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MAISONS EN BOIS

l y a quelques années disparurent maintes maisons en bois qui nous montraient les types d'où dérivent les habitations plus solides des siècles postérieurs. Parmi les dessins, ne figurant que des fragments qui subsistent encore, un spécimen de maison en bois et en torchis, puis quelques modèles plus jeunes de façades revêtues de bois, ont été reproduits afin de montrer le noyau même de l'architecture civile dans le marquisat du Saint-Empire. La première maison, dont on ne peut fixer la date de construction, est basée sur une assise de pierre maintenant de fortes solives dressées et soutenues entre elles par des traverses horizontales. Souvent on ajoutait à ce squelette, des arbalétriers ou des diagonales en bois. La charpente recevait, dans ses rectangles et ses triangles vides, des murs formés de biocaille, de briques ou de branchages entrecroisés, tapissés de mortier, de terre glaise, de plâtre, et se crépissait à la chaux ; parfois le revêtement se faisait en planches ou en lattis protégé par des ardoises.

Généralement ces misérables huttes se composaient d'un rez-de-chaussée et d'un grenier ; la

maison représentée ci-dessus (fig.l) possédait un étage en saillie et des combles, à leur tour proéminents.

Il résultait de l'emploi de ce mode de bâtir que les poutres de la charpente, destinées à soutenir chaque étage,se trouvaient découvertes. Aux XVe et XVIe siècles ces pans de bois non revêtus furent l'occasion de nombreuse s sculptures.

Les baies de lumière n'étaient pas nombreuses, surtout dans les habitations moyennes ; plus tard, le verre à vitre étant mis à la portée des plus mo~ d estes bourses, 6 les fenêtres furent

Type de maison à revêtement de bois (Disparue)

moins rares ; alors la majorité des façades, au rez-de-chaussée, étaient entièrement vitrées de petits carreaux. Cette disposition s'observe au dessin figurant une maison de la rue au Fromage (fig.5-8).

Notre exemple (fig. 1) présente le toit de tuiles qui, après un édit du Magistrat, datant de 1391, dut remplacer le chaume trop propice au développement des incendies, malgré l'intervalle prescrit d'un ou de deux pieds séparant les maisons.

Gouttières et cheminées sont encore inconnues aux habitations privées. Les torrents d'eaux pluviales, tombant des toitures, allaient rejoindre les deux sortes d'ornières qui circulaient dans les rues souvent non pavées ; de là, l'eau, charriant des immondices, coulait vers un des canaux qui aujourd'hui sont tous comblés

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