XVIII NOTICI-; HH U VIK KT I.KS TAAVAUX
avec bonheur certaines dispositions el résoudre des questions obscures d'iillrihulion d’auteur. U est digne de remarque aussi que plusieurs monuments décrits et gra\és par lui oui clé détruite et n'existent plus que dans son ouvrage. ....
Il publia en tîUt un plan général de In ville de Rome, destiné à précéder le recueil de planches et au moyen duquel on peut trouver aisément l'emplacement des édifice» décrits, tic plan, qui est un ehcf-d'œmre de gravure, demanda cinq années de travail el exigea de» dépenses considérables. Ha grande précision a été utile au génie militaire, qui s'en est servi pendant ic siège de Rome.
tin même temps que le studieux architecte donnait ses soins à la belle exécution des dessins et des gravures, il rédigeait de brèves notices contenant l'historique et l’examen critique de chaque monument. Grèce à ses recherches assidues, il a pu se procurer pour plusieurs édifices des documents inédits intéressants pour l'histoire de l'art. Un juge compétent, M. Mérimée, appréciait ainsi ces notices, il y a quelques années, dans la /iei'ilf des Oeitx-Wtnuics : e II y a dans les remarques de M. Le Tartiuilly sur les maîtres une convenance parfaite et un ton de bonne compagnie trop rare aujourd'hui pour qu'on le passe sous silence... La clarté seule est un immense mérite; 'il y joint une élégance remarquable; son livre est écrit avec une pureté académique... — Les artistes de la nouvelle École préféreraient, je crois, à cel éclectisme qui préside a tous scs jugements, ub choix passionné et des /mines vigoureuses... Son-hut n’a |»oint été de régenter l’art; il s'est borné à présenter des exemples avec impartialité, laissant ensuite aux bons esprits à se prononcer librement sur une question suffisamment éclairée. * iss dernière partie de ces remarques, il faut le dire, s'adresse au premier vpluiue des Notices. En avançant dans son travail el ayant la conscience de son expérience acquise et de la pureté d'un goût continuellement exercé, LcTarouilly a plus osé, comme l'attestent plusiedrs passages où l'imposante grandeur dù nom de Mk-het-Ange ne l’empéche pas de signaler I incorrection et la bizarrerie de certaines de ses conceptions, la lecture de ses
Notices} ne laisse subsister aucun doute sur les préférences bien déterminées de son goût artistique. S'il professe une juste admiration pour les «'livres des Hi ». niitnle, des SangaHo, des Vignole, son artiste de prédilection est Baldassare Peruzzi; il le compare à Raphaël à cause de* analogies qu’il trouve dans leur* caractères et dans la nature de leurs talents ; el il proteste, de toute la puissance de ses sympathies, centre les hasards capricieux delà renommée, qui n’ont pas attaché au nom du grand artiste l’éclat al le. retentissement de célébrité qu’il méritait à tant t{e titres. *.
I.e* Notices historiques- fit critiques sur les Edifices de Honte moderne .sont précédées d’un discours préliminaire el d’un ensemble de renseignements relatifs il la topographie, à la constitution du sol de Rome, au Tibre, aux ponts,- aux aqueducs, aux enceintes, à la population de la ville, aux matériaux de construction,.. Une des parties de ce travail qui mérite d’èlre particulièrement signalée, c’est la liste des principaux édifices classés- suivant la date de leur construction et désignés comme types caractéristiques des styles du. moyen Age, de la première et de la seconde époque de la renaissance, des époques de transition à la décadence, de la décadence et du xvui* siècle, temps d’imitation et de théorie* indécises.
{.’autçur se proposait de terminer son ouvrage par des considérations générales sur l'architecture, sur les principes qui ont fait sa force aux belles époques de l'art, et sur les tendances que manifestent les théories el la pratique de notre temps. Là, conciliant le respect pour lus nobles traditions du passé avec les modifications nécessaires amenées par . le changement des mœurs et des habitudes, et tout en admettant qu’on laisse la voie ouverte aux innovations originales, il eût cherché à fixer les limites des écarts. Il se fût sévèrement élevé contre les mauvais entraînements de l’art facile et improvisé, contre la légèreté superficielle et les incohérences, contre la surcharge d’ornementation pléthorique dont les plus importants monuments publics de uo|re temps montrent des exemples si déplorables, qui semblent vouloir justifier les extravagance* de Marchitecture mercantile appliquée aux constructions particulières. Avec l'autorité que devaient