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Maison à revêtement en bois (Disparue

ou voûtés. Ajoutons à ce spectacle, assez pittoresque, des espaliers en lattis couverts de vignes bien nourries aux bords des fossés.

C'est en 1546 seulement, qu'à la suite d'un incendie désastreux, le Magistrat lança un nouvel édit. Cette fois il défendait la construction de revêtements en bois et la réfection des anciens. Les maisons que l'on voyait il y a quelques années au Pont aux Anguilles (fig.2-3),au Marché au Lait, à la place Ste-Walburge qui fut supprimée en 1881, dans la rue des Saucisses, datent donc au moins du milieu du XVIe siècle.

Celle que l'on voit encore aujourd'hui dans la ruelle de la Chaise semble plus

ancienne, et date sans

8. — Type de maison au rez-de-chaussée entièrement vitré. (Disparue)

doute de la même époque

que la magnifique maison

qui a été démolie au Sablon (fig. 6). Toutefois des

restaurations avaient maintenu cette dernière dans

un meilleur état de conservation, lui avaient donné

quelques ornements d'un âge plus jeune, peut-être

de l'année 1599 inscrite au-dessus de la porte. « Cette maison, disait Thys, qui se trouve dans un excellent état de conservation, est large et spacieuse et peut être rangée parmi les plus remarquables anciens

9. — Entrée de l'Hospice St-Julien et une maison du XVIe siècle Rue Haute n°s 70-72

édifices de la ville. Elle présente un rez-de-chaussée en pierre, décoré de gracieux ornements, et quatre étages avec revêtements en bois qui se surplombent les uns les autres ; la plupart des fenêtres ont conservé leur vitrage antique ». Comme à toutes les maisons de ce genre, les deux arêtes du toit sont longées par une large planche, (voir fig. 3-5-7) dont le bord intérieur est dentelé de manière à figurer les redents de certains arcs gothiques ; ici le champ même de la planche est orné de découpures en creux.

Etroites et sombres, souvent très malsaines, telles étaient les rues d'alors. Les maisons surplombant la voie publique ne permettaient d'apercevoir qu'un mince ruban de ciel. Les tons bruns et gris des vieux bois ne devaient guère égayer ces ruelles. Pourtant, comme nous pouvons conclure d'après quelques jolies petites villes allemandes, le coup d'œil était assez pittoresque.

Car, si les maisons en bois, simples habitacles, ne révèlent aucun souci de beauté, il n'en était pas ainsi de toutes les façades.

Dès le XVe siècle on introduisait, dans la ligne des constructions, des éléments visant à les relever de quelqu' élégance. Soit revêtement en bois, soit façade de pierre, c'est à la même source que l'on empruntait des motifs. C'était le style ogival, qui a régné depuis le milieu du Xffle jusqu'au XVIe siècle, auquel on empruntait des courbes, des fleurons, etc.

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