Partie construite du palais de l'éveque de Cervia, via de’ Banchi
Cette partie de constructions, quoique peu avancées, frappent tous ceux qui viennent à Rome y chercher des sujets d'étude. On y
reconnaît la main d’un maître, et les beaux détails signalent la
manière d'Antonio da Sangallo, qui en fut effectivement l'architecte, ainsi que l’atteste le passage suivant de Vasari, extrait de la fie de Sangallo :—« Mentre che questi tempi si fabbricavano tornd Antonio in € Roma, dove diede principio in sul canto di S. Lucia, laddove à la Cnuova zecca, al palazzo del vescovo di Cervia, che poi non fu € Jürito. » Tandis que ces temples (deux petits édifices dans une île du lac de Bolsène) se construisaient, Antoine revint à Rome, où il commença à l'angle de Sainte-Lucie, où est située la nouvelle Banque,
le palais de l’évêque de Cervia, qui depuis ne fut pas fini. » PLANCHE 343.
Église S. Grisogono.
On fait remonter l'origine de l’église de Saint Chrysogone jusqu'au pape saint Sylvestre (1v° siècle). Grégoire [IT la restaura en 731 et y établit des moines venus d'Orient à la suite des persécutions exercées sur les iconoclastes, sous Léon l’Isaurien. En 1480 Sixte IV la concéda aux moines carmélites de la congrégation de Mantoue, qui la possèdent encore aujourd’hui. Le cardinal Scipion Borghèse, en 1623, en fit renouveler la construction par l'architecte Gio. Battista Soria. Celui-ci rebâtit la facade et le portique, qu'il orna de quatre colonnes doriques de granit rouge.
L'intérieur ressemble à celui de S. M. in Trastevere. Il forme trois nefs, divisées par des colonnes de granit, provenant de la Naumachie voisine d’Auguste ou des thermes de Sévère, mais dont les chapiteaux ioniques sont modernes. Le grand are de la tribune est porté par deux colonnes de porphyre d'ordre corinthien. Le maître-autel est recouvert d’un baldaquin élevé sur quatre colonnes d’un albâtre très-rare. Le plafond, doré et fort riche de moulures, est divisé en nombreux compartiments. Il était orné d’une admirable fresque du Guerchin, qui a été enlevée et transportée en Angleterre. Aujour-
d'hui une copie a remplacé l'original.
FR
Petit palais, via Giulia; plans, ‘facade et coupes.
La tradition a constamment désigné ce petit palais comme l'œuvre de Baldassarre Péruzzi. Elle est corroborée par les analogies qu’on remarque entre les détails et ceux des palais Massimi: et c'est une question définitivement tranchée pour nous, depuis que nous avons retrouvé les dessins originaux provenant de la main du maître. On reconnaît ici la justesse d'esprit de Péruzzi et la simplicité élégante de son dessin. s
Une pente douce fait monter au vestibule, dont le sol ainsi élevé est préservé des crues du ‘Fibre, situé dans le voisinage ; une autre pente douce, placée sous la première révolution du grand escalier, fait descendre aux souterrains.
La disposition des plans est ingénieuse; le motif de la facade du vestibule et de la cour brille surtout par ses excellentes proportions. Sur la facade, qui est d’une extrême simplicité, sont habilement peintes des figures qui représentent des personnages marquants de la famille de Médicis, les armes de cette famille, des groupes de guerriers et des frises d’armures. Les moulures des croisées et des bandeaux sont seules en relief. On à lieu de croire que ces peintures sont de la composition et probablement de la main de l'architecte Baldassarre Péruzzi. Les figures sont d’un bon style et dans le caractère des statues antiques.
Les têtes de profil du rez-de-chaussée, les armures et trophées de la frise qui se dessine sous les croisées du premier étage, et les quatre figures des angles, au premier et deuxième étage, sont peintes en bronze doré; tandis que les autres figures de ces mêmes étages, ainsi que la frise intermédiaire, sont en grisaille. Les armes des Médicis placées au milieu et les deux figures portant, l’une une épée, et
l’autre un bouclier, qui les accompagnent, sont peintes à fresque.
Malgré la pluie et les intempéries des saisons durant trois siècles. ces dernières figures étaient éncore d’une conservation parfaite quand nous les avons vues, en 1821 et 1823. Mais depuis qu'on
a transformé ce petit palais en caserne d'infanterie, les peintures
ont beaucoup souffert; et quand nous avons cherché à les reproduire en 1845, nous les avons trouvées mécon-
naissables et cruelle-
ment mutilées.
Il existe encore des peintures arabesques sur les voutes de l’escalier; elles ne manquent pas d’un certain charme, et nous en reproduisons ici une partie assez bien con-
servée.
Sous l'appui de la
croisée du milieu du
jy té 2e Um. DR | NS G\E\GN\G\G\SE) premier étage se trou-
nine qui donne du jour à la voute du corridor. Au-dessus de cette
ve une petite mezzamezzanine est une table de marbre noir, sur laquelle est gravée cette inscription :