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COSMO MEDICI — DUCI FLOREN. 11 —— PACIS ATQUE

JUSTICIAE CULTORI.

Dans l'appartement du premier étage on peut signaler des pla-

fonds en bois, ornés de caissons et de rosaces d’un joli dessin. Les

compartiments du pavé en briques de l’une des salles sont fort SrACIEUX .

Le balcon de la baie du fond de la cour, sous la terrasse, est présentement muré; on en distingue seulement les traces. Il se trouve indiqué sur les dessins originaux de Péruzzi. On jouissait de là de la vue du Janicule et des bords du Tibre.

Nous ne pouvons nous dissimuler la proportion disgracieuse de l’arcade du milieu de la cour, trop large au premier étage par rapport à celle du rez-de-chaussée. Ce motif est d’ailleurs très-difficile à

combiner agréablement.

Détails du petit palais, via Giulia.

Nous donnons ici, sur une plus grande échelle, une partie des détails du petit palais gravé dans la planche précédente. Les peintures sont exactement rendues avec le caractère qui les distingue.

Déjà sans doute, dans la planche qui précède, on aura remarqué que la porte du rez-de-chaussée, sous le vestibule, diminue .d’ouverture dans la partie supérieure, vers le linteau. Nous avons vu que ce système, indiqué par Vitruve et qu'on retrouve chez les anciens, a été suivi par Antonio da Sangallo au rez-de-chaussée du palais Farnèse. À cette époque du xvi‘ siècle, quand la ferveur pour les anciens était dans tous tes cœurs, quand le culte de l’art antique était devenu une religion véritable chez tous les maîtres, lorsque des commissions de savants étaient instituées pour commenter Vitruve, il n’est pas etrange que les deux éminents architectes Péruzzi et Sangallo, étudiant souvent ensemble les monuments anciens, aient fait presque en même temps des applications des mêmes doctrines. Celle-ci, du reste, n'a dù précéder que de peu d'années celle faite au palais Farnese.

ET CRITIQUES. Li pl

Porte d'entrée d'une maison, via di Monserrato.

Cette porte principale de la facade est un peu courte, mais d’un assez bon style. Sa construction date du commencement du xvi* siècle, c'est-à-dire est contemporaine de Bramante; elle pourrait même être attribuée à ce maître. Déjà nous avons présenté (planche 324) un détail de croisée de cette maison. L'inscription gravée sur la frise : TRAHIT SUA QUEMQ. vozurras, rappelle, selon l'usage de

cette époque, la devise adoptée par le propriétaire. PLANCHE 346.

Palais Lancellotti, via de” Coronart.

Ce palais, commencé sous Sixte V par Francesco da Volterra, fut terminé quelques années après par Carlo Maderno. La porte d’entrée, qui est du plus mauvais goût, fut ensuite achevée par le grand peintre Domenico Zampieri, dit le Dominiquin. Nous publions de ce palais la seule partie qui soit digne d’intérêt : le plan, dans lequel le portique et l'escalier sont assez bien disposés, et la vue pittoresque, qui fait connaître les antiquités placées sous les portiques. Les quatre colonnes du portique du rez-de-chaussée sont en granit gris, et celles du premier étage en granit rouge. C’est dans ce palais que se réunissait l’Académie degli infecondi tout le temps de son

existence.

Maison construite par Raphaël pour son habitation sur la place 1 J 1

Saint-Pierre, près le Vatican.

Cette maison, disposée par Raphaël, en 1513, pour son habitation, dans le voisinage du Vatican, où il exécutait des travaux considérables et ses plus sublimes peintures, fut bâtie par le grand

architecte Bramante, son oncle et son protecteur. Elle fut démolie

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