'accomplissement de son devoir. La bonne cause avait triomphé.

On se figurerait difficilement aujourd'hui quel effet produisit cette lutte par delà l'enceinte du Collège de France, non-seulement dans le royaume, mais dans le monde entier. Les ultramontains salissaient MM. Michelet et Quinet des plus infâmes calomnies, attiraient sur eux et les vaines foudres du Vatican et la plus efficace répression de l'autorité civile. — Puisqu^U n'a été ni improuvé j ni cenmré, ni désavoué, disait de M. Quinet monseigneur de Chartres, U est évident quU a reçu sa mission. — I^

LES. JÉSUITES. bi

Vx>n prélat espérait-il ainsi amener le gouyernement à Tiinprouver, à le eensurer, à le désavouer, à le punir, — le mot est sous-entendu par pure charité chrétienne — ? En peut-on douter? Mais le professeur para ayec habileté le coup qui lui était porté si sournoisement. — « Par quelle faveur, s*écria-t-il, aurais-je été choisi pour parler au nom de rUniversité, mot qui ne fais même pas partie de ce corps ?» Et il n'eut pas de peine à démontrer qu'en élevant la VOIX il n'avait pris mission que de lui-même, il n'avait consulté que la dignité et les droits de la pensée.

Pour se procurer le mérite d'une absurde tolérance à l'égard de ses ennemis, le gouvernement, subissant la pression de Topinion publique, qui s'était énergiquement prononcée, n'osa pas risquer, comme disait M. Cousin, un coup d'État contre le Collège de France. Il y fut néanmoins presque invité, le 27 mai, à la Chambre des députés, où certain soi-disant libéral accusa les deux professeurs d'attenter à la liberté de l'enseignement en mettant flambergeau vent contre un insaisissable fantôme. Le fantôme de la société de Jésus I sans doute, puisqu'elle n'était pas reconnue. Or, quand les jésuites ne sont pas reconM^, tenez pour certain qu'il y en a partout.

En dépit des rieurs, des tolérants et des archevêques, les idées de MM. Quinetet Michelet, acceptées de tous les libres esprits, se répandaient à travers les provinces, parcouraient l'univers entier, multipliées par les journaux, el partout soulevaient de si ardentes discussions, que l'on pouvait croire au renouvellement de la bataille philosophique et religieuse du dix-huitième siècle.

La publication des deux cours, réunis en un même corps d'ouvrage, empêcha la polémique de s'assoupir en ce pays de France où l'on s'endort si vite; aussi vite, par bonheur, on se réveille. Dans ses Observations sur la contro-

verse soulevée à roccasion de la liberté d' enseignemefU , monseigneur l'archevêque- de Paris daigna, avec onction à lexorde et violence à la péroraison, accuser les deux professeurs d'attaquer le clergé tout entier sous le nom d^une société noti'-reconnue par les lois. M. Quinet écrivit aussitôt (août 1843) une Réponse à monseigjieur V archevêque de Paris *. Comme, par un précédent écrit*, il avait pris une position toute particulière et bien tranchée dans le débat clérico-universitaire, il n eut pas de peine à retourner contre qui de droit ce qu'il y avait de spécieusement libéral dans les arguments archiépiscopaux. Allant donc sans hésiter au fond des idées de son adversaire et des siennes, il posa le vrai principe de renseignement public, principe repris plus tard et mieux développé dans YEuseignement du peuple, lequel est, non pas le partage entre une communion particulière ou même entre les diverses communions et TÉtat athée, mais l'État, dominant, absorbant plutôt toutes les communions, tirant de lui-même une vie religieuse générale, représentant plus que le christianisme, la Révolution. Ainsi la question, au lieu de rester circonscrite entre tel corps et tel corps, était posée largement entre la foi nationale et la foi étrangère, entre la liberté et le catholicisme.

M. Quinet partit pour le Midi, à la recherche d'arguments nouveaux arrachés au cœur même des peuples dont il avait à parler. Dans les derniers mois de 1843 et les

< œwreê complètes, i. II, p. 307^28.

• Du 2 avril 1842. — Môme volume, p. 392 et suiv. La c&ntrmferu nouvelle; que deviennent les Écritures?

LXLTRAMONTANISME. 55

premiers de 1844, il visita TEspagne et le Portugal. II en revint,- plus convaincu que jamais des effets dissolvants du catholicisme sur les nations dont il est resté seul maître. La relation de ce voyage. Mes Vacances en Espagne \ est un de ses meilleurs livres : profondeur des observations, intérêt des aventures, magnificence des descriptions, style et pensée, tout semble s'accorder pour en faire un chefd'œuvre. L'Espagne elle-même le jugea tel ; aussitôt après son apparition en France, elle se le fit traduire par un de ses plus illustres enfants, le ministre Lopez.

Le cours de 1844 (neuf leçons, du 20 mars au 19 juin), roula suTl'Ultratnontanisme*. Précédemment, M. Quinet s'était contenté de réfuter le passé. Maintenant il allait plus loin ; il discutait le présent, entr ouvrait l'avenir. — « Le jésuitisme, disait-il, a compromis le catholicisme; prenez garde que le catholicisme ainsi engagé ne compromette le christianisme! » — Bon avertissement, sans doute, mais dont les ultramontains se vengèrent comme d'une injure. Du reste, il faut bien l'avouer, le professeur avait mérité d'être honoré de leurs plus dévotes haines. Savait-il pas soulevé le voile qui couvrait auparavant les terribles résultats politiques du catholicisme en Espagne? n'avait-il pas montré du doigt les iniquités commises, au concile de Trente, et contre le dogme catholique même, et contre le droit humain? Poursuivant TÉglise de siècle en siècle, ne l'avait-il pas surprise en flagrant délit d'assassinat contre la science (Galilée), contre la vérité historique (Vico), contre la justice (l'inquisition)? Enfin, se rangeant du côté de ses grands ennemis du dii-huitième siècle, ne Tavait-il pas détrônée, en décernant à la révolution fran- ' çaise la papauté universelle et le gouvernement des âmes?

* ÛEuvres compléiet, t, IX.

*»ù/„ t. II.

Bientôt même, dans le Christianisme et la Révolution française (cours commencé en 1845, achevé par livraisons), il allait approfondir Tabime creusé par 1 789 entre le catho* licisme elles idées modernes, prouver la nécessité et l'urgence de la séparation absolue de TEglise et de TÉtat, écraser l'ancien dogme de Tinfaillibilité du pape, sous le dogme nouveau de la souveraineté du peuple ! Mais on réussit à lui couper la parole, — trop tard — , car la jeunesse des écoles de Paris, tète de la jeunesse française, avait cessé d'être catholique et était devenue répubHcaine.

Du jour, donc, où le gouvernement se sentit attaqué lui-même, sinon directement dans sa forme, au moins dans son esprit d'égoïsme et de réaction, il écouta les calomnies des jésuites et finit par contracter une sorte d'alliance avec Tultramontanisme, croyant ainsi arrêter brusquement, étouffer le réveil de la révolution. Le premier gage de cette alliance des ex-libéraux de la Restauration avec le parti prêtre devait être le silence imposé à MM. Mickiewicz, Michelet et Quinet. Cela fut facile quant à Mickiev^icz, Polonais exilé ; cela était impossible légalement pour les deux autres, qui étaient citoyens français et se trouvaient placés au-dessus de l'Université, par conséquent en dehors de l'action ministérielle. A la Chambre des pairs, le 14 avril 1845, le ministre de l'instruction publique avait reconnu lui-même la complète indépendance du Collège de France : les professeurs de cette institution nationale ne pouvaient être jugés, réprimandés, destitués que par leurs pairs. Mais, quand arriva l'époque de la réunion semestrielle de l'assemblée des professeurs du Collège de France (15 juillet), cette assemblée fut ofGciellement invitée à faire rentrer l'enseignement de MM. Michelet et Quinet dans ses limites natu-

MAMIFESTATIONS DES ÉCOLES. 53

relies. Les deux professeurs ayant énergiquement déclaré n avoir rien à changer à la direction de leur enseignement, dix-sept voix contre sept répondirent, par leur vote, à H. de Salvandy, que NM. Quinet et Micheiet n'étaient point sortis des bornes de leur programme et que le Collège de France approuvait leur enseignement.

L'année précédente, le i9 juin, Edgar Quinet avait terminé sa dernière leçon sur Tultramontanisme par ces paroles significatives :

c Mes adversaires ont contre moi d'autres diaires où s'enseignent poUiquenient d'autres maiimes, la presse, la tribune des deux (Cambres, où j'ai été» où je peux encore être dénoncé : cela doit leur suffire. J*ai pour moi, de mon côté, votre assentiment intérieur ; si j*y ajoute Testime de mon pays, je ne demande rien de plus dans ce moDde*. f

Et dès le lendemain, 20 juin 1844, une députalion de la jeunesse des écoles s'était rendue chez le professeur aimé pour lui prouver que ses idées n'avaient point été semées dans un terrain stérile, pour lui promettre que bientôt viaidrait le jour de la moisson.

M. Quinet avait répondu :

c Le témoignage que je reçois de vous m^est d^aulant plus précieux, qu'il s^adresse, non pas k moi, mais à nos croyances communes ; il suffit de vous entendre pour sentir qu^une vie nouvelle cx)mmence à circuler. La génération qui vous a devancés est lasse ; il faut que vous apportiez à votre tour un nouveau souffle dans le monde; et puisse cette &me généreuse que vous me moutrez ne pas rester seulement dans les livres, mais entrer avec vous en possession des affaires et des choses ! C'est ce que nous nous engageons mutuellement ici à faire quand le temps viendra pour nous

c Ramenez Téquilibre entre Tàme et la matière! cet avenir est

grand, messieurs, et c^est ï vous qu'il appartient ; chacun de vous en contient déjk une partie en lui-même. Toutes les nations, toutes les races, doivent apporter un fragment à cette œuvre. Travaillons seule-

' OBmfres campliiet, t. II, p. 304.

nient pour que notre pays conserve et accroisse ses droits à se dire la conscience du genre humain *. »

Après le iriomphe obtenu dans rassemblée des professeurs du Collège de France, la jeunesse crut de son devoir de faire une grande manifestation en Thonneur de ses trois maîtres, afin d'avertir le pouvoir que, si de nouveaux coups étaient portés à la liberté de penser, ces coups seraient sentis et vengés. Avec des fonds recueillis au moyen d'une souscription, elle fit exécuter par M. Borel une médaille de cinquante millimètres de diamètre, où étaient gravées les têtes de MM. Quinet, Michelet etMickiewicz,avec cette inscription au revers : Utunum omnes sinl, et cette légende : La France et les atiditeurs du Collège de France '. Les étudiants allèrent en corps porter la médaille aux trois professeurs. M. Michelet était absent. MM. Quinet et Mickiewicz les reçurent. — « Seuls, disaient-ils, ils n'ont pas déserté le grand enseignement des plus grands jours de notre histoire, et, grâce à ces professeurs, la plus grande tradition s'est renouée parmi nous. » — M. Quinet, profondément ému, engagea la jeunesse à se tenir constamment en éveil, à se trouver prête à toute heure, afin de n'être pas surprise quand viendraient les jours de péril et de combat. — « Soyez forts, s'écria le grand pocte de la malheureuse Pologne, soyez forts comme vos glorieux ancêtres^ mais soyez inflexibles comme eux... Que pas un de vous ne manque à l'appel lorsque le jour de marcher ensemble sera venu. Malheur à ceux qui se trouveraient absents ' ! »

De pareilles manifestations ne devaient certes pas rassurer le pouvoir. Le clergé, de soncôlc, et les jésuites, se

' Tome déjà cité, p. 305, 306.

* l^es Écoles, journal mensuel, 1'* année, i845-46, p. 155.

> Uê Écoles, 1845-46, p. 109, 110.

SUSPENSION DU CODRS. 57

sentant de mieux en mieux battus par cette formidable solidarité des élèves et des professeurs, étaient de plus en plus furieux, et leur haine se traduisait publiquement et secrètement, jusque dans les confessionnaux, par des calomnies, souvent ridicules, souvent infâmes. D* autre part, les doctrinaires, philosophes et hommes politiques, s'apercevaient avec désespoir que les esprits, entraînés vers de plus pures régions, s'éloignaient d'eux et de leurs théories fausses et débilitantes. Enfin, les gouvernements étrangers voyaient avec terreur assemblés dans les amphithéâtres du Collège de France tous les proscrits de l'univers ; ils entendaient les applaudissements que suscitait chaque parole de malédiction prononcée contre les oppresseurs, chaque parole d'amour dite en faveur de leurs victimes, chaque cri de guerre et d'espérance lancé du présent vers l'avenir.

On discuta au Château comment on ferait cesser sans retard une prédication révolutionnaire, qui suscitait tant d'embarras au dedans comme au dehors. M. Guizot proposa les mesures les plus violentes. H. de Salvandy était bien de son avis, mais il n osait. 11 attendit donc, ou plutôt fit naître une occasion. M. Michelet était inattaquable : il professait VHistoire et la Morale^ il avait donc le droit de tout dire. Mais M. Quinet occupait la chaire des langues et littératures méridionales et les professeurs du Collège de France avaient approuvé à plusieurs reprises son programme ainsi conçu : Littératures et institutions comparées de l'Europe méridionale. Ce mot : institutUms^ frappa le ministre. M. Nisard, bon diplomate s'il en fût, — car il possède une grande morale pour lui et une petite pour tout le monde, — M. Nisard fut dépêché vers M. Quinet afin de le supplier officieusement de faire plaisir au ministre en effacent ce gros mot d*insiituiions; naturellement,

disait-on, le professeur n en eût pas inoins été complètement libre dans son enseignement! M. Quinet refusa. Que fit-on? Le lendemain, l'afRche des cours parut sans le mot instilutions . M. Quinet protesta avec énergie (5 décembre). Le mot ne fut pas rétabli, et la chaire des littératures méridionales se trouva vide, le professeur ne voulant plus y monter les mains liées, la bouche bâillonnée.

Personne ne fut dupe de ce tour jésuitique. Chacun comprit que le cours d'Edgar Quinet était suspendu, non par la mauvaise humeur du maître, comme on le faisait dire, mais par ordre de V autorité. Tous les journaux libéraux s'en émurent, et la jeunesse prépara la manifestation de novembre 1845, qui sembla annoncer la révolution qui éclata un peu plus de deux ans après. Au jour dit, trois mille jeunes gens, assemblés sur la place de TÉcole de médecine et sur la place du Panthéon, sç réunirent et se dirigèrent, en ordre et silencieusement, vers la demeure de M. Quinet.*

Là, un étudiant prit la parole au nom de tous :

• Monsieur, dit-il, les écoles ont vivement ressenti le coup qui vous frappe. Il était de leur devoir de protester par une inanifestabon solennelle contre tout ce que Pacte du ministère accuse d'hypocrisie et de lâcheté...

« Nos applaudissements ont retenti au delà du Collège de France. On s*est épouvanté de voir parmi nous un patriotisme vrai, Penthousiasme des grands jours. On ne peut nous atteindre, on vous frappe...

c Nos sentiments sont connus, on sait quelles sympathies vous entourent, voti^ cause est la nôtre, ou hien plutôt c'est notre cause que vous soutenez, c'est pour nous que vous avez combattu, avec autant de fermeté que d'éloquence, cette réaction ultramontaine contre Tesprit de la Révolution.

• En venant aujourd'hui vous féliciter de votre attitude ferme et loyale, nous ne faisons qu'obéir à la voix de notre cœur et accomplir un devoir de reconnaissance. Entre les écoles et ceux qui représientent leurs idées et leurs sentiments, il existe une juste solidarité. Dans toute cette foule d'étudiants qui tous entourent, il n'en est pas un qui

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