ENCEINTES ET POPULATIONS SUCCESSIVES
Au lieu de nous borner à donner simplement ici l’énoncé de l’étendue actuelle de Ko me et le chiffre de sa population contemporaine, nous axons pensé qu’il serait à propos et intéressant de rechercher quels ont été les accroissements successifs de l’une et de l'autre, depuis les premiers temps jusqu'à nos jours.
Les documents historiques sont assez nombreux et assez précis pour qu'on puisse indiquer, sans erreur grave, quelle fut , à diverses époques, l’étendue de la ville; mais il est infiniment plus difficile de déterminer , d’après les textes antiques, les progrès de sa population. L’incertitude et le vague de ces textes, et surtout leur fausse interprétation, axaient donné naissance à des calculs erronés, répétés depuis dans des écrits estimés, et cette question, restée indécise, avaiteessé d’être l'objet d'une discussion sérieuse parmi les savants. De nos jours , M. Dureau de la Malle , et après lui M. de Tournon , ont jeté une vive lumière sur ce point obscur de l'histoire , éclairci déjà en
(i Lorsqu'on exécutait ce» travaux, on découvrit près du Panthéon , de la place Mavona , et sur plusieurs autres point» du campo Marzo, diverse» branches d’égout» antique*, qui témoignent que les anciens avaient prolongé leurs cloaque» même sous Ir champ de Mar».
I ofi tlKNSEIC.'XKMENTS DIVERS.
1^56 par un mémoire de d’ An ville. Le mode dévaluation qu'ils ont adopté étant plus rationnel qu'aucun de ceux qu’on avait suivis jusqu’alors, a dû les conduire à une solution beaucoup moins éloignée de la vérité. Ce mode consiste à estimer la population de la ville antique par analogie avec celle des villes modernes, en tenant compte toutefois des habitudes simples des premiers Romains, qui durent, pendant plusieurs siècles, se contenter des plus étroites demeures, et en supposant les rues peu larges et les monuments publics très-rares.
A leur exemple, nous allons établir nos premiers calculs d’après les surfaces occupées par les populations; mais en admettant d’abord les mêmes éléments, nous aurons soin de les modifier ensuite, lorsque les conditions de l’état primitif viendront à changer sensiblement : nous motiverons, à l’occasion, les augmentations, du reste assez légères, que nous aurons à faire.
Les villes modernes sont loin d'offrir des proportions constantes entre leur population et leur étendue : les différences des unes aux autres sont au contraire très-marquées. En France, par exemple, Paris contient environ aog habitants par hectare, tandis que beaucoup d'autres villes en renferment de 3oo à joo sur une égale superficie;à Toulon , le nombre des habitants s’élève inéme jusqu’à 990 par hectare. Or , la moyenne entre ces quatre nombres étant de üoo, nous la choisirons pour l)a se. Sans doute ce chiffre ne pourra , en toute circonstance, s’appliquer à la population de Rome, s’accroissant dans une proportion variable, mais il sera, du moins pour les diverses époques, un terme moyen propreà donner l’approximation que nous cherchons et qu'il est seulement possible d’obtenir. Venons maintenant à l’application.
La première enceinte, celle de Romulus, lut carrée : elle ne comprenait que le Palatin, c’est-à-dire, une aire de aa hectares. La population ne dut pas dépasser alors 1 1 ,000 individus.
La deuxième enceinte ajouta le mont Capitolin au Palatin, cl la vallée qui les sépare devint le Forum. On peut estimer la superficie de cette nouvelle enceinte à peu près à 3G hectares, et conséquemment la population à environ 18,000 habitants.
Le règne long et pacifique de N lima fut favorable au progrès de la population. La ville s’étendit sur une partie du Quirinal et daus la vallée inter-
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médiairc, el occupa une surface d’environ 60 lieclares, ce qui suppose un nombre de 3o,ooo habitants au plus.
Tullus Hostilius, maître d’Albe, détruisit cette cité rivale et en transporta les habitants sur le Cuelius, dont la superficie, compris les |>entes, équivalait il peu près à celle de l'enceinte existante : ainsi la population put doubler; ce qui s'accorde avec le texte de Tile-Live, Duphcutur cwiwn rmmrrus. la» ville occupait alors environ lao lieclares, el le nombre des habitants devait être approximativement de 5o à (io,uoo.
Ancus Martius s'étant emparé de plusieurs villes du Latium, obligea leurs habitants à s’établir sur l’Aveutiiv et dans la vallée Murcia qui le séparé du Palatin, lie plus, il éleva sur le Janicule un fort destiné à protéger Rome ék la navigation du Tibre contre les incursions des Etrusques. Ce fort était lié au fleuve par une étroite enceinte qui comprit une faible |>artie de la i vallée Transtibérinc; à cette époque, la ville pouvait contenir au plus 80 a qo,uon habitants.
Enfin, sous Tarquin l’Ancien, comme la population continuait toujours à suivre un mouvement ascensionnel, son successeur, Servius Tullius, pressentant les hautes destinées de Rome, entreprit une vaste euceinte qu'il exécuta en blocs carrés de pierre volcanique, et fortifia, au nord-est , la partie la moins défendue par la nature, d’un ngger ou rempart terrassé, protégé par un fossé large et profond. Cette enceinte, d’environ ia,5oo mètres, comprenait le reste du QuirinaJ, le Viminal et l’Esquilin, c’est-à-dire, un espace d’a peu prè»638 hectares; la ville contenait alors les sept monts, d’où elle prit le nom de Pille mtr sept collines, Lues Septicolus.
Ainsi , en moins dé deux siècles, Rome était devenue tellement vaste, que l'enceinte de Servius put lui suflire jusqu’aux temps de Sylla , qui se borna, ainsi que César, Auguste, Claude, Néron, Trajan et Septime Sévère, à faire quelques augmentations partielles au Pomœrium (t) sans changer l'euceiule de Servius (■>).
( i ) Le Poimrrium ètaitun espace attenant aux mors, fWu an dedans jtrau dehors ; espace consacre, suivant le rite étrusque, et qu'on ne pouvait couvrir <l*ai:rdae construction ni même cultiver.
fa) Suivant Denis d*Halicarnasse, l'enccintc de Rome ne surpassait pas de beaucoup, de son temps, celle d’Athènes. Le calcul du périmètre de l’uoe et de l’autre prouve eu effet l'exactitude du fait avancé par l'historien. '#
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RENSEIGNEMENTS DIVERS
Ou ne peut se dissimuler que la population ne fut d'abord et pendant longtemps insuffisante pour occuper toute lelendue de cette enceinte. Mais il mesure que le luxe de l’Orient, introduit à la suite des conquêtes , yiut multiplier les besoins, les habitations des riches s’agrandirent de plus en plus.
En même temps, les édifices publies s’élevèrent de toutes parts, et le nombre des temples, des basiliques, des portiques, des thermes, des théâtres,*^ des amphithéâtres, des cirques et des forum, s’accrut dans une proportion effrayante, surtout sous l'empire, et envahit chaque jour les habitations M,. particuliers. On dut, en pressant celles-ci davantage, chercher à gagner en hauteur ce qu'elles perdaient en surface. Il s'ensuivit des accidents si graves, qu’AugusIe, pour y remédier, lut obligé de fixer la limite de leur élé- % vation à environ ao~","/| , que Trajan restreignit même à i-” .<>o.
Ces diverses considérations nous porteraient donc à diminuer d'uiWtjtarl le chiffre de la population, et de l’autre à l’augmenter : mais comme il est $ à croire que ces deux modifications en sens contraire ne durent pas se balancer rigoureusement, et que l'agglomération ajouta quelques habitants par hectare, nous eu porterons le nombre à 55o. Il résulte du calcul, que l'cnccintc de Servins, comprenant, comme nous l’avons indiqué, (>38 hectares, ne put jamais contenir qu'environ 35o,qoo habitants.
Si Rome républicaine avait déjà franchi les limites sacrées du Pomirrium sous les premiers empereurs, l’insuffisance de l’enceinte se fit bien plus sentir. La ville se prolongea au loin dans la campagne, et des faubourgs se formèrent. L’étendue de ceux-ci serait aujourd’hui impossible à déterminer, à moins de supposer, ce qui est vraisemblable, qu'Aurvlicn, qui songea à mettre sa capitale, menacée par les barbares, à l’abri d’un coup de main n’ait enveloppé presque en totalité ces faubourgs dans l’enceinte' qu’il construisit en i"]i; enceinte de 18,800 mètres de pourtour et comprenant 1 ,396 hectares.
Sur la rive droite du Tibre, Aurélien augmenta peu l’enceinte de Servins, puisqu'il se contenta, à l’exemple du roi Ancus Marlius, de s'assurer une forte position sur le sommet du Janicule; seulement l’angle des murs qui rattachaient le fort au Tibre, fut plus ouvert, et comprit conséquemment une plus grande partie de la vallée Transtibérine.
Sur la rive gauche, au contraire, il enferma dans les fortifications qu'il
RENSEIGNEMENTS DIVERS. loi)
('■levait , la colline des Jardins ( Ir Pincius'), le plateau qui domine le Qui-
filial, la totalité du Viminal, de l’Ksquilin et du Cu'Iius, et vint rejoindre le j
Meuve, en comprenant l'Aventin et une partie de la vallée de l'aqua Crahra.
A l’ouest , ne jugeant pas, sans doute, la ville suffisamment défendue par le Tibre et par la muraille de Servius, il continua les fortifications eu suivant le cours du fleuve depuis la porte Ftaminia jusqu'au pont Janicu/ensis ; il enveloppa de la sorte toute l’étendue du champ de Mars qui jusque-là était resté hors des murs (i).
On ne saurait douter un instant que les habitations qui , des faubourgs,
4 • passèrent dans la ville par suite de l'agrandissement de l'enceinte, ne fussent
' entièrement semblables à celles de l’ancienne ville : peut-être pourrait-on leur supposer moins d'élévation qtie dans le quartier central ; mais, comme d’un autre côté, les monuments publies étaient sur ce point moins multipliés, nous croyons pouvoir maintenir notre base de 55o individus par hectare : d'où il suit que pour la totalité de l’enceinte d’Aurélien , pour les i,3g6 hectares quelle contenait, le nombre des habitants devait être de 767,800.
Cependant , la plupart des habitations situées dans la vallée Transtibérine et toutes celles de la rive gauche du Tibre, qui s’étendaient assez loin dans lu direction des routes, n’ayaut pus été comprises dans l’enceinte d’Aurélien, formèrent les nouveaux fauliourgs de la ville; faubourgs sans doute très-réduits alors, et dont on ne saurait qu'approximativement évaluer la population.
Nous 11e croyons pas toutefois qu’elle dût dépasser 5o,ooo individus. Ainsi on pouvait compter : *
Intra-muros 767,800 habitants.
Kxlra-muros 5o,ooo
Total 817,800 habitants.
{1} Aurélien,eti devant cette ligne de fortifications, sut utiliser plusieurs constructions «pii se trouvèrent sur la ligne du tracé. Ainsi les (obstruction, qui maintenaient les terres du mont Pincius, et dataient d'une époque éloignée, te cainp des Prétoriens, l'amphitliéiUrc Castrense, la pyramide de Caius Cestius, et d'autres monuments encore, furent encastrés dans tes nouveaux murs.
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RENSEIGNEMENTS HIVERS
Il existe pour cette même période de la population de Rome une base d'appréciation souvent indiquée, mais ou a négligé jusqu’à présent de faire usage de ce précieux renseignement, parce que cliercliant toujours à assimiler les mœurs et les habitudes romaines aux nôtres, ou n'avait su lui trouver aucune explication raisonnable. Nous voulons parler du catalogue d’un écrivain du IV' siècle, de Puhlius Victor, qui, dans l’énumération de tous les édifices de Rome, fixe le nombre des hôtels, ilo/nus , à i,83n, et celui des insu/æ, à 45,7p:> : or ces deux nombres ne peuvent avoir subi de Pinlidélilé des copistes une altération sensible, puisqu’ils sont le résultat de l’addition des domus et des msuhr des quatorze quartiers de Rome, lesquels nombres sont en partie confirmés par un autre catalogue incomplet qui date à peu près du même temps, et par divers autres documents. Il était essentiel d'insister sur ce point.
Mais, avant tout, il importe de bien établir la signification du mot insulti, laquelle a été si longtemps débattue. Les uns l’ont traduit par f/e , massif ou /mUk dr maisons environné de rues; d’autres (et Nardini parmi eux), effrayés sans doute de l’énorme quantité de maisons qui résultait de celte interprétation, Pont modifiée, en se bornant à donner au mot insuln l’acception de jit'tih maison. Knliu, M. Dureau de la Malle s'est efforcé dernièrement de démontrer qu 'insu/a était l'équivalent de In/irma (boutique). I-es divers passages que le savant académicien- cite à l'appui de sou opinion, et que, pour abréger, je me dispenserai de reproduire, ont pu sembler concluants, mais, selon nui pensée, ils pourraient s'appliquer plus exactement à la traduction du mol insuln par petite maison.
A notre avis , voici quelle a pu être l'origine de ce mot insida : suivant toute probabilité, il servit dans le principe à désigner une habitation sans importance et Isolée, comme le furent vraisemblablement les maisons de la Rome primitive : dans la suite, la signification de ce mot s’étendit à toute habitation peu considérable, sans y joindre l’idée absolue d'isolement (■). Il nous semble, au reste, trouver dans les catalogues même de
(») On n’a pas assc* remarqué ce passage cleSrnèque, qui nous paraît être concluant » et ne laisser aucun doute sur la signification du mot insuln: • Jnsulir , duc uni domicilia magnorum, inter vili.i tinta rrrum nurncrnntur. » Ces ui suite, les premières demeures des grands citoyens , sont comptées parmi les objets les plus méprisable».
RENSEIGNEMENTS DIVERS
I’. Victor el de Sextus Ktilus ln preuve de l'emploi du mol iiisu/u dans l'acception que nous lui doutions. On doit remarquer, en effet, que les deux mots insu/u el rirrriiis y sont placés comme opposés l’un à l’autre; que si Yinsuta était la tnaisou commune et de peu d’étendue, la dormis devait être l’équivalent de ce qu’on apjielle aujourd’hui liôlcl ou [wila i s. Celte double interprétation est encore confirmée par l’observation suivante : dans leur énumération des édifices, les légionnaires ne sont pas toujours d’accord : ces différences se conçoivent surtout à l’égard des insuhr et des dormis, (tarer qu’il devait y avoir des habitations sur lesquelles on pouvait élever des doutes, c'est-à-dire, qu’on pouvait classer arbitrairement, eu égard à leurs dimensions, soit parmi les domus , soit parmi les insuhr. Aussi arrive-t-il ordinairement, et ceci mérite attention, que si, dans un quartier, le nombre des insulœ l’emporte sur l'un des catalogues, celui des dormis reni|>ortc à son tour sur l’autre.
Il suffit d’ailleurs de jeter les yeux sur le plan de Pompéi et sur les fragments de celui de Rome gravés sur marbre el soigneusement conservés au Capitole , pour concevoir la distinction tranchée qui existait entre les deux espèces d’habilations : la maison complète, celle de l’homme riche, la domus enfin, V (tarait avec des distributions toutes particulières, tandis qu’on ne trouve dans l 'insula, ou la simple maison bourgeoise, qu'un petit nombre des dispositions et des accessoires qui faisaient l’agrément de la première.
On a lieu de s’étonner que les savants qui, déjà, ont su faire de si heureuses applications des découvertes de Pompéi à l’explication du texte des auteurs anciens, n’aient pas cherché à en tirer des conclusions satisfaisantes relativement à la population de Rome, en commentant les catalogues de P. Victor et de S. Rufus. Il semble que 1'exbttmatiou d’utie ville entière, reparaissant au bout de dix-buit siècles, devait répandre de vives lumières sur bien des mystères de l'antiquité, jusqu’alors impénétrables, et nous révéler toute une civilisation perdue. La petite ville de province aurait pu ainsi expliquer l'ancienne métropole du monde. C’était à elle qu’il fallait demander des points de comparaison plutôt qu'aux villes modernes, si différentes à tant d’égards. Cessant donc de se préoccuper de la considération que Paris, avec une étendue bien plus considérable , ne renferme pas 33,ooo maisons, on ne devait plus regarder comme absurde que Rome put
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contenir i,83o hôtels et 45,795 maisons, comme il est porté au catalogue de I*. Victor. Ce chiffre énorme, et en apparence inadmissible, cesse, en effet, de Hêtre aux yeux de celui qui s'est rendu compte de l’exiguïté des maisons antiques dont Pompéi nous offre mille exemples (1) : loin de le considérer comme follement exagéré, nous allons \oir qu'il peut, au contraire, fournir de précieux renseignements sur la question qui nous occupe.
.Nous avons mesuré sur le plan de Pompéi un massif assez compacte de maisons ayant environ 34 mètres de large sur 100 mètres de longueur, et contenant ao maisons : la superficie de ce massif étant de 3, 400 mètres carrés, il en résulte que le vingtième ou faire moyenne de chaque maison équivalait à 170 mètres carrés (a)*
Cela posé, admettons pour les 45,790 insulœ de Rome la même superficie, et cette hypothèse est, je crois, très-rationnelle, car, d’après le plan antique qu'on voit au Capitole, les maisons de Rome étaient certainement disposées comme celles de Pompéi, ville nouvellement rebâtie lors de la grande catastrophe qui causa sa ruine. Le terrain d’une petite ville 11e pouvant être ni aussi précieux , ni aussi recherché que celui de la capitale, il n'est pas présumable cpie les maisons de Rome fussent plus étendues. Nous pouvons donc raisonnablement supposer une moyenne de 170 mètres carrés (3) pour chaque
1»; Je me rappel U*, à ce sujet, avoir entendu prononcer un mot qui ne manque pas de justes»!*, à M. Duponcbel arrivant de Pompéi et parlant sous l'impression de ce qu’il venait de voir : « Mais ces cent-là, disait-il plaisamment, étaient donc loges comme des poupées?»
(a; Les deux petites insulte enclavées dans l'habitation dite du consul Pansa, que j’ai mesurer à Pompéi, sont beaucoup plus petites et n’ont meme pas 100 mètres carrés. Ce sont très-certainement ces sortes $ insulte attenantes aux grandes habitations qui sont designers dans les auteurs anciens par les expressions : lntula in Homn.
(1) En me voyant m’arrêter à cette moyenne de 170 mètres carres, qu'on 11* s'imagine pas «pu* j'aie choisi un chiffre bien au-dessous de celui qu'on aurait pu déterminer d’après les seuls cléments qui nous entourent. En effet, sans qu’il soit necessaire de recourir à Pompéi, il suffit, pour avoir foi dans mes calculs, de se rep«irter à ce qu’étaient les maisons du vieux Paris, dont un assez grand nombre subsistent encore dans les anciens quartiers. Ces maisons sont étroites et se distinguent des autres, en ce qu’elles ont pignon sur rue, avec une toiture formant fronton sur la façade. J’ai été à même de reconnaître que rétendue de la plupart d’entre elles, de celles même qui ont une petite cour, ne dépassait pas généralement 100 à 140 mètres carres. On doit croire tout naturellement que ces maisons, plutôt que celles qu’on élève aujourd'hui , sont une tradition de la maison romaine.
KENSRIGVEMEKT.S DIVERS. ,,3
maison, Cv qui donnerait pour l« 45,79.5 msu/te.. ..... 7,785,1 5o nél carrés.
Quanl aux hôtel* ou ilomus^ 011 éprouve plus de difficultés pour en fixer les dimensions moyennes, parce qud existait entre leurs, proportions des différence*
■ énormes. Ainsi, au dire de Valère Maxime, 'il y en avait de tellement vastes, qu’on se croyait à f étroit dans une habitation qui 11e comprenait que sept jugera {^7,), lesquels eussent formé l’héritage entier de Giocinnatus.
Il faut s* garder sans doute de croire à de pareilles fictions, et savoir les apprécier pour ce quelles valent, si . .1 •<
Ion veut rester dans le cercle des réalités: mais ces exagérations attestent du moins que 1rs demeures de ' ' '
quelques personnages riches étaient fort considérables : • ;
seulement c’était le petit nombre! et la plupart des autres, si no en juge «Câpres ce qu’on sait de positif sur ’
les habitations romaines, étaient au contraire pcu étendues, Jitnts croyons donc , sans crainte de commettre ■ f > •*
une Ixien grande erreur, et compensation faite de la su- > i‘ ’
perficie des unes par celle des antres, pouvoir fixer •
laite moyenne à 800 mètre» carrés, d’où il résulte que i
les i,83o hôtels comprenaient un espace de. ,,464,000 mût. erré,.
Total de faire des habitations .
» 9^49^1 30 mèt. carra»-
5Uis, en comparant ce dernier nombre à la superficie entière de l« viHe, contenant 1 ,396 hectares, autrement .3,960,000 mètres airrés, cm reconnaît <|ue l’ensemble des habitation s, c’est-à-dire, les domutH les wsutœ réunies ;• pouvaient même ne pas occuper les deux tiers de la superficie totale. Il restait de la sorte plut du tiers de la surface de la ville pour les monuments publics, pour les’ places qui d’ordinaire étaient petites, pour les rues généralement étroites. Cette proportion nous parait, au reste, très-large et très-conVeuahle (*). . ■ • .: .. ;
, t .j fesMuê .wan-vu pu «• comcmer de, deux moyennes de 600 mètre. pour le domu, ,r de ,»S .mare pour tes <*«ie mit j’ai préféré élever l« deux éùltn» pour rendre le» calent, «DUS ronUxtablr. Dan. re rat, le proportion, cha^eaient; wjvaot one op. radon amb-
RENSEIGNEMENTS DIVERS
Après avoir établi que les habitations ordinaires (insui/r) devaient avoir, pour la plupart, des dimensions peu considérables, cherchons à nous rendre compte de ce que chacune en particulier pouvait contenir d habitants.
Il est à croire que les plébéiens , même dans une position de fortune fort médiocre; conservaient a peu près la même manière de vivre que les gens riches; que les femmes, par exemple, et toute la famille, se tenaient à l’écart , dans un appartement moins accessible. Pour admettre l’existence de ces habitudes dans des maisons aussi étroites que les iasalcr , if faut bien supposer que chacune d’elles n'était occupée que par une seule famille. Quant aux maisons destinées à loger les étrangers, les petits marchands, les célibataires, les ouvriers et les pauvres, elles avaient vraisemblablement quelques différences dans leur distribution , et les divers étages y formaient sans doute autant d’appartements. Toutefois il est présumable que la plupart des insulæ, ■ ou au moins un trés-graod nombre, ne contenaient qu'une même famille : ainsi s'expliqueraient les expressions qui reviennent souvent dans les écrivains latins : insttta propria et insu/a commuais.
Si nous cherchons maintenant à évaluer quel était le nombre des habitants de chaque insula, il sera nécessaire de tenir compte de la manière diverse dont ces habitations étaient occupées. Or, dans un espace assez bieri défini , il est possible d’estimer avec quelque précision la quantité d’individus qui trouveraient place à s’v loger suivant leurs convenances. On pourrait, de la sorte, évaluer à to le nombre des habitants de l 'insula propria, et à a6 environ celui de Xinsula commuais. La moyenne entre ces deux nombres est de <4 1 en supposant i 'insula commuais dans b proportion du quart, relativement à la totalité des insulte; c’est doue i4 qui serait le .terme moyen des habitants des unes et des autres.
Pour ce qui est des hôtels ( t/omus ), s'il s’en trouvait, avons-nous dit, de très-considérables, beaucoup aussi se rapprochaient pour les dimensions des maisuus ordinaires; ces différences majeures rendent naturellement plus difficile l'appréciation de leur population. Considérant toutefois que ces hôtels ne s’élevaient pas à une grande hauteur; qu'ils étaient pour
tuetique irés-stmple, il fût resté pour in places, les rues, et les monuments publics, plus tic ta monte de U superficie totale. Ce résultat, quoique possible, me paraît cependant moins probable que le precedent, et je ne l’ai indiqué que pour valider le premier.
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■ ENSEIGNEMENT» DIVERS. I LÔ
la plupart peu étendus; qu enfin, leur disposition était loin d’étre favorable à une population nombreuse, nous ne porterons pas à plus de 4*> la moyenne des habitants (i). .
Ces divers chiffres établis, venons a en (aire l'application à la population générale de la ville.
Nous avons reconnu ci-dessus que les iiuulœ , l'une dans l'autre* pouvaient loger i4 personnes, d’où il résulte que les 45,795 irwuitr
contenaient..,,... ». (i/|i,i3o habitants
11 suit de même, pour les i,83o ilomus, que les 4“ personnes que nous avons admises dans cliacune d’elles ,
devaient produire » . . « 73,200
De plus, comme il existait une immense quantité d'édifices publics, tels que les temples, les bains, les thermes, les bibliothèques, les théâtres, les cirques, etc., et qu'une multitude de desservants et d'employés y logeaient avec leurs familles, ce ne sera pas exagérer, je
crois, de porter leur nombre à. ... * 3o,ooo
Reste, enfin, la garnison, que j'estime à.. 2 5, 000 soldats.
A l'extérieur des murs, les faubourgs, depuis la construction de l’enceinte d’Au rélien , étaient, comme nous l’avons déjà fait observer, peu considérables. Suivant notre précédente évaluation, leur population ne devait pas déjiasser 5o,ooo habitants.
Total général.. ! 819, 33o habitants.
Pour éclaircir davantage les questions du geure de celle qui nous occupe, il nous semble qu’on ne saurait trop accumuler les preuves, parce qu’il reste toujours au fond de ces questions un certain degré d’obscurité et d’incertitude qui tient à leur nature. C’est pourquoi nous ne regarderons pas comme J: ‘ . 1 l • *
(1) Lorsqu'un personnage riclie avait è son service on grand nombre d esclaves, il est prohabit* qu’il en logeait une partie dan> les insulte attenantes à son hôtel, designers sons le nom do : intultr i* ritwio. ' j
I lO HKNSRHîKCMEtrrS DIVERS.
superflu (l'indiquer un troisième mode d'évaluation qu’on pourrait considérer, «n quelque sorte, comme la preuve mathématique de nos précédents calculs. Ce mode est fondé sur un élément matériel et positif, sur la consommation de blé de l'ancienne Home. On doit à M. Dureau de la Malle cette nouvelle et concluante observation, que nous nous permettrons de modifier dans l’application, d’après des renseignements précis que nous avons obtenus sut la consommation de Paris.
Ici on pourrait, avec quelque apparence de raison, nous reprorlirr l’inconséquence de notre système, qui lions permet d’admettre maintenant une analogie que noos avons rejetée tout à l'heure. Mais cette contradiction n’csl pas réelle, car si les mœurs et les habitudes des peuples peuvent changer dans le cours de dix-huit siècles, il ne petit en être ainsi des besoins ordinaires de la vie, qui demeurent, sinon invariables , du moins sans éprouver de changements bien sensibles. On va voir, au reste, que nous saurons tenir compte des letnps, des coutumes et des circonstances locales.
consommation de Rome, suivant Spartien, était par jour de ^5,000 modiusde blé, ou de 1,0 ta, Sonde nos livres. Il est naturel de supposer que les villages, les plus rapprochés delà ville, et situés, pour ainsi dire, à ses portes, prenaient part à ses approvisionnements, polir une quantité, sans doute, assez peu importante, mais qui toutefois ne pouvait être moindre dc3o,ooo livres. Cette quantité étant ret rarichée de la totalité des r,oi a, 5oo livres, il ne restait alors d’applicable à la consommation de Rome et des faubourgs qu’en vi ton i)8a,5oo livres.
Il s’agit maintenant de déterminer quelle pouvait cire la ration journalière de chaque individu, et il impolie essentiellement de la fixer avec toute la précision possible, puisqu'elle doit former la base de nos calculs.
Avant tout, je ferai observer qu’on ne saurait assimiler ce lauv individuel à celui d’un habitant de Paris, qui ne consomme pas une livre de /uùn par jour. En effet, k l'époque dont nous parlons, les procédés pour réduire le hlé en larine étaient loin d’avoir atteint les perfectionnements auxquels ils sont arrivés aujourd'lmi. On se servait de meules trop imparfaites pour ne pas occasionner un déchet considérable. Déplus, les aliments de ces temjis reculés étant moins variés que de nos jours, surtout parmi la classe uonthreuse des prolétaires, qui se contentaient de la nourriture la plus simple, il
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devait en résulter une plus grande consommation de farine. Je me sers à dessein du mot farine , parce qu'il n’est pas vraisemblable que la totalité du blé fut transformée eu pain , et qu'il est démontré, au contraire, qu'on se nourrissait alors , comme on le fait encore dans le pays, de houillies et de pâtes de diverses sortes. D'ailleurs, la population de Rome n'était pas dans des conditions ordinaires : le nombre des célibataires s’y trouvait dans une proportion surabondante, et l’on y comptait une multitude d’ouvriers, d'affranchis, d’esclaves et de gladiateurs; enfin , des oisifs de tous pays, attirés, soit par le luxe d'une grande ville, soit parce qu’on y pourvoyait à leur existence par des distributions : et l'on 11e saurait mettre en doute que la uourrilure d'bommes faits ne dût dépasser en quantité celle d'un pareil nombre de femmes et d'enfants.
Ces diverses considérations doivent naturellement nous conduire à élever la consommation journalière de blé par individu. Si donc il est certain que celle d'un habitant de Paris n’atteint pas à une livre île pain, la consommation d’un citoyen de l'ancienne Rome, qu'on pourrait convenablement accroître d u/i quart , devait alors arriver à environ une livre et ~ de pain , équivalant à une livre e,t j de blé; d'où il suit que les t)8i,5oo livres «le blé, réparties dans la proportion d’une livre el'-j, devaient alimenter 818,750 individus (1).
Ainsi trois modes dévaluation ont été successivement employés, et nous ont donné pour le nombre des habitants de Rome ancienne ;
Savoir : 1“ D'après ta supetjicie de [enceinte. . . . 817,800 a° D’après le nombre des habitations .... 81 t),33o 3° D'après h consommation de blé 818,750
^ 1 1 Ou pourrait encore faire un rapprochement mtre la coton munition tle Ruine moderne et celle tle la ville antique. Cet élément tle calcul pouvant serobhv plus rationnel , plus immédiat et plus concluant, nous allons en faire usage.
D’après un releve exact, cm iRta, Rome, qui comptait 140,000 habitants , etrangers et soldat* compris, a consomme *65, 000 hectolitres de froment. Or, cette quantité de Me étant transformée en pain et répartie' egalement entre tous, donne, pour U consommation journalière de chaque individu, à pen de chose prêts, le même taux que celui de la consommation d'uu habitant «le Paris, c'est-à-dire , environ «ne lien. Ce résultat statistique bien i-onslatr est à remarquer par son analogie, Si nous passons maintenant à l'estimation de U consommation
Il» ' RENSEIGNEMENTS DIVERS.
Ces trois résultats presque identiques, obtenus tous par le calcul , en écartant les fictions et les fables, pour n’écouter que le langage sérieux des chiffres et des mesures , sont loin , sans doute , d’atteindre aux exagérations admises pendant si longtemps, et qui élevaient la population de Rome à plusieurs millions d’habitants. D'une part , les discours emphatiques des rhéteurs, exaltant la puissance et la grandeur romaine, donnèrent naissance à ces exagérations fabuleuses; de l’autre, les hyperboles des poètes satiriques, cherchant, à leur tour, à frapper d’un blâme amer le luxe effréné des bâtiments particuliers, ou les envahissements despotiques et illimités des palais impériaux, contribuèrent à les perpétuer et à les répandre; mais elles semblaient trouver un fondement plus sérieux. en s'appuyant sur ce passage de Vopiscus : Murvs urbis Huma: sic ampliavit ut quimjuagintn propè milita munmim rjus ambitus tentant, si ce texte unique n'était d’ailleurs évidemment altéré. Il est, en effet, impossible d’admettre, suivant cette version, un circuit de 5o milles, non-seulement parce qu'une construction aussi vaste se trouverait citée comme une des merveilles de Rome, dans plusieurs auteurs , mais par-ce qu’elle eût très-certainement laissé des traces nombreuses sur le sol. Ne serait-il pas absurde, lorsqu’on voit de grandes portions d’aqueducs, constructions légères et perpétuellement vibrantes, assez bien conservées, de supposer que des fortifications, qui par leur nature sont essentiellement solides et durables, ont été anéanties comme par enchantement, sans laisser les moindres vestiges ?
Toute la partie antique de l’enceinte actuelle appartient donc évidemment à celle d’Aurélien, et si, dans quelques portions, et surtout dans les portes, elle olfre des indices certains d’une époque postérieure , c’est qu’en effet ces murs ont été réparés à diverses reprises, d’abord par Honorius, qui cons-
rte l'ancienne ville , il fendra , comme nous l'avons fait ci-dessus , et pour les mêmes cames , ajouter S cette ration d’environ une livre de pu in, A peu prés un r/uart de livre pour remplacer, dans les temps antiques, ce que les aliments nouveaux diminuent dans la consommation du pain au temps présent. Ainsi, dans l’ancicune Rome, la consommation individuelle et journalière était en pnin à peu près d'une tlvre et un quart, ou d’environ une livre et un cinquième de blé. Ici nous devons faire remarquer l'identité de cette quantité avec celle trouvée précédemment , et qui nous a servi do base pour ta répartition des 76,000 mudius; d’où il suit, qu’avant à passer par les mêmes calculs, nous ne poorrnnts manquer, pour te résultat definitif d'arriver au même chiffre de 818,760 pour la population de la ville antique.
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truisit même plusieurs portes , ensuite par Bélisaire, et enfin par un grand nombre de papes, qui songèrent à pourvoir à la sûreté de Rome.
U paraît toutefois certain que, depuis Aurélien, l’enceinte u’a subi presque aucun changement d’assiette , du moins dans la partie située sur la rive gauche du Tibre : sur la rive droite, au contraire, elle a pris une certaine extension. Le premier agrandissement eut lieu en 85a , sous Léon IV. Ce pontife, voulaut défendre la basilique de âai ut-Pierre des incursions des Sarrasins, lit élever une muraille destinée à renfermer cette portion du Trastevere, qu’ou nomme encore la cité himinc. Dans la suite , Paul III ét Pie IV, en reconstruisant en enlier cette muraille, l'étendirent dans tous les sens. Enliu, un siècle après, Urliain VIII entreprit et acheva, en 164 3, cette enceinte moderne flanquée de bastions, qui couronne le Jauicule, en partant de la porte ùivnllcgj'ieri pour aller rejoindre le Tibre, près de la porte Portese. L’enceinte actuelle se compose donc, d’une part, de l’enceinte Traustibé- . rinc,.que nous venons de décrire, et, de l’autre, de l'enceinte antique qu'Aurélicn éleva sur la rive gauche. Leur réunion forme uue ligne brisée doot le pourtour est d’environ t6 milles -ou 5 lieues
Quant à la population de la ville, elle ne cessa de décroître depuis la translation du siège de l’empire à Constantinople. Le triste abandon où fut laissée l’ancienne capitale l'exposa, aux irruptions multipliées des barbares, et causa sa raine. Dévastée et pillée à diverses reprises , elle dépérit bientôt d'une manière effrayante, et se dépeupla daus uue proportion de jour en jour plus sensible.
On ignore quelle était sa population dans le moyen âge , et l’on ne possède aucun témoignage historique pour suivre son décroissement durant cette période. Un seul document indique qu’en 1 198, sous Iunocent III, elle était - seulement de 35, 000 âmes. Au xiv* siècle, pendant que les papes siégeaient à Avignon, elle tomba même à 17,000; sous Léon X, elle s’éleva à 6o,qoo; mais après le sac de Rome, en i5a7,elle redescendit à 33, 000. Depuis lors la population a toujours été dans une proportîoo croissante jusqu'à Rie VI, époque à laquelle elle atteignit t65, 000 âmes; pendant l'administration française, elle fut réduite à 1 a 3, 000; enfin, Rome compte aujourd'hui iôo,ooo habitants. ••• -
La ville moderne s'est rapprochée du Tibre et n'occupe qu’environ le tiers
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«le son enceinte. Les parties les plus habitées sont l'ancien champ de Mars , le mont Piocins, le revers occidental et méridional du Quirinal et du Capitole, et une partie de la vallée entre le Viminal et l’Esquilin. On ne trouve sur les autres monts que de rares habitations mêlées aux maisons de plaisance, aux ruines, aux jardins et «ux vignes.' Au delà du Tibre, la population n'est pas Considérable, et s’est lixée principalement dans la vallée qui cotoie la base du Janirole et s’étend jusqu'au pied du Vatican.