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du compartiment du centre, ainsi que les perles et les postes qui l’entourent, sont dorés et se détachent sur un fond rouge; les postes seules sont découpées par un fond bleu. Le fond des arabesques coloriées est blanc, et le champ qui sépare les caissons est bleu.

Il y a beaucoup de variété dans la forme des caissons du plafond n°4; mais, bien que cette variété plaise au premier abord, on s’apercoit bientôt que ces formes se prêtent mal aux ajustements.

Les parties saillantes, telles que les moulures, les trophées, les clous, les fruits et les écailles, sont dorées. Le fond des caissons est rouge; celui des clous est vert; enfin celui des étoiles est bleu, et ces étoiles sont blanches.

Détails divers du grand salon du palais Pietro-Massimr.

On admirera dans le détail du plafond que nous donnons ici la fermeté des moulures, la beauté mâle des ornements, et leur harmonié avec ceux de la frise. Qu'on s’arrête à considérer ce-soffite, et l'on jugera de l'effet qu'il pourrait produire dans une salle proportionnée à son importance. Nous ne citerons aucun ornement en particulier ; tous méritent d’être signalés pour leur choix et pour l'accord qui règne entre eux. Les rosaces des grands caissons sont variées ; nous en donnons trois différentes, également belles et inspirées de l'antique.

Ce plafond est exécuté en sapin; les ornements en sont sculptés et peints de diverses couleurs : le fond des grands et des petits caissons carrés est bleu foncé (1). Les grandes rosaces sont blanches, sauf la

(1) Les parties de ce plafond qui sont peintes en jaune étaient vraisemblablement dorées dans l’origine; on ne saurait en douter, quand on retrouve de la dorure sur les ornements de la frise, de l’architrave et des portes, Lorsqu'on dut restaurer le plafond, cette couleur jaune aura probablement été substituée à la dorure endommagée, moins, sans doute, par économie,

car elle était peu importante, que pour ne pas nuire, par le contraste et l'éclat de la dorure

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rosette du milieu, qui est jaune. Les rosaces des petits caissons sont également jaunes. Les grecques sont blanches sur fond rouge clair. Les feuilles dé laurier, qui ornent les champs entre les caissons, sont blanches, mais les fruits sont jaunes et les rubans violets. Enfin les entrelacs des caissons oblongs sont blancs, tandis que les feuilles des extrémités sont jaunes. Quant à la corniche du pourtour, qui se relie au plafond, elle est peinte en blane. Dans la frise, les moulures des encadrements, les têtes de lion et les fruits sont dorés et se détachent sur un fond blane, légèrement bleuâtre. Le fond de l’architrave est blanc-et les ornements dorés.

Le détail de la cheminée est à remarquer, principalement pour ses belles consoles. Cette cheminée, ainsi que les portes latérales de ce salon, sont en marbre blanc; les battants de ces portes sont en-chëne,

et peints en blane, avec moulures dorées.

Détails des plafonds des salles, et vue de la petite cour du vieux

palais Pietro-Massimr.

Dans le plafond de la salle n° 3 (1), les caissons sont octogones, losanges ou carrés, formes qui se combinent parfaitement entre.elles et présentent un ensemble agréable à l'œil. Les moulures des caissons, les grecques, les clous, les rosaces grandes et petites et les ornements dans les losanges, sont dorés ; quelques parties seulement des grandes rosaces sont blanclies. Le fond des caissons octogones est bleu, celui des carrés est rouge, celui des losanges est vert; enfin, pour les srecques il est rouge. Le détail du bas de la planche donne les moulures et les ornements de ce plafond sur une plus grande échelle.

nouvelle, à la vieille dorure, qu’on ne voulait pas renouveler. On est parvenu de la sorte à mettre plus d'harmonie dans l’ensemble, mais le plafond y a perdu de la valeur; car la couleur jaune est d’un mauvais effet, et fait désirer qu’on revienne à la dorure.

(1) Ces numéros se rapportent aux indications données dans un des plans de la planche 281.

Le plafond de la salle n° 1 n’est pas aussi varié que le précédent ; mais le parti a de l'élégance, et il a pu se prêter assez bien à la forme irrégulière de la pièce, à l’aide de tricheries inapercues, Quoique ce plafond ait la forme d’un. trapèze, nous avons préféré lui donner celle d’un rectangle; toutefois nous avons soin de prévenir de ce changement sans importance.

Les ornements à l’intérieur des caissons, comme on peut en juger dans le détail au bas de la planche, sont bien composés et présentent treize variantes; ils sont distribués avec symétrie, de telle sorte que deux ornements voisins sont toujours différents. Il faut en excepter toutefois les ornements des six caissons du centre, qui sont semblables deux à deux et disposés par paires. Les moulures et les ornements de ce plafond sont or et blanc; le fond des caissons octogones varie de couleur d’un caisson à l’autre, de même que les ornements. Ce fond est alternativement rouge et vert. Celui des petits caissons est vert, et les grecques au pourtour de. la corniche sont dorées sur un fond rouge.

La vue du milieu de la planche donne l’idée de la petite cour, reste de l’ancienne demeure des Massimi, antérieure à 1527. Elle ne fut pas comprise dans la restauration de Peruzzi ; et depuis lui, elle n'a subi d'autre changement que dans le ravalement des façades. Ce ravalement est d’une époque moderne et se rapproche du style de Carlo Maderno. Les stucs sont probablement de la même époque que ceux de la fontaine et de l'escalier, et datent sans doute de 1610.

Deux colonnes antiques en granit décorent cette cour; l’une apparaît sur le premier plan de notre vue, et l’autre au fond de la cour. De chaque côté de la colonne, et faisant corps avec elle, existe un pilastre très-étroit. Cette singularité a été peu remarquée jusqu'ici et n'a pas, Je crois, été expliquée. Que signifient ces pilastres ainsi rattachés aux colonnes? Quel était leur usage? Correspondaient-ils à de petites colonnes arabesques en métal qui soulageaient la portée trop considérable d’une architrave? ou bien répétaient-ils

ET CRITIQUES. 6o1 des poteaux en bois destinés à recevoir des châssis vitrés? Quoi qu'il en soit, ce détail mérite d’être étudié, et peut-être serait-il possible de trouver sur un bas-relief antique, ou dans les constructions de

Pompéi, quelques renseignements propres à expliquer cette disposition bizarre.

Palais Angelo-Massimr.

Le palais Angelo-Massimi, comme celui de Pietro, eut beaucoup à souffrir dans la catastrophe de Rome; après l’incendie il fallut aussi le restaurer. Peruzzi, chargé des constructions, procéda, comme pour l’autre palais, en apportant partout la plus rigoureuse économie. Îl utilisa le vieux mur de la façade, dont il changea les ouvertures; mais 1l fut obligé de renouveler les murs de la cour. Les deux portiques de celle-ci, ainsi que l’escalier, sont également son ouvrage. Ses travaux ne s'étendirent pas au delà, ét c’est pour cette raison que nous n'avons pas donné plus d’étendue aux deux plans du bas de cette planche; ils ne représentent que la partie vraiment intéressante de ce palais, celle qui a été remaniée par Peruzzi.

On ne retrouve plus ici, dans les dispositions adoptées par l’architecte, l'originalité que nous offrait l’autre palais. Ces dispositions, il est vrai, étaient en quelque sorte commandées, autant par la forme du terrain que par les constructions conservées. Quelque simple, quelque ordinaire que soit ce plan, il n’en est pas moins commode; tous les besoins y sont prévus, toutes les convenances y sont satisfaites. L’escalier est éclairé par une croisée latérale, ayant jour sur la grande cour, et par deux arcades ouvertes sur la petite cour. Celle-ci à été fort réduite, afin de donner aux étages supérieurs une nouvelle dépendance; nous l'avons rétablie dans son état primitif, à l'aide d'un dessin de Peruzzi, et d’après ce que nous avons nous-mème

observé sur les lieux.

Quant à la façade, 1l en est peu qui aient à ce degré le vrai type du palais romain; peu où l'harmonie générale ait été mieux comprise. On reconnaît partout la touche du maître à la division des

étages, à la forme et à la proportion des fenêtres et de la porte, et

jusqu'à leur espacement. Ce calme, cette convenance, cet accord par-

fait, sont les signes de la science et de l’habileté de l'artiste.

Cette façade manque de couronnement: soit que la mort ait empéché Peruzzi de compléter son œuvre; soit, comme il arrive si souvent au terme d’une construction, qu'ayant déja excédé la dépense prévue, il ait cherché l’économie dans la suppression de f'entablement.

Le grand salon, comme l'indique le plan du premier étage, est éclairé par trois croisées. Ce salon étant élevé de deux hauteurs d'étage, les trois mezzanines correspondantes lui donnent encore

du jour.

Détails de la facade du palais Angelo-Massimr.

Ces détails ont un caractère mâle et sévere; ils sont tous dignes d'attention; mais la porte et les fenêtres d'entrée du rez-de-chaussée méritent plus particulièrement d’être cités pour la beauté de leurs profils et l’heureux galbe des consoles. L'architecte trouvera un grand profit à consulter souvent de pareils modèles.

Coupe générale sur le palais Angelo-Massinu et facades de la cour.

Les facades latérales de la cour de ce palais, qui sont entièrement semblables, diffèrent essentiellement des autres, et ne s’y rattachent que par les bandeaux, les appuis et la corniche du couronnement; aux deux étages les ordres sont même supprimés.

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