LA HONGRIE
lât de la Macédoine, de la Thrace et de l'Albanie ; qu'une Roumanie puissante s'élevât sur le Danube, et, reprenant possession de la Bessarabie, s'avançât jusqu'au Dniester ; qu'enfin la Bulgarie, la Bosnie, l'Herzégovine, le Monténégro et la Serbie formassent un nouvel État slave. Mais alors jjnême, — les Turcs gardant encore Constantinople avec la ïhrace, — l'Europe serait-elle en sûreté contre la Russie? Cela est plus que douteux. Si Ton veut réduire le c'/arisme à l'impuissance ou seulement contraindre son ambition à prendre la route de l'extrême Asie, il faut avant tout qu'il y ait une Pologne, — laquelle, dès le premier jour, transporterait de son côté et du nôtre les espérances les plus lointaines des Slaves ; — il faut aussi qu'il y ait une Hongrie pour briser dès à présent le réseau des intrigues moscovites, pour débarrasser le monde de* la trahison autrichienne et garder la barrière des Karpathes envers et contre tous.