DU CHRISTIANISME PRIMITIF
Ces citations, qu'il serait aisé de multiplier, suffisent à faire comprendre que le christianisme de M. Quinet n'est point celui des religions particulières, soi-disant chrétiennes. Il ressemble, sous plus d'un rapport, au christianisme philosophique et unitaire d'Emerson et de Channing * ; il en diffère en ce qu'il ne tend pas à la fondation d'une reUgion nouvelle, mais à la création immédiate d'un ordre de faits nouveaux dans le domaine civil et politique.
Cependant M. Quinet n'eût-il pas mieux fait d'employer un nom moins borné pour exprimer d'aussi larges croyances? — Je reviendrai plus tard sur ce point qui me senible important. — Pour l'heure, il me suffit d'avoir montré sur quelles doctrines repose tout ce qui a été enseigné au collège de France de 1840 à 1846.