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Maison du Vieil-Arc. — GrandTlace n

Les fenêtres lancéolées, très étroites, à ogive aiguë, aux pieds-droits souvent renforcés d'une colonnette, caractérisent le style gothique de la première époque.

L'arc en tiers-point distingue la période secondaire ou rayonnante, mais les réseaux circulaires qui ornent et consolident le tympan des baies la différencient le mieux du dernier mode, le gothique tertiaire.

Les formes de celui-ci dominent donc dans l'architecture de la cathédrale. Sauf les dessins en forme de flammes — de là le style flamboyant — que dessinent les rubans de pierre dans le tympan des fenêtres, la forme de ces dernières diffère très peu de celle de l'époque rayonnante. De la forme cylindrique qu'elles affectaient précédemment, les moulures s'étant amaigries, offrent alors généralement une coupe transversale prismatique. Pendant cette période où l'on voit poindre la décadence du style gothique, les fenêtres s'élargissent progressivement et l'arc s'affaisse de plus en plus, cependant que les ornements plus luxueux et plus nombreux chargent tous les corps de construction.

L'évolution complète de la période tertiaire a laissé des traces, distinctes les unes des autres, sur la façade et les tours de Notre-Dame. Commencée, dit-on, en 1352, l'abside forme un tout admirable et très pur. Ensemble sévère et détails — assez bien conservés — non aussi triviaux qu'à certaines églises gothiques, s'allient pour donner l'impression d'immensité, d'où ressort pourtant un charme pareil à un sourire de grâce. C'est la plus belle partie du temple, un fragment singulièrement brillant parmi tout ce que cet âge nous a laissé. Le corps même de l'église fut édifié au cours du XVe siècle. Ce n'est

qu'au siècle suivant que l'on termina le plus considérable monument religieux en Belgique. D'après Schayes et d'autres « la tour, la coupole, la chapelle de la Vierge, peut-être aussi les voûtes des derniers collatéraux de la grande nef», appartiennent à la première moitié du XVIe siècle. L'aspect de la coupole octogone à trois étages de galeries dénonce en effet une tendance d'art moins grave, plus légère que celle qui fit éclore le chœur de l'église et le bas de sa célèbre tour. Quant à celle-ci, haute de 120 mètres, « elle passe à

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