‹ Édition définitive des œuvres et discours de Benito Mussolini. II, Vie de mon frère Arnaldo. Précédée du Livre de Sandro Mussolini (mon neveu)Chapitre 14 sur 86 · LA VOIE SANS LUMIÈRE · texte numérisé non relu

LA VOIE SANS LUMIÈRE

Sandrino, mon âme religieuse s’est approchée plus intensément de Dieu. Les offices des jours de la semaine et les messes anniversaires, les musiques sacrées, les chants liturgiques, me sont apparus comme nécessaires pour parachever ton ascension dans le royaume des cieux. J’ai senti dans les mots de l’Evangile d’autres paroles de vie. Même les ornements extérieurs de ta tombe, les fleurs qui la décorent, les vitraux, les fers forgés, me semblent-ils l’ardente expression d’un esprit plié sous le fardeau de la douleur.

Tu dois voir et sentir tout cela. On n’accomplit pas avec une telle ferveur, on ne suit pas avec une telle douleur, une tragédie aussi complexe, s’il ne devait pas y avoir après la certitude de la survivance, la certitude de te secourir, toi qui nous a laissés pour toujours.

Beaucoup de fondations de bienfaisance, beaucoup d'écoles ont demandé de donner ton nom à leurs œuvres les plus belles. Jusqu’au point où ces manifes-

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L tations de la charité et du souvenir étaient possibles, | je les ai permises. Des écoles du Haut-Adige, de cette région qui avait accueilli pendant quelque temps ta jeunesse sereine, me sont parvenues des manifestations de solidarité, dont on ne peut soupçonner la bonne foi.

J'ai voulu accomplir sous tes auspices de nombreux actes de charité. Le peu d’argent que tu avais économisé et celui que j'avais mis de côté pour toi, a été distribué de mille manières, afin que ton nom reste attaché à des œuvres de bienfaisance. J’ai lu ce que les journaux ont dit de toi, avec des expressions souvent émouvantes : il n’y avait pas là seulement un hommage au neveu du Duce et au fils du journaliste, mais on y trouvait comme intuition pure et noble d’une vérité. Ton âme méritait ces éloges.

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