CASTRO ET DI NEPI
Ce dessin est d’ailleurs assez
arrêté pour suffire à lexécu-
Je) || PIER LVIGLEARNRSIO DVX DICASTROETDIREPI
tion. Tous ces manuscrits, que
Z 7, nous avons reproduits, don-
nent la preuve que Sangallo a is une bien plus grande part à la décoration intérieure du palais qu’on ne l'avait d’abord supposé.
Quant au plafond de la petite salle e, il ne peut être de la main de Sangallo, puisqu'il pose sur le mur de la facade postérieure, construit, à partir du premier étage, par Vignole et Giacomo della Porta : il est probablement l’œuvre du premier de ces artistes. Les trophées et autres attributs militaires indiquent assez que l'appartement était destiné à l’un des membres de la famille Farnèse qui suivait la carrière des armes. Le dessin de l’ensemble du plafond est d'une combinaison assez gracieuse, mais les détails ont de la sécheresse. On en jugera par les fragments mis à une grande échelle, et disposés à gauche sur la planche.
Conclusion. — Nous n'avons pas d’autres jugements à porter, d'autres renseignements à donner sur le palais Farnèse, dont nous avons discuté tous les titres, pièces en main. D’autres palais de Rome sont également cités comme des chefs-d’œuvre, mais il n’en est aucun qui le surpasse en mérite, aucun qui réunisse à une masse plus grandiose des lignes plus belles, des proportions plus justes, enfin des détails mieux étudiés et d’un caractère plus élevé. Ajoutons qu’il est supérieur à tous par l'excellence de sa structure, et que sa constitution forte et robuste lui assure encore, après trois siècles passés, une longue existence, ainsi que la constante admiration des artistes et de tous ceux qui ne sont pas insensibles aux mâles beautés de l'architecture.
FLE
Église et couvent de S. Pietro in lincol.
Cette église est située sur un plateau de l’Esquilin, à l'extrémité méridionale du mont, et près des thermes de Titus. Il y a plusieurs versions sur l’origine de sa fondation. Elle remonte, dit-on, au temps même de saint Pierre, et fut la première élevée par le prince des apôtres en l'honneur du Sauveur. Détruite dans le grand incendie dont Néron a été accusé d’être l’auteur, elle fut ensuite rebâtie vers 442, au temps du pape saint Léon le Grand, par l’impératrice ‘udoxie, et prit le nom de Saint-Pierre in f’incula (Saint-Pierre aux Liens), depuis Saint-Pierre in F’incoli. On explique ainsi l’origine de ce nom. Lorsque l’impératrice Eudoxie, femme de Théodose, empereur d'Orient, visita les lieux saints, le patriarche de Jérusalem lui fit don de la chaîne à laquelle saint Pierre avait été attaché, sur l’ordre donné par Hérode. Elle transmit cette chaîne à sa fille Eudoxie, femme de Valentinien III, empereur d'Occident, et celle-ci la:fit déposer dans l’église qu’elle venait de rebâtir, et qui pour cela prit le nom de Saint-Pierre ir» Vincula. Elle fut aussi nommée basilique Eudoxienne, en mémoire de l’impératrice qui l'avait rétablie.
L'église fut, depuis, restaurée plusieurs fois, d’abord par le pape Pélage, et ensuite par Adrien [en 772. Sixte IV, dit-on, vers 1475, en modifia la forme :ilcintra la voûte de la nef transversale et éleva le portique extérieur de la façade. Le caractère de l'architecture de ce portique semble, en effet, le prouver; il est évidemment du dessin de Baccio Pintelli, architecte ordinaire de Sixte IV. Pour le motif, le style et le caractère des détails, ce portique est entièrement conforme à celui de’ SS. Apostoli, bâti par le même architecte. (7oyez pl. 167.)
Jules IT, avant d’être élevé au pontificat, était évêque d’Ostie, et il succéda à son oncle Sixte IV en qualité de cardinal de Saint- Pierre in Vincoli. Pour desservir cette église, il appela les chanoines
réguliers de Saint- Augustin, sous Finvocation del SS" Salvatore. Ayant mis à la disposition de ces religieux le palais voisin, dont les réparations avaient été commencées par son oncle, il bâtit lui-même, vers 1490, le beau cloître qui en dépend. L'architecte chargé de toutes ces constructions fut Giuliano da Sangallo. Enfin, en 1705, diverses réparations furent faites à l’église, sous la direction de Francesco Fontana , qui couvrit la grande nef d’une voute en bois d’une forme disgracieuse, et divisée en compartiments ajustés sans gout.
On remarque, sous le portique du cloître-et sur la frise de diverses portes, des armes et des inscriptions qui, de prime abord, semblent donner des indications contradictoires, mais qui, bien interprétées, expliquent au contraire parfaitement l’histoire des constructions. Ainsi les deux inscriptions :