Porte, rue des Augustins (Disparue
célèbre immeuble. Tous les pays du monde y étaient représentés en nombre. Les costumes de velours, de damas, de soie, et les épées des Italiens et des Espagnols, seuls, faisaient différer cette scène de celle qui peut se voir encore tous les jours chez nous. Guicciardini qui exagère toujours, nous semble-t-il, a laissé son opinion de contemporain sur
les négociants indigènes. C'étaient des gens très riches. Quelques-uns avaient une fortune de deux à quatre millions (fortunes colossales alors), et
37. — Longue rue du Chevalier, n° 15 (Partiellement démolie).
même davantage. « Ce sont, dit-il, des gens polis, modestes et intelligents, profitant des exemples que leur donnent les étrangers, avec lesquels ils se lient facilement d'amitié et contractent des unions plus intimes. Ils sont aptes à faire le commerce avec tous les pays du monde ; il en est de même des femmes, quoiqu'elles n'aient jamais voyagé à l'étranger. Tous parlent trois ou quatre langues,
quelques-uns cinq et jusqu'à sept, et cela est presque indispensable, attendu qu'il y a plus de mille négociants étrangers fixés à Anvers. »