SE
EE En pren D somme DRE TN PV "At DEN ÉCRAN nr ALT ES 2: mt nt se. we nas ie Ai 3 à É de dent. / ET DLL tÉ- pra 2 RTS te de OI. À UE dE ant ie
a 24" ka be + ad :
= 2 = » EDR moe =
__…—— mi 4 OP LE oral
NE nds à OUEST ee
ane ARE 2e TA mad 2) 2 AT
DER . me GENE me — mn taie ( LCLE ee ET =” RE ENT ET RATS ESP ER actes ‘ OR an 05 . AN a lente ST tr Te no S RE ma MS M RES tr RS e. VE ps 2 , ess ù : L Ps Le ep ET = #=© rh proies Er Te 1 x. se e ne: 2 +. x “ 5 ‘ “ v L 4 :
Co re — ser error Lé +
Par Cage
nique que politique ; ensuite — à de très longs intervalles — j'envoyai au journal quelques articles sur des sujets spéciaux, comme par exemple la dépopulation. Ces articles furent immédiatement reconnus comme un restant de mon vieux bagage. Enfin, à partir de 1924 et de 1925, je laissai une complète autonomie à Arnaldo dans son activité directoriale.
Tous les soirs, et cela pendant neuf ans, vers 22 heures, j'appelais Arnaldo au téléphone. notre conversation se déroulait comme il suit :
— Qu’y a-t-il de nouveau ?
— Que publies-tu demain matin ?
— J'aimerais que tu publies un article sur telle question.
— Ton article de ce matin m’a plu énormément. Il est clair, il porte et il est en parfaite harmonie avec nos idées. |
Arnaldo était très fier de ces louanges et il se désolait tout autant de mes <réprimandes» qui, presque toujours, s’adressaient aux inévitables petites fautes que je découvrais parfois dans l’ensemble du journal, et qui se bornaïent à des erreurs typographiques ou à des informations répétées deux fois.
Quand Arnaldo avait des doutes ou du moins lorsqu'il craignait que son article fût de nature à créer des embarras à mon action gouvernementale, il me le soumettait en manuscrit ou en épreuves. J’ai retrouvé certains de ces articles inédits ces jours-ci dans ses papiers. D’autres fois il me téléphonait, pour connaître mon opinion et il était heureux quand je lui adressais des éloges. Aïnsi, peu à peu, jour par jour, s’affinant toujours
ere Ent SR TES 7 ping LE nr GE Ti Dr ogh 7 9" à or ARE LE is LS dite TG mg Fermer Le S FERRER - = se- mr RS L mere æ. a
RE
D Er «RE Pi de ETC RTE mn : e :
pe F. … \
de sr pu
de plus en plus à cette grande école qu’est le journalisme militant, Arnaldo devint le chroniqueur du régime, sans être l’officieux porte-parole du gouvernement, toujours plus substantiel dans les idées, plus pur et plus élevé dans le style. IL avait réussi à accomplir une sorte de miracle. Il avait conquis mon vieux public qui, peutêtre après le feu roulant des années précédentes, avait besoin de se détendre les nerfs, et il s’en était créé un nouveau, affectionné et sensible. Le Popolo d'Italia redevint ainsi non seulement un organe de presse, mais un centre d'énergie politique, comme une boussole qui orientait l’activité de toute la nation. Arnaldo en fit aussi un grand journal. Le Popolo d'Italia de la via Lovanio lui appartient en propre. Quand nous quittâmes la vieille imprimerie Codara et les glorieux taudis du n° 35 de la via Paolo da Canobbio, le journal, comme L affaire, était inexistant. Arnaldo le créa avec volonté et ténacité. Ainsi, à côté de Gerarchia, Arnaldo fut l'animateur d’une série d’autres publications qui étaient | les filiales du grand quotidien. Ainsi parurent le journal | pour les Balilla et la Domenica pour les agriculteurs, | la Rivista Illustrata et V’Illustrazione Fascista, l'Almanacco Fascista et le Bosco. Enfin, une publication qui n’aura jamais un fort tirage, mais qui sera toujours de grande utilité aux intellectuels, la revue Historia, compléta l’ensemble de ces publications, qui donnaient et donnent encore du travail et du pain à un groupe de trois cents familles. C’est dans Historia que j'ai lu 1 lémouvant testament de l’empereur Auguste, encore + gravé sur les murs d’un temple romain à Ankara. Ar- È naldo suivait les vicissitudes variées de ces diverses
publications et dans sa dernière lettre en décembre dernier, il était fier de m’annoncer que Historia consacrerait un des volumes de sa collection à « l’Art Romain sur le Danube ». De vive voix il m'avait dit que, pour ce volume, deux mille photographies de documents romains découverts dans cette région devaient être employées.
L’effort journalistique d’Arnaldo avait un programme très net. Avant tout suivre, expliquer, mettre en lumière toute l’activité législative et politique du gouvernement, l’action du parti et de tous les rouages de l'Etat : vulgariser cette grande œuvre, dont beaucoup, et même des fascistes, ne peuvent mesurer les résultats. Tel était son but, ainsi qu’il tint à le définir lui-même dans le volume où sont réunis tous ses articles, les Commentaires à l'Action. En même temps il voulait corriser les erreurs, redresser les torts, alimenter la flamme de l'enthousiasme. Arnaldo, souvent, trouvait un style ardent, lyrique, passionné : « Le fascisme — écrivait-l au commencement de 1926 — a affronté toutes les batailles, a surmonté toutes les dissidences ; il a éprouvé l’amertume des plus noires trahisons, mais le mouvement demeure toujours jeune, intact, fier, orgueilleux de sa tâche qui reste éternelle, inébranläble dans sa fort et dans ses intentions. >» Pour cela il n’est pas nécessaire de remonter aux origines, ce qui voudrait dire «créer de nouveau autour de nous cette atmeosphère de difficultés que nous devons considérer comme à jamais surmontées ». Voici maintenant un paragraphe plein d’ardeur dédié au fameux Congrès des Secré-
çR